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Arsène Lupin

Arsène Lupin

Arsène Lupin est un personnage imaginaire français créé par Maurice Leblanc au début du , à la profession particulière : gentleman-cambrioleur.

Biographie

Arsène, Raoul Lupin est né à Blois en 1874, fils d’Henriette d’Andrésy et Théophraste Lupin. Outre des études de droit, de médecine et une spécialisation dermatologique, il fait aussi des études classiques de latin et grec. Il a également étudié la prestidigitation. Son père, professeur de boxe, d’escrime et de gymnastique, l’a initié aux sports de combat et son premier métier sera professeur de Jiu-Jitsu. Ce Robin des Bois moderne, ou comme dit Sartre, « Cyrano de la pègre », met son intelligence, sa force physique, son sang-froid et sa roublardise au secours de « l’innocence persécutée ». C’est également un homme élégant et séducteur, très apprécié des femmes et qui suit même (en 1910 !) un régime végétarien. Il sait aussi se montrer d’une ironie sans égale à l’égard des forces de l’ordre et de ses rivaux, sans oublier ce côté enfantin (il incarne l’impuissance de la raison face au néant du sens) qui lui a sans doute assuré son succès auprès de nombreux lecteurs. Il fait montre de ses talents dans de nombreuses aventures qui se suivent chronologiquement et ont pour cadre la France de la Belle Époque. Aucune énigme ne résiste à la perspicacité du héros, même si personne n’a réussi à résoudre celle-ci depuis la chute des Rois de France, comme dans L’Aiguille creuse. Outre la série des romans et recueils de nouvelles originales de Maurice Leblanc, il a également été souvent représenté au cinéma mais également à la télévision dans des séries. Sa répulsion à tuer et son respect des femmes le rendent fort sympathique pour un large public jusqu'à aujourd'hui: il restitue certains bijoux volés à de jolie femmes pour peu qu'un sourire l'ait ému. Charmeur, il n'hésite pas à confier avoir été rejeté parfois pour des rivaux moins valables : il n'est pas un séducteur infaillible, ce qui lui donne une dimension plus humaine que nombre d'autres héros de littérature.

Littérature

Romans, nouvelles et pièces de théâtre de Maurice Leblanc concernant Arsène Lupin:
- 1907 : Arsène Lupin gentleman cambrioleur (recueil de 9 nouvelles)
- 1908 : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès
- 1909 : L'Aiguille creuse
- 1909 : Arsène Lupin, pièce de théâtre en 4 actes écrite en collaboration avec Francis de Croisset.
- 1910 : 813
  - Publié en 2 volumes en 1917 : 813 ou « La Double Vie d’Arsène Lupin » et « Les Trois Crimes d’Arsène Lupin »
- 1911-1913 : Les confidences d'Arsène Lupin (recueil de 9 nouvelles)
- 1911 : Une aventure d'Arsène Lupin, pièce de théâtre en un acte.
- 1912 : Le Bouchon de cristal
- 1915 : L'Éclat d'obus
- 1917 : Le Triangle d'or
- 1919 : L’Île aux trente cercueils
- 1920 : Les Dents du tigre
- 1920 : Le retour d'Arsène Lupin, pièce de théâtre en un acte.
- 1923 : Les Huit Coups de l'horloge (recueil de 8 nouvelles)
- 1924 : La Comtesse de Cagliostro
- 1927 : La Demoiselle aux yeux verts
- 1927 : L'homme à la peau de bique (nouvelle)
- 1928 : L'Agence Barnett et Cie (recueil de 8 nouvelles)
- 1928 : La Demeure mystérieuse
- 1930 : La Barre y va
- 1930 : Le cabochon d'émeraude (nouvelle)
- 1932 : La Femme aux deux sourires
- 1934 : Victor, de la Brigade mondaine
- 1935 : La Cagliostro se venge
- 1941 : Les Milliards d’Arsène Lupin (posthume et inachevé)

Romans et nouvelles par d’autres auteurs


- Par Boileau-Narcejac
  - Le Secret d’Eunerville (roman, paru initialement en feuilleton dans l’hebdomadaire Télé 7 Jours)
  - La Poudrière (roman)
  - Le Second Visage d’Arsène Lupin (roman)
  - La Justice d’Arsène Lupin (roman)
  - Le Serment d’Arsène Lupin (roman)
  - L’Affaire Oliveira (nouvelle par Thomas Narcejac)
- Par Valère Catogan (pseudonyme de Raymond Lindon)
  - Le Secret des rois de France ou la véritable identité d’Arsène Lupin (« essai romancé »)

Bande dessinée


- Manga de Monkey Punch (alias Kazuhiro Katô) : Lupin III
Lupin le troisième, descendant d’Arsène Lupin, qui par peur des problèmes de droits portera différents noms : Rupen III au Japon, The Wolf aux États-Unis (du latin « Lupus » !), Vidocq, Edgar de la cambriole ou encore Edgar détective-cambrioleur en France.
  - Première série de 129 chapitres de 1967 à 1972
  - Deuxième série (Shin Lupin III) de 1977 à 1981
- Manga de Takaguchi (scénario) et Shusay (dessin)
Ils ont repris la suite de Monkey Punch pour une troisième série depuis 1997

Liste des pseudonymes d’Arsène Lupin

Liste non exhaustive. Les années proviennent de La vie criminelle d’Arsène Lupin de 1864 à 19..., tentative de biographie rédigée par Francis Lacassin, publiée dans le tome 3 de l’intégrale Arsène Lupin, publié en 1986 en collection « Bouquins » aux éditions Robert Laffont. Seuls sont pris en compte les pseudonymes rapportés par Maurice Leblanc dans ses nouvelles, romans et pièces de théâtre.
- Raoul d’Andrésy, utilisé à partir de 1880 lorsque sa mère reprend son « nom de jeune fille » en même temps qu’elle se fait passer pour veuve
- Vicomte d’Andrésy, lors de son mariage avec Clarisse d’Étigues en 1894 (source : La Comtesse de Cagliostro)
- Maxime Bermond, architecte, de 1895 à 1905 (source : La Dame blonde, dans Arsène Lupin contre Herlock Sholmès)
- Horace Velmont, en 1898 puis en 1900 (nouvelle L’Anneau nuptial), 1903 (nouvelle Herlock Sholmès arrive trop tard) et 1924 (Les Milliards d’Arsène Lupin)
- Bernard d’Andrézy ou d’Andrésy, en 1899 (source : La Comtesse de Cagliostro)
- Jean Daspry, en 1899 (source : nouvelle Le Sept de cœur)
- Comte d’Andrésy en 1900 (source : nouvelle L’Arrestation d’Arsène Lupin)
- Désiré Baudru, en 1902 (source : nouvelle L’Évasion d’Arsène Lupin)
- Chevalier Floriani, en 1903 (source : nouvelle Le Collier de la Reine)
- Capitaine Janniot, en 1903 (source : nouvelle Le Signe de l’ombre)
- Guillaume Berlat, en 1903 (source : nouvelle Le Mystérieux Voyageur)
- Jacques, duc de Charmerace, en 1903-1904 (source : pièce de théâtre Arsène Lupin)
- Michel Beaumont, collectionneur, en 1904-1905 (source : Le Bouchon de cristal)
- M. Nicole, licencié ès-lettres, en 1904-1905 (source : Le Bouchon de cristal)
- Colonel Sparmiento, riche Brésilien, en 1904-1905 (source : nouvelle Édith au cou de cygne)
C’est en conclusion de cette nouvelle que Lupin se livre à l’une de ses plus célèbres facéties, décernant un « brevet de bonne conduite » à l’inspecteur Ganimard, commençant par cette phrase : « Je soussigné, Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, ex-colonel, ex-larbin, ex-cadavre, certifie que le nommé Ganimard a fait preuve, durant son séjour dans cet hôtel, des qualités les plus remarquables. (...) »
- Jacques d’Emboise, en 1905 (source : nouvelle Le' Mariage d’Arsène Lupin)
- Paul Daubreuil, en 1905 (source : nouvelle L’Écharpe de soie rouge)
- M. Lenormand, sous-chef puis chef de la Sûreté, de 1906 à 1912 (source : La Double Vie d’Arsène Lupin, dans 813)
- Étienne de Vaudreix, en 1907 (source : L’Aiguille creuse)
- Baron Anfredi, en 1908 (source : L’Aiguille creuse)
- Louis Valméras, en 1908 (source : L’Aiguille creuse)
- Baron Raoul de Limézy, en 1909 (source : La Demoiselle aux yeux verts)
- Prince Paul Sernine (anagramme d’Arsène Lupin) de 1910 à 1912 (source : nouvelle La Dame à la hache et 813)
- Prince Serge Rénine, identité alternative à Paul Sernine, en 1910 (source : Les Huits Coups de l’horloge)
- Don Luis Perenna (anagramme d’Arsène Lupin), Péruvien et Grand d’Espagne, de 1912 à 1919 (sources : Les Dents du Tigre, Le Triangle d’or, L’Île aux trente cercueils) puis en 1925 (source : La Femme aux deux sourires)
- Jim Barnett, détective privé, en 1920-1921 (source : La Demeure mystérieuse et L’Agence Barnett et Cie)
- Baron Jean d’Enneris, en 1921 (source : La Demeure mystérieuse)
- Raoul d’Avenac, « de vieille noblesse périgourdine », en 1923 (source : La Barre-y-va)
- M. Raoul, en 1925 (source : La Femme aux deux sourires)
- Victor Hautin, inspecteur de la Sûreté, en 1925-1926 (source : Victor, de la Brigade mondaine)
- « les quatre Raoul » en 1927, dans La Cagliostro se venge : Raoul de Limésy, Raoul d’Avenac, Raoul d’Enneris et Raoul d’Averny (seul le dernier étant utilisé tout au long du roman).

Cinéma

Films

Il y eut des films dès 1910 (cinéma muet) de toutes nationalités, français mais également américains, allemands, anglais, espagnols et japonais. Les films les plus connus sont :
- Arsène Lupin, 1932, États-Unis, de Jack Conway avec John Barrymore
- Arsène Lupin détective, 1937, France, de Henri Diamant Berger avec Jules Berry
- Le Retour d'Arsène Lupin, 1938, États-Unis, de George Fitzmaurice avec Melvyn Douglas
- Les Aventures d'Arsène Lupin, 1956, France, de Jacques Becker avec Robert Lamoureux
- Signé Arsène Lupin, 1959, France, de Yves Robert avec Robert Lamoureux
- Arsène Lupin contre Arsène Lupin, 1962, France, Édouard Molinaro avec Jean-Pierre Cassel et Jean-Claude Brialy
- Arsène Lupin, 2004 de Jean-Paul Salomé avec Romain Duris

Séries et films d’animation

Trois séries d’animations, six long métrages d’animations et plusieurs OAV ont été inspirés par le manga de Monkey Punch. Ces films racontent l’histoire de Lupin III qui est le petit-fils d’Arsène Lupin.

Télévision

Séries et feuilletons télévisés


- Arsène Lupin, série télévisée, (1971-1974)
- L’Île aux trente cercueils, feuilleton télévisé (1979)
- Arsène Lupin joue et perd, feuilleton télévisé, (1980), adapté du roman 813, auquel il est très fidèle
- Le Retour d'Arsène Lupin suivi des Nouveaux Exploits d’Arsène Lupin, série télévisée, (1989-1996)

Séries animées


- Le manga de Monkey Punch outre des longs métrages a donné lieu également à des séries télévisées. En France, on connaît 51 épisodes de la 2 série qui sont sortis sous le titre Edgar de la cambriole
  - Première série de 26 épisodes (1971-1972), Hayao Miyazaki, Isao Takahata (à qui l’on doit le Tombeau des lucioles) et Yasuo Ôtsuka en ont réalisé 15.
  - Deuxième série (Shin Lupin III) de 155 épisodes (1977-1980)
  - Troisième série (Lupin III part 3) de 50 épisodes (1984-1985)
  - À partir de 1989, il y a eu un téléfilm produit par an
- Les Exploits d’Arsène Lupin, série d’animation en 26 épisodes de 24 minutes (France-Animation, 1994)

Lien externe


- [http://www.coolfrenchcomics.com/arsenelupin.htm Liste de pastiches et films] (en anglais)
- [http://histoire.andresy.free.fr/ Histoire de la ville d'Andrésy]
- [http://www.lemercuredegaillon.net/gaillon27/memoires_t2extr.htm Un voyage hermétique autour des aventures d'Arsène Lupin] Lupin, Arsène Lupin, Arsène Lupin, Arsène Lupin, Arsène ja:アルセーヌ・リュパン ko:아르센 뤼팽

France

La France est un pays dont le territoire métropolitain est situé en Europe occidentale. Elle est membre de l'Union européenne, ainsi que de la zone euro et de l'espace Schengen. Elle est membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Historiquement et constitutionnellement, les valeurs qu'elle défend et auxquelles elle est très attachée se fondent sur les Droits de l'Homme. Militairement, elle est membre de l'OTAN (elle s'est retirée en 1966 de l'organisation militaire intégrée pour y revenir partiellement en 2002) et dispose de la dissuasion nucléaire.

Géographie

Articles détaillés : Géographie de la France ~ Environnement en France Environnement en FranceSi la France métropolitaine est localisée en Europe occidentale, la France possède aussi des territoires en Amérique du Nord, dans les Antilles, en Amérique du Sud, dans l'Océan Indien, dans le nord et le sud de l'Océan Pacifique, et en Antartique.

Histoire

Article détaillé : Histoire de France La France actuelle occupe la majeure partie des anciennes Gaules celtiques, puis romaines, mais elle tire son nom des Francs, un peuple germanique qui se forma tardivement et s'installa sur les terres de l'Empire romain. La majeure partie des régions constituant la France actuelle fut unifiée sous Clovis en 507 (réunion sous la domination franque, ou regnum francorum, des Alamans, des Burgondes et des Wisigoths au nord des Pyrénées). Ce « royaume des Francs » que l'on appelait encore la Gaule garda conscience de son unité et de sa romanité culturelle. Mais il fut partagé puis réuni à de multiples reprises au gré des héritages de la dynastie des Mérovingiens. Les parties de ce royaume s'appelaient Neustrie (Paris), Austrasie (Metz), Bourgogne (Chalon), Aquitaine (Toulouse). Une deuxième dynastie franque, celle des Carolingiens, supplanta la précédente au milieu du et étendit considérablement le royaume des Francs, bientôt érigé en Empire. Après la mort de Charlemagne, l'empire des Francs fut partagé en trois : la Francia orientalis (à l'est), la Francia occidentalis (à l'ouest) et entre les deux l'éphémère Lotharingie. La partie orientale correspondait à ce qui devint plus tard l'Allemagne et la partie occidentale, à la France. C'est de 842, avec les serments de Strasbourg passés entre les petits-fils de Charlemagne, que date la source la plus ancienne attestant l'usage de deux langues différentes de part et d'autre du Rhin (le tudesque et le roman). Ce texte a donc souvent été présenté comme l'acte fondateur de la France (et de l'Allemagne). Les descendants de Charlemagne — les Carolingiens — régnèrent sur les territoires correspondant à la France jusqu'en 987, date à laquelle le duc Hugues Capet fut couronné roi de France et fonda une nouvelle dynastie. Les descendants de ce dernier, les Capétiens, étendirent progressivement le domaine royal, consolidèrent l'État français à partir de la fin du et régnèrent sur la France jusqu'en 1792, lorsque Louis XVI fut déposé lors de la Révolution française, et durant un intermède de trente ans, de 1814 à 1848. À la suite de la Révolution de 1789, la monarchie absolue fut renversée et la monarchie parlementaire fut mise en place les 3 et 14 septembre 1791 mais le 10 août 1792, celle-ci fut renversée. La première République fut proclamée le 24 juin 1793 par la Constitution de l'an I mais celle-ci ne fut jamais mise en pratique. Le pouvoir était en réalité détenu par un gouvernement révolutionnaire. Le 22 août 1795 la Constitution de l'an III est promulguée, c'est le Directoire. Puis, le 13 décembre 1799, la Constitution de l'an VIII est promulguée instaurant le Consulat et une confusion des pouvoirs. Elle est suivi le 18 mai 1804 de celle de l'an XII, mettant en place le premier Empire. Sous le Premier Empire, la France contrôla brièvement la majeure partie de l'Europe mais s'épuisa dans sa lutte contre le Royaume-Uni, la Prusse, l'Autriche et la Russie. À la fin du premier Empire, en 1814, la monarchie est rétablie avec la Charte du 4 juin 1814. Napoléon I revient au pouvoir d'avril à juin 1815 mais après cette période de Cent-Jours le roi, Louis XVIII, est réinstallé définitivement sur son trône. Le 14 août 1830, à la suite de la révolution des Trois Glorieuses, qui eut lieu les 27, 28 et 29 juillet 1830, une nouvelle Charte est promulguée. En 1848, la monarchie est une nouvelle fois renversée et la deuxième République est promulguée le 4 novembre. C'est un régime présidentiel qui est instauré. Le 2 décembre 1851, le président de la République, Louis-Napoléon Bonaparte, commet un coup d'État. Le 14 janvier 1852, il se fait nommer empereur sous le nom de Napoléon III. Sous le Second Empire, le pays connut les débuts de la deuxième industrialisation. Le Second Empire se termine en 1870 après la défaite, à Sedan, de la France contre la Prusse. De mai à septembre 1870 c'est un retour au régime parlementaire. En février 1871 est promulguée la troisième République. Celle-ci est un régime d'assemblée jusqu'aux lois constitutionnelles des 24-25 février et 16 juillet 1875. À la suite de ces trois lois constitutionnelles est mis en place un régime parlementaire orléaniste. Sous la Troisième République, la France possédait un vaste empire colonial (ouest de l'Afrique-Indochine). La III République prend fin le 10 juillet 1940 après le vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain pendant la Seconde Guerre mondiale. Celui-ci met en place les actes constitutionnels jusqu'en 1944. Sortie victorieuse mais au prix de souffrances démographiques et économiques immenses de la Première, puis de la Seconde Guerre mondiale, la France a ensuite la chance de se trouver du côté ouest du rideau de fer pour bénéficier de l'expansion des Trente glorieuses. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, la quatrième République est promulguée le 27 octobre 1946 mais celle-ci n'arrive pas à faire face à la décolonisation de l'Indochine et de l'Algérie principalement. La constitution de la V République, rédigée sous l'influence de Charles de Gaulle et de Michel Debré, est adoptée 4 octobre 1958. Elle met en place une république semi-parlementaire qui s'avère mieux résister aux instabilités que les républiques parlementaires précédentes. Depuis les années 1960, la réconciliation, puis la coopération avec l'Allemagne ont permis à la France de jouer un rôle de moteur dans la construction européenne, notamment avec la Communauté économique européenne. Aujourd'hui, elle est l'un des principaux pays de l'Union européenne, partisane d'une Europe politique forte.

Politique

Article détaillé : Politique de la France La France est une République démocratique à régime semi-présidentiel. Avant 1962, le Président de la République française était élu au suffrage universel indirect par un collège électoral élargi. Celui-ci était élargi pour éviter la prépondérance du pouvoir législatif sur le pouvoir exécutif qui s'était produit sous IV République et qui avait provoqué le blocage des institutions. En novembre 1962, le président de la République a demandé par référendum qu'il soit élu au suffrage universel direct, en utilisant l'article 11 de la Constitution et non l'article 89 de celle-ci. L'article 11 permet de soumettre au référendum des lois sur les pouvoirs publics, sur l'organisation des institutions ou encore sur les traités internationaux tandis que l'article 89 permet de soumettre une révision constitutionnelle au peuple mais après l'accord du Parlement réuni en Congrés. Ce choix a entrainé le renversement du gouvernement Pompidou par une motion de censure. Cette motion de censure est la seule de la V République à avoir réussi. Dans la Constitution de la V République, le pouvoir exécutif est renforcé au détriment du pouvoir législatif. Le président a acquis des pouvoirs propres tels que le droit de dissolution de l'Assemblée nationale (article 12 de la Constitution), le droit de soumettre au peuple un référendum (article 11 de la Constitution), le pouvoir de nommer le Premier ministre (article 8 de la Constitution) ou encore le droit de message au Parlement (article 18 de la Constitution). En ce qui concerne le gouvernement, celui-ci détermine et mène la politique de la nation. Il dispose également du pouvoir réglementaire lui permettant de faire adopter des lois. Il fixe également les 3/4 des ordres du jour à l'Assemblée Nationale. Depuis la réforme constitutionnelle de 2002, le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il nomme le Premier ministre. Le Parlement est constitué de l'Assemblée nationale, réunissant 577 députés, et du Sénat, comprenant actuellement 331 sénateurs (346 en 2010) élus pour six ans au suffrage indirect et renouvelé de moitié tous les trois ans (à partir de 2010). Les Français de l'étranger voient leurs intérêt défendus auprès du Parlement par l'Assemblée des Français de l'Étranger. center Voir aussi : Liste des présidents de la République française

Économie

Article détaillé : Économie de la France La France est la 4 puissance économique mondiale, derrière les États-Unis, le Japon et l'Allemagne avec un PIB de 2450 milliards de dollars (valeur 2004 au prix et taux de change courants). Ce montant est très proche de celui de la Grande-Bretagne (2124,5 milliards de dollars) qui est juste derrière en 5 ème place, le classement variant selon les taux de change entre le dollar, l'euro et la livre sterling. Toutefois, son rang européen pour le PIB par habitant n'est que 9 sur 15 d'après Eurostat, l'organe officiel des statistiques européennes. Elle est le quatrième exportateur mondial, le premier pour les services, le second pour les produits agricoles et agro-alimentaires, derrière les Etats-Unis. Elle est la première destination touristique mondiale avec plus de 80 millions de visiteurs par an. L'économie française est principalement une économie de services, que certains estiment en voie de désindustrialisation. Le secteur tertiaire occupe 72 % de la population active, tandis que le secteur primaire (agriculture, pêche) n'en représente plus que 4 % et le secteur secondaire (industrie) 24 %. Le taux de chômage a progressé de 0,9 % en janvier 2005 pour s'établir à 2,716 millions de demandeurs d'emploi (10 % de la population active). Ce chômage structurel est l'un des plus élevés d'Europe, alors que depuis 30 ans ce problème est officiellement la priorité gouvernementale quel que soit le parti au pouvoir. Le chômage touche particulièrement les Français d'origine étrangère. Le déficit commercial pour avril 2005 est de 3,2 milliards d'euros. Entre avril 2004 et avril 2005, il représente 17,4 milliards d'euros (source : Le Monde, 10 juin 2005). La dette publique selon les critères de Maastrichts se monte à 1066 milliards d'euros pour 2004 soit 67 % du PIB et le déficit annuel à 3,0 % du PIB. Selon les nouvelles normes comptables internationales qui imposent de retraiter tous les engagements hors bilan comme de la dette présente, elle serait de 2 000 milliards d'euros. Le déficit budgétaire français se creuse en avril 2005 : les dépenses ont augmenté et s'établissent à 108,08 milliards d'euros ; les recettes ont diminué à 77,520 milliards d'euros. D'après le ministère des finances, le déficit s'établit à 42,250 milliards d'euros en avril 2005. Voir aussi : Liste des grandes entreprises françaises

Démographie

Article détaillé : Démographie de la France Démographie de la France (chiffres de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.]]

Religion

Voir aussi : :Catégorie:Religion et mouvement religieux en France
- Par principe, l'État s'interdit en France les recensements à caractère religieux. L'une des études faisant foi dans ce domaine est celle menée tous les trois ans par l'institut CSA. En 2004, l'enquête sur un échantillon de 18 068 personnes, indique que 27 % des Français se déclarent athées et 64,3 % catholiques (69 % en 2001), soit environ 30 millions d'adultes contre seulement 4 millions d'adultes pour toutes les autres religions. La majorité de ceux qui se déclarent catholiques ne sont pas pratiquants.
- Un sondage IFOP d'avril 2004 indique que 44 % des Français déclarent ne pas croire en Dieu. Il n'étaient que 20 % en 1947.

Culture

Articles détaillés : Culture de la France ~ Langues régionales |+ Fêtes et jours fériés ! Date !! Nom !! Remarques |- | | Jour de l'an | Sainte Marie, mère de Dieu et reine du monde (Circoncision de Jésus-Christ, avant le Concile Vatican II) |- | Lundi suivant le dimanche de Pâques. | Lundi de Pâques | Pâques est le premier dimanche qui suit la première pleine lune de printemps. |----- | || Fête du Travail | Traditionnellement le jour de nombreuses manifestations syndicales et politiques en France |- | 8 mai | Commémoration de la capitulation allemande en 1945 | Commémoration de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. |----- | Jeudi 40 jours après Pâques || Ascension | Jésus ayant rassemblé ses fidèles rejoint son père aux cieux |- | Septième dimanche après Pâques et le lundi suivant. | Pentecôte (et Lundi de Pentecôte) | Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. Même si cette journée est encore reconnue comme fériée, le Lundi de Pentecôte a été choisi (sauf arrêté ou arrangement salarial) comme journée de solidarité et est donc depuis 2005 considéré comme travaillé (sans rémunération) |----- | 14 juillet || Fête nationale | Commémoration de la prise de la Bastille en 1789 et de la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. |- | 15 août || Assomption | Transport au ciel de la très sainte Vierge Marie |----- | | Toussaint || Fête de tous les saints |- | 11 novembre | Commémoration de l'armistice de 1918 | Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale |----- | 25 décembre || Noël || Naissance de Jésus-Christ |----- | 26 décembre || Saint Étienne|| Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |- | Avant-veille de Pâques || Vendredi saint | rowspan="2" | Jours fériés supplémentaires spécifiques aux départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin |{{{{{{e{Commons|Category:France|la France{wikiquote|France{wikitravel|la France|France{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{fr{en{fr{fr{Pays d'Europe (UE){Portail France

Maurice Leblanc

Maurice Leblanc, écrivain, né le 11 novembre 1864 à Rouen (France), mort le 6 novembre 1941, à Perpignan, auteur de romans policiers et d’aventures, créateur du célèbre personnage d’Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur. On peut visiter la maison de Maurice Leblanc, à Étretat, dans la Seine-Maritime. L’aiguille d’Étretat est d’ailleurs utilisée dans le roman L'Aiguille creuse avec Arsène Lupin. Le père de Maurice Leblanc était un riche négociant en charbon. Orphelin de mère, il a été mis au monde par le chirurgien Achille Flaubert, frère de Gustave. Il refuse la carrière que son père lui destine dans une fabrique de cardes et « monte à Paris » pour écrire. Il est d’abord journaliste puis romancier et conteur (Des couples ; Une femme ; Voici des ailes). Il éveille l’intérêt de Jules Renard et Alphonse Daudet, sans succès public. En 1901, il publie L’Enthousiasme, roman autobiographique. Il fréquente les grands noms de la littérature à Paris : Stéphane Mallarmé ou Alphonse Allais. En 1905, Pierre Laffitte, directeur du mensuel Je sais tout, lui commande une nouvelle : L’Arrestation d’Arsène Lupin - nom emprunté au conseiller municipal de Paris Arsène Lopin -. Deux ans plus tard, Arsène Lupin est publié en livre. La sortie d’Arsène Lupin contre Herlock Sholmes, mécontente Conan Doyle, furieux de voir son détective Sherlock Holmes ridiculisé. Maurice Leblanc s’est inspiré de l’anarchiste Marius Jacob, qui commit cent cinquante cambriolages qui lui valurent vingt-trois ans de bagne. Radical-socialiste et libre-penseur, Leblanc s’embourgeoisa avec l’âge et la première guerre mondiale. Il aurait déclaré : « Lupin, ce n’est pas moi ! » Dès 1910, il tentera de tuer son héros dans 813 mais il le ressuscite dans Le Bouchon de cristal, Les Huit Coups de l’horloge, La Comtesse de Cagliostro, ... Son œuvre inspira Gaston Leroux (Rouletabille), ainsi que Souvestre et Allain (Fantômas). Une Association des amis d’Arsène Lupin a été fondée ; elle est présidée en 2004 par Lydie Dabirand. Les exploits d’Arsène Lupin se déroulaient dans la capitale et dans le pays de Caux, qu’il connaissait bien : collectionneur de cartes postales, il avait recensé quatre cents manoirs entre Le Havre, Rouen et Dieppe. Les lupinophiles arpentent les lieux cités dans les intrigues de Leblanc en Normandie : Étretat et le trésor des rois de France, Tancarville, le passage souterrain de Jumièges devant mener au trésor médiéval des abbayes... La piste des sept abbayes du pays de Caux reliées entre elles dessineraient la Grande Ourse et permet de retrouver l’étoile d’Alcor.

Œuvres

La série Arsène Lupin compte 20 romans et recueils de nouvelles, ainsi que deux pièces de théâtre, tous publiés de 1907 à 1935. Voir Arsène Lupin pour la liste détaillée.
- 1893 : Une femme
- 1897 : Armelle et Claude
- 1898 : Voici des ailes
- 1899 : Les Lèvres jointes
- 1901 : L’Enthousiasme
- 1901 : Un vilain couple
- 1904 : Gueule rouge
- 1904 : 80 chevaux
- 1906 : La Pitié, pièce de théâtre
- 1909 : L’Aiguille creuse
- 1911 : La Frontière
- 1920 : La Robe d’écaille rose
- 1921 : Le Formidable Événement
- 1921 : Les trois yeux
- 1922 : Le Cercle rouge
- 1923 : Dorothée, danseuse de corde
- 1925 : La Vie extravagante de Balthazar
- 1930 : Le Prince de Jéricho
- 1932 : Les Clefs mystérieuses
- 1933 : La Forêt des aventures
- 1934 : Le Chapelet rouge
- 1934 : L’Image de la femme nue
- 1935 : Le Scandale du gazon bleu
- 1937 : De minuit à sept heures

Liens internes


- Étretat

Liens externes


- [http://www.normandy-tourism.org/gb/21SitMo/sitmo14.html Maison de Maurice Leblanc]
- [http://www.communes76.com/celeb1.php3?num=32 Maurice Leblanc]
- [http://www.lemercuredegaillon.net/gaillon27/memoires_t2extr.htm L'oeuvre ésotérique de Maurice Leblanc]

Bibliographie


- François Vicaire (textes) et Jean-François Lange (photographies), la Maison de Maurice Leblanc : le Clos Arsène Lupin. – Darnétal : Petit à petit, coll. « Maisons d'écrivains », 2005. – 47 p., 31 cm. – ISBN 2-84949-030-X. Leblanc, Maurice Leblanc, Maurice Leblanc, Maurice Leblanc, Maurice Leblanc, Maurice ja:モーリス・ルブラン

1874

Catégorie:1874 Cette page concerne l'année 1874 du calendrier grégorien.

Événements

Europe


- Fin du ministère libéral de William Gladstone, début du ministère conservateur de Benjamin Disraeli, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1880).
- Début du règne d'Alfonso XII (Alphonse XII) en Espagne (fin en 1885).
- Découverte de la grotte peinte d'Altamira
- Création de l'Union générale des postes, le 9 octobre, à Berne

France


- Une loi interdit le travail des enfants âgés de moins de 13 ans.
- La France entame la construction d'un nouveau système de fortifications.

Suisse


- L’Exposition nationale ouvre ses portes à Berne.
- La Suisse décrète la mobilisation générale ().

Afrique


- Début de l'exploration du Congo par Henry Morton Stanley (fin en 1877).

Amériques

Amérique du Nord


- Les démocrates reprennent la majorité au Congrès américain.
- Les Comanches, les Kiowas et d'autres tribus amérindiennes attaquent Adobe Walls au Texas.
- Insurrection et dictature de Porfirio Diaz au Mexique.

Asie


- Grande famine au Bengale.
- L' Annam (Viêt Nam) s'ouvre au commerce français.

Chronologies thématiques


- Chemins de fer : 1874 dans les chemins de fer
- Sports : 1874 en sport
- Arts & cultures :
  - Le peintre français Edgar Degas peint L'école de danse.
  - Le peintre français Pierre-Auguste Renoir peint La loge.
  - Première exposition impressionniste à Paris chez le photographe Nadar.Impression, soleil levant, un tableau de Monet y est exposé.
  - Pierre Puvis de Chavannes peint les Fresques du Panthéon de Paris.
  - Gustave Flaubert publie La Tentation de saint Antoine
  - César Franck compose Rédemption.
  - Edvard Grieg compose une musique de scène pour Peer Gynt.
  - Londres : ouverture du théatre Criterion (Criterion Theater) à Piccadilly Circus (21 mars).
- Sciences et techniques :
  - Le savant écossais Lord Kelvin établit formellement le seconde loi de la thermodynamique.
  - Achille Le Bel et Jacobus Van't Hoff créent la stéréochimie.
  - Émile Boutroux publie De la contingence des lois de la nature.
  - Londres : ouverture du théatre Criterion (Criterion Theater) à Piccadilly Circus (21 mars).

Naissances en 1874


- 9 février : Vsevolod Emilievitch Meyerhold, metteur en scène de théâtre russe
- 12 février : Auguste Perret, architecte français
- 18 mars : Jérôme Tharaud, écrivain français
- 26 mars : Robert Lee Frost, poète américain
- 25 avril : Guglielmo Marconi, physicien italien
- 10 août : Herbert Hoover, futur Président des États-Unis
- 13 septembre : Arnold Schönberg, compositeur
- 21 septembre : Gustav Holst, compositeur anglais
- 20 octobre : Charles Ives, compositeur américain
- 27 novembre : Chaim Weizmann, premier président de l'État d'Israël.
- 30 novembre : Winston Churchill, homme politique anglais
- Carl Stormer : physicien norvégien

Décès en 1874


- 13 janvier : Victor Baltard, architecte français.
- 9 février : Sophie Rostopchine, comtesse de Ségur, romancière française
- 8 mars : Millard Fillmore, ancien Président des États-Unis.
- 24 avril : John Phillips, géologue anglais.
- 21 juin : Anders Jonas Ångström, astronome et physicien suédois.
- 21 septembre : Jean-Baptiste Élie de Beaumont, géologue français.
- 21 novembre : Sir William Jardine, septième baron d'Applegirth, naturaliste écossais1800). __NOTOC__ ko:1874년 ms:1874 simple:1874 th:พ.ศ. 2417

Droit

ja:法 (法学) simple:Law th:กฎหมาย Le droit est l'ensemble des règles, définies et acceptées par les hommes afin de régir les rapports sociaux, et garanties par l'intervention de la puissance publique,c'est à dire de l'État. La sanction attachée à la règle de droit est ce qui distingue cette dernière des autres règles, telles que les règles morales et de politesse. Le fait que cette sanction provienne de l'État, et donc d'une création artificielle humaine présupposée acceptée par tous, distingue le droit de la religion.

Généralités

Le droit positif est l'ensemble des textes de loi d'une communauté, et de leur application par la justice, la jurisprudence. Il vise une approche scientifique où « le droit s'explique par le droit » selon la hiérarchie des normes. Cette manière de voir le droit permet de débarasser son étude de toutes questions religieuses, sociologiques, ethnologiques ou historiques. C'est le droit des juristes, enseigné dans les universités actuellement. Cependant, si la vision positiviste permet au droit d'avoir une certaine rigueur et logique, il ne faut pas que cette définition, qui découpe le réel à l'aide de catégorie juridique préexistante, soit la seule à prendre en compte. Le droit, au sens large, est une recherche du rapport à effectuer entre des circonstances de faits et des lois. Le texte de loi n'est pas alors pas la seule donnée à prendre en compte. Il convient aussi d'observer la nature des faits, l'effectivité du droit, etc. En effet, il n'y a pas autant de lois que de situations de faits, et il y a des lois qui restent lettres mortes. C'est tout d'abord par l'analyse des faits que l'on saura quelle loi appliquer et par là même mieux « régir les rapports sociaux ».

Le droit objectif

Le droit objectif est l'ensemble des règles juridiques obligatoires applicables dans un pays. Ces règles sont établies par le pouvoir régulièrement en place dans le pays et sont destinées au maintien de l'ordre et de la sécurité, à « préserver les intérêts subjectifs légitimes et de réprimer les intérêts subjectifs illégitimes (Huguette Jones, 2002-03) ». On parle alors plus volontiers du Droit. Dans le droit français, comme dans beaucoup de droits romano-germaniques, on distingue le droit public et le droit privé. Cette distinction est moins présente au sein des systèmes juridiques anglo-saxons également nommés systèmes de common law.

Les droits subjectifs

Les droits subjectifs sont des prérogatives personnelles reconnues par le droit objectif. Ils sont opposables aux tiers. Ce sont par exemple, le droit de propriété, le droit de créance,... On parle alors plus volontiers des droits. Un droit subjectif peut être absolu ou relatif :
- Les droits absolus s'appliquent à l'égard de tout tiers (ex. : droit de propriété). On dit qu'ils s'appliquent erga omnes.
- Les droits relatifs s'appliquent à l'égard d'un ou plusieurs tiers déterminés (ex. : droits découlant d'un contrat).

Les sources du droit

L'expression "sources du droit" renvoie à toutes les forces et données morales, économiques, sociales, politiques à l'origine du droit. Les sources formelles ne s'intéressent qu'à celles qui conduise directement à l'élaboration du droit. Les sources formelles du droit international sont les conventions internationales, la coutume internationale, la jurisprudence internationale et les principes généraux du droit reconnus par la plupart des pays. Dans les pays de tradition romano-germanique et de droit écrit comme la France, les seules sources formelles sont la loi au sens large, comprennant la constitution, la loi au sens strict, les textes subordonnés (règlements), comme les décrets, les arrêtés, les circulaires et la coutume. La jurisprudence, les principes généraux du droit formulés notamment par la doctrine sont que partiellement reconnues comme des sources du droit. Aux sources du droit correspond une hiérarchie des normes qui établit la place des normes dans l'ordre juridique.

Les grandes branches du droit

Le droit privé

Le droit privé est la partie du droit qui régit les rapports entre les particuliers qu'il s'agisse de personnes physiques ou de personnes morales de droit privé. Les principales branches du droit privé sont :
- Le droit civil :
  - Le droit de la famille
  - Le droit des biens (ou droits réels, du latin res, chose))
  - Le droit des obligations :
      - régime général des obligations
      - la notion de cause de l'obligation
      - droit des contrats spéciaux
      -
- la vente
    - responsabilité civile
      - Responsabilité extra contractuelle ou délictuelle
      - responsabilité contractuelle
      -
- exemple : Dommages et intérêts exemplaires (États-Unis)
- Le droit pénal est généralement rattaché au droit privé, car sa sanction dépend des juridictions judiciaires : le tribunal correctionnel est en réalité une chambre spécialisée du Tribunal de Grande Instance ; en dernier recours, les affaires pénales sont jugées par la Cour de cassation, etc. Mais, par nature, le droit pénal appartient plutôt au droit public : il organise les rapports entre l'État et les individus. Ce n'est que par facilité qu'on accepte que la victime porte devant le tribunal répressif sa demande de réparation, pour laquelle le juge civil aurait dû être compétent (« se porter partie civile »). Le droit pénal n'a pas pour première vocation d'organiser les rapports entre délinquant et victime, mais entre la société et le délinquant.
  - La procédure pénale
- Le droit social
  - droit du travail
  - droit de la sécurité sociale
- Le droit des affaires. Son contenu est sujet à débat mais il est admis qu'il regroupe :
  - Le droit commercial
  - Le droit des sociétés
  - Le droit de la concurrence déloyale
  - Le droit de la consommation
  - Le droit bancaire et le droit des assurances
  - Le droit financier
    - Le droit boursier
- Le droit économique.
  - Le droit de la concurrence
  - Le droit de la propriété intellectuelle, dont :
    - Le droit de la propriété littéraire et artistique qui comprend le
      - Le droit d'auteur
      - Les droits voisins du droit d'auteur
    - Le droit de la propriété industrielle, qui comprend :
      - Le droit des marques
      - Le droit des brevets
      - Le droit des dessins et modèles
- Le droit international privé

Le droit public

Le droit public régit l'existence et l'action de la puissance publique. Les quatre principales branches du droit public sont :
- le droit constitutionnel ;
- le droit administratif ;
- les finances publiques ;
- le droit international public. De ces quatre matières sont dérivées :
- le droit des collectivités territoriales ;
- le droit de la fonction publique ;
- le droit des marchés publics ;
- le droit de l'urbanisme ;
- le droit de l'environnement ;
- le droit fiscal (ce droit est néanmoins à la limite du droit privé, notamment du droit des affaires, et du droit public)
- une partie du droit de la santé (en ce qui concerne les reponsabilité de l'hôpital public) ;
- le droit public économique ;
- le droit européen est un cas à part, au départ fortement enraciné dans le droit internationnal public (rapport entre états et institutions internationnales), il est désormais créateur de rapports de droits privés.

Textes juridiques fondamentaux

Constitutions


- Constitution de la France dont le Préambule renvoie à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, au Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 (Constitution de la IVème République), et à la Charte de l'environnement 2004. Le Préambule de notre Constitution a acquis la valeur constitutionnelle depuis la célèbre [http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/1971/7144dc.htm décision du Conseil constitutionnel du 16 juillet 1971].
- Constitution des États-Unis
- Constitution du Japon
- Constitution du Mexique
- Constitution de l'Iran (République islamique, 1979)

Textes internationaux

Sans force obligatoire

Le corpus des règles internationales sans force obligatoire est parfois désigné sous l'expression droit mou ou soft law.
- Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948
- Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne de 2000

Avec force obligatoire

Conseil de l'Europe

- Convention européenne de sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés fondamentales de 1950, ainsi que les protocoles additionels
Union européenne

- Traité de Rome de 1957
- Traité de Maastricht de 1992
- Traité de Nice de 2001

Histoire du droit


- Droit primitif : Code d'Hammourabi,
- Droit Romain : Loi des Douze Tables, Code de Théodose ou Code théodosien, Code de Justinien, Digeste,
- Droit du Moyen Âge : Bréviaire d'Alaric, Loi salique
- Droit canonique
- Droit intermédiaire : Durant la révolution française

Philosophie du Droit

Ubi societas, ubi jus (ou il y a société, il y a droit). Maxime de la Rome antique. Cette donnée permet d'harmoniser les rapports dans une collectivité. Elle donne un pouvoir de formuler, d'adopter et promulguer des règles de conduite impératives pour régir les relations des individus qui la composent.
- Droit naturel dans les théories libérales.

Thèmes à explorer


- Droit communautaire
- Droit européen
- Droit international
  - Droit international privé
  - Droit international public
  - Droits de l'Homme
- Personne physique
- Premiers secours : droit (essai de la part d'un non-juriste)
- Association loi 1901
- Droit de l'Espace

Bibliographie


- JONES, Huguette, Éléments de droit privé, Notes de synthèse, 4e édition, Presses universitaires de Bruxelles, Bruxelles, 2002-2003

Liens externes


- [http://fr.jurispedia.org Encyclopédie juridique (wiki)] sur Jurispedia, le droit partagé
- [http://europa.eu.int/index_fr.htm Le portail de l'Union européenne]
- [http://www.coe.int/DefaultFR.asp Portail du Conseil de l'Europe]
- [http://www.un.org/ Portail de l'ONU]
- [http://www.paclii.org/databases.html Lois et jurisprudence des États d'Océanie]
- [http://www.aedd.populus.ch Association Européenne des Docteurs en Droit]
- [http://www.diderotp7.jussieu.fr/lacrij/presentation.htm Laboratoire d'analyse critique du juridique]
- France
  - [http://lexinter.net/ Lexinter.net]
  - [http://www.legifrance.gouv.fr/ Légifrance : Lois, règlements et jurisprudence français]
- [http://www.liberaux.org/wiki/index.php?title=Droit Vision libérale du droit] sur Wikiberal

Voir aussi

:Catégorie:droit Sources du droit:
- Source du droit | Droit naturel | Droit divin | morale | éthique Théories principales:
- Abus de droit | État de droit | Liberté fondamentale Droits particuliers:
- Droit communal | Droits individuels | Droit à la vie | Droit de la personne | Droit maritime Autres:
- Organisation juridictionnelle (France) | Jargon juridique

Pour en savoir plus


- [http://www.droitcivil.uottawa.ca/world-legal-systems/fra-monde.html Les systèmes juridiques dans le monde] (provenant du site Web de la faculté de droit de l'Université d'Ottawa)
-


Médecine

La médecine est une science, un art, et une technique dont l'objet est à la fois l'étude du corps humain et de son fonctionnement, ainsi que la conservation et le rétablissement de la santé. Appliquée aux animaux, la médecine est dite médecine vétérinaire.

Les fondements de la médecine


- Histoire de la médecine
- Éthique et Bioéthique
- Déontologie médicale
- Serment d'Hippocrate

Terminologie commune à toute la médecine


- Létiologie est l'étude des causes de la maladie.
- La
pathogénie en est l'étude du mécanisme causal.
- la
physiopathologie est l'étude des modifications des grandes fonctions au cours des maladies.
- La
sémiologie en est est l'étude de l'ensemble des signes apparents. Elle est apparentée à ce qu'on nomme la clinique, opposée à la para-clinique qui sont les résultats des examens complémentaires. Face à la complexité croissante des techniques d'imagerie etc., il s'est développé une sémiologie des examens complémentaires.
- Le
diagnostic est l'identification de la maladie.
- Le
diagnostic différentiel est la description des maladies comportant des signes proches et qui peuvent être confondues.
- La
thérapeutique est le traitement de cette maladie.
- Le
pronostic est l'évolution de celle-ci.

Les branches de la médecine

Sciences fondamentales


- L'anatomie : étude de l'anatomie humaine
- La biologie médicale : discipline comprenant l'hématologie biologique, la biochimie, la biologie moléculaire, la génétique, la bactériologie, la virologie, la parasitologie
- La biochimie
- La biophysique
- L'histologie et l'embryologie
- La physiologie humaine

Spécialités médicales et compétences

Sont regroupées dans ce chapitre les spécialités médicales qui nécessitent l'obtention d'un D.E.S. (Diplôme d'études spécialisées)ou d'un Doctorat d'état, et qui sont reconnues par l'Ordre des Médecins,ou par l'Ordre des Chirurgiens Dentistes ou qui sont purement hospitalières (infectiologie par exemple). En France, en 2004, la médecine générale devient une spécialité.
- Allergologie
- Andrologie
- Angiologie
- Anatomie et cytologie pathologiques (voir anatomo-pathologie)
- Anesthésiologie-réanimation
- Biologie médicale
- Cancérologie ou oncologie
- Cardiologie et maladies vasculaires
- Chirurgie
  - Chirurgie cardiaque
  - Chirurgie de la face et du cou
  - Chirurgie générale
  - Chirurgie infantile
  - Chirurgie orthopédique
  - Chirurgie dentaire
  - Chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique
  - Chirurgie thoracique
  - Chirurgie urologique
  - Chirurgie vasculaire
  - Chirurgie viscérale
  - Techniques chirurgicales
- Dermatologie et vénérologie
- Endocrinologie et métabolismes
- Gastro-entérologie
- Génétique
- Gériatrie
- Gynécologie médicale
- Gynécologie obstétrique
- Hématologie
- Infectiologie
- Informatique Médicale et Technologies de l'Information
- Médecine du travail
- Médecine générale
- Médecine d'urgence
- Médecine interne
- Médecine hyperbare
- Médecine nucléaire
- Médecine nutritionnelle (voir nutrition)
- Néphrologie
- Neurochirurgie
- Neurologie
- Oncologie médicale
- Oncologie radiothérapique
- Ophtalmologie
- Oto-rhino-laryngologie
- Pédiatrie
- Pneumologie
- Psychiatrie
- Radiodiagnostic et imagerie médicale
- Médecine physique et de réadaptation
- Rhumatologie
- Santé publique
- Stomatologie
- Urologie

Par pratique


- La médecine générale
- L'anatomo-pathologie : étude microscopique des tissus malades
- L'anesthésiologie-réanimation : sédation, anesthésie, réanimation
- La chirurgie : thérapeutique médicale qui comporte une intervention mécanique au sein même des tissus
- La médecine esthétique : type de soins visant à améliorer l'aspect plastique du patient.
- La médecine du travail : médecine préventive consistant à éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail, notamment en surveillant les conditions d'hygiène du travail, les risques de contagion et l'état de santé des travailleurs.
- La médecine d'urgence : médecine hospitalière (service des urgences) et extra-hospitalière (Samu), traitement des urgences vitales
- La nutrition : prise en charge du métabolisme et de l'alimentation
- La radiologie : spécialité de l'imagerie médicale Voir aussi article
Médecin.

Par type de patient


- L'andrologie : médecine de l'homme, prise en charge des maladies spécifiques du sexe masculin.
- La gynécologie : médecine de la femme, prise en charge des maladies spécifiques du sexe féminin.
- L' obstétrique : médecine de la femme enceinte. À noter la pratique médicale à part entière des sages-femmes, qui se consacrent à la surveillance de la grossesse normale
- La médecine fœtale : médecine du fœtus grâce à l'apparition de méthodes d'explorations de la vie intra-utérine (échographie, doppler, amniocentèse).
- La pédiatrie : médecine des enfants, domaine très large et englobant généralement la génétique clinique.
- La gériatrie : médecine des personnes âgées.
- La médecine des gens de mer : médecine des marins et travailleurs de la mer.

Par organes


- La cardiologie : médecine des maladies du cœur (électrocardiographie)
- La dermatologie : médecine des maladies de la peau
- L'endocrinologie : médecine des maladies des glandes, des anomalies hormonales, des troubles de la nutrition.
- L'hématologie : médecine des maladies du sang
- L'hépato-gastro-entérologie : médecine des maladies du foie et du tube digestif
- L'immunologie
- La néphrologie : médecine des maladies des reins
- La neurologie : médecine des maladies du système nerveux
- L'odontologie : soins des dents
- L'ophtalmologie : médecine des maladies des yeux
- L'orthopédie : discipline chirurgicale traitant les affections de l'appareil locomoteur.
- L'oto-rhino-laryngologie (ORL) : médecine des maladies des oreilles, du nez et de la gorge
- La pneumologie : médecine des maladies des poumons
- La rhumatologie : discipline médicale traitant les affections de l'appareil locomoteur.
- La stomatologie : médecine des maladies de la bouche
- L'urologie : médecine de l'appareil urinaire

Par affections


- L'addictologie : médecine des dépendances, regroupant l'alcoolisme, le tabagisme et la toxicomanie (branche de la psychiatrie selon certains)
- L'alcoologie : médecine des troubles liés à l'alcool
- L'allergologie : médecine des allergies
- La cancérologie ou oncologie : médecine des cancers
- L'infectiologie : médecine des maladies infectieuses
- La psychiatrie : médecine des troubles psychiques et des maladies mentales
- La toxicologie : traitement des empoisonnements et intoxications
- La traumatologie : traitement des patients ayant subi de graves blessures, généralement accidentelles

Autres professions médicales et professions paramédicales


- Autres professions médicales.
- Profession paramédicale.

Problèmes liés aux soins

Les soins médicaux sont des actes sur la personne humaine. Si l'on recherche des effets positif, ces actes peuvent avoir également des conséquences négatives. Certains sont des effets indésirables liés au traitement, les « effets secondaires ». D'autres résultent de maladresse, d'erreur médicale, de défauts d'organisation. On estime qu'en France, 4 % des hospitalisations sont consécutives à des soins, et que 40 % de ces cas seraient évitables [http://www.liberation.com/page.php?Article=295638]. Ces problèmes comprennent les maladies nosocomiales.

Les médecines parallèles

Voir l'article détaillé Médecine parallèle.

Bibliographie sommaire


- Kahn (Axel) & Lecourt (Dominique), 2004:
Bioéthique et liberté, Paris, PUF/Quadrige.
- Lecourt (Dominique) (dir.), 1999:
Dictionnaire d’histoire et philosophie des sciences, Paris, 4ème réed. «Quadrige»/PUF, 2006.
- Dominique Lecourt (dir.), 2004:
Dictionnaire de la pensée médicale, Paris, réed. PUF/Quadrige, 2004.

Voir aussi

Liens internes


- Antécédents familiaux
- Médecin
- Santé
- Abréviations en médecine
- Premiers secours
- Médecine générale
- syndicat médical
- Médecine vétérinaire
- Dentisterie
- Dossier médical
- Examen médical
- Études de médecine
- Ordre des Médecins

Liens externes


- [http://www.conseil-national.medecin.fr/ Ordre national des médecins] (France)
- [http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/RechercheSimpleCode?commun=CSANPU&code= Code de santé publique (France)]
- [http://www.lesml.org/ SML : Syndicat des Médecins Libéraux ]
- [http://www.csmf.org/ CSMF : Confédération Syndicale des Médecins Français ]
- [http://www.fmfpro.com/ FMF : Fédération des Médecins Français ]
- [http://www.sfmg.org/ SFMG : Société Française de Médecins Générale ]
- [http://www.medsyn.fr/mgfrance/sommaire.htm Site de MG France] (Le syndicat des médecins généralistes)
- [http://www.quotimed.com/ Le Quotidien du médecin]
- [http://www.jim.fr/ Le Journal international de médecine] (JIM)
- [http://www.chups.jussieu.fr/en-ligne/index.html Etudes médicales - CHU Pitié-Salpêtrière avec polycopiés de cours]
- [http://www.bmlweb.org/consensus.html Conférences de consensus]
- [http://documentation.ledamed.org/ Ledamed, site destiné aux professionnels de la santé des pays en développement]
- [news:fr.bio.medecine forum Usenet]
- [http://www.atoute.org/n/forum/index.php? Forums du site Atoute]
- [http://www.corps.dufouraubin.com/home.htm Les mysteres du corps humain] Catégorie:Techniques et sciences appliquées
-
als:Medizin fiu-vro:Arstitiidüs ja:医学 ko:의학 simple:Medicine th:แพทยศาสตร์ zh-min-nan:I-ha̍k


Grec


-
Le grec (ἡ Ἑλληνικὴ γλῶττα hê hellênikề glỗtta) est une des langues indo-européennes, apportée en Grèce entre le et le On traite ici du grec ancien, le grec moderne étant décrit dans un article séparé.

Les dialectes

À l'origine, il existait une grande variété de dialectes, regroupés en quatre groupes : arcado-cypriote, occidental, éolien et ionien-attique. Parler du grec ancien n'a pas grand sens si l'on veut se référer à un des idiomes antiques : dans les faits, cependant, le grec désigne le dialecte d'Athènes. L'attique (dialecte du groupe ionien-attique), langue de l'Athènes antique, est la langue dans laquelle est écrite la majorité de la littérature grecque classique. Sous l'influence d'Alexandre le Grand, l'utilisation des dialectes a été réfrénée, de sorte que le monde grec utilisât la koinè, langue commune (c'est le sens de l'adjectif koinos) issue de plusieurs dialectes du groupe ionien-attique. Celui-ci lui permettait de communiquer avec son armée et était enseigné aux habitants des régions conquises, devenant ainsi la lingua franca de l'Antiquité, en concurrence avec le latin. La koinè est ensuite devenue langue officielle de l'Empire romain d'Orient, avant de continuer d'évoluer pour donner naissance au grec moderne d'aujourd'hui. Pour une étude comparative des différents dialectes, consulter Dialectes grecs.

Écritures

La première forme d'écriture attestée pour noter un dialecte grec est le linéaire B, un syllabaire sans rapport avec l'alphabet grec, servant à transcrire une forme archaïque d'un dialecte arcado-cypriote utilisé en Grèce continentale et en Crète entre environ -1550 et -1200. Entre -800 et -200, une écriture proche, le syllabaire cypriote, a été utilisée à Chypre. Ce syllabaire pourrait descendre du cypro-minoéen (voir plus bas). Il faut noter que des écritures plus anciennes que le linéaire B et le cypriote ont existé en Grèce, sans qu'on soit sûr qu'elles ont servi à noter du grec :
- le linéaire A (entre -1800 et -1450, en Crète et dans des îles égéennes) ;
- le crétois hiéroglyphique (entre -1750 et -1600, en Crète) ;
- le cypro-minoéen (entre -1500 et -1200, à Chypre), peut-être dérivé du linéaire A. C'est ensuite l'alphabet grec, hérité des Phéniciens et de leur alphabet, qui a été utilisé sous différentes versions (dites épichoriques) à partir du ou du puis a été normalisé et imposé au reste du monde hellénophone par Athènes en -403. En ajoutant des voyelles à cet abjad sémitique, les Grecs sont les inventeurs des alphabets occidentaux. En effet, emprunté par les Étrusques (cf. Alphabet étrusque), qui l'ont transmis aux Romains, il a donné naissance à l'alphabet latin, mais aussi, sans passer par les Étrusques, à l'alphabet gotique, au cyrillique, à l'alphabet copte… L'histoire de l'alphabet grec constitue un article séparé.

Phonologie

Consulter Prononciation du grec ancien pour un article complet. Résumé :
Le grec ancien est une langue à accent de hauteur possédant deux (ou trois, selon les interprétations) intonations : aiguë et circonflexe (cf. Accentuation du grec). Il se caractérise aussi par un système de consonnes aspirées et par un jeu d'oppositions de quantités vocaliques. Il existe plusieurs règles de sandhi, tant internes qu'externes. En passant de l'indo-européen au grec, la langue a subi de nombreuses modifications phonétiques dont les plus flagrantes sont décrites par la loi de Grassmann, la loi d'Osthoff et la loi de Rix. On note d'autre part qu'il permet de restituer dans de nombreux cas la coloration des laryngales IE. Enfin, c'est une langue centum.

Morphologie

Le grec, comme d'autres langues indo-européennes anciennes, est hautement flexionnel. Outre l'utilisation de désinences, le grec se caractérise par des procédés hérités de l'indo-européen comme l'alternance vocalique, l'utilisation du redoublement et de l'augment pour les verbes.

Système nominal

L'article complet se trouve dans Déclinaisons du grec ancien. Par exemple, les noms possèdent cinq cas (nominatif, vocatif, accusatif, génitif et datif), trois genres (masculin, féminin et neutre, parfois réduits à un opposition animé / inanimé) et trois nombres (singulier, duel, pluriel et collectif pour les neutres). Le grec moderne n'utilise plus le datif, excepté dans quelques expressions comme en taxei, mais les autres cas sont généralement conservés. On compte trois grands types de déclinaisons, tant pour les noms que les adjectifs (type en -α/η, type thématique en -ος et type athématique), lesquels possèdent plusieurs sous-types. Les pronoms suivent un système qui leur est propre et qui, ayant influencé les types nominaux, n'en sont pas très éloignés. La richesse de la flexion nominale en fait la complexité.

Système verbal

L'article complet se trouve dans Conjugaisons du grec ancien. Les verbes ont trois voix (active, moyenne et passive), trois personnes et trois nombres. Il se conjugue selon six modes, quatre personnels (indicatif, impératif, subjonctif et optatif) et deux impersonnels (infinitif et participe). Il existe six temps (présent, imparfait, aoriste, futur, parfait, plus-que-parfait), répartis de manière inégale entre les modes. Certaines formations secondaires existent, comme le futur antérieur. Outre le temps, le verbe exprime surtout, de manière très précise, trois aspects (imperfectif, aspect zéro et statique) et plusieurs modes de procès (inchoatif, itératif, fréquentatif, etc.). Seul l'indicatif marque les temps : à tous les autres modes, ce n'est que l'aspect qui est indiqué. Il existe deux grandes catégories de conjugaisons : les thématiques (ou verbes en -ω) et les athématiques (dits verbes en -μι). Ces catégories se divisent en un grand nombre de sous-catégories. Le système verbal est très complexe car la flexion met en œuvre de nombreux procédés comme l'alternance vocalique, la suffixation par le jeu de désinences, l'utilisation d'une voyelle thématique, celle de l'augment et du redoublement. À tous ces procédés s'ajoutent des modifications phonétiques importantes au sein d'un même paradigme. En sorte, il n'est presque pas exagéré de dire qu'il existe plus de verbes irréguliers que de réguliers.

Influence du grec ancien sur les langues modernes

Mots savants et radicaux grecs

Un grand nombre de mots en latin, français et anglais, pour ne citer que ces langues, sont d'origine grecque et la majorité des néologismes savants utilisés de par le monde est bâtie sur des radicaux grecs (souvent mêlés de radicaux latins). Seuls quelques langues, comme l'islandais de manière systématique et, dans une moindre part, l'allemand, n'utilisent pas ces radicaux mais traduisent par calque les termes savants grecs au moyen de radicaux qui leur sont propres.

Mots courants

Des mots comme boutique, caractère ou beurre viennent aussi du grec. Passés par le latin et hérités comme tel dans la langue française (via d'autres langues, comme l'occitan), ils ont subi les mêmes modifications phonétiques que les autres mots hérités et sont maintenant très éloignés de leur étymon grec : il faut reconnaître derrière chacun d'entre eux ἀποθήκη apothếkê, χαρακτήρ kharaktếr et βούτυρον boúturon.

Le dédale synchrone du cosmos politique

Voici, pour illustrer l'omniprésence du grec dans les langues occidentales, un extrait d'un texte de Xénophon Zolotas (Ξενοφών Ζολώτας) dans lequel chaque mot (hormis les mots-outils) est d'origine grecque : :« Sans apostropher ma rhétorique dans l’emphase et la pléthore, j’analyserai elliptiquement, sans nul gallicisme, le dédale synch