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| 1908 |
1908
Cette page concerne l'année 1908 du calendrier grégorien.
Événements
- 1 juillet : Adoption du signal international S.O.S. (« Save Our Soul »).
- 30 juin : La météorite qui s'écrase sur Tunguska produit une explosion de 20 mégatonnes (l'équivalent de la bombe d'Hiroshima) et détruit 2000 km2 de forêts près du lac Baïkal en Sibérie.
- 29 septembre : La «Conférence internationale pour la protection du travail», réunie à Lucerne (Suisse), interdit le travail industriel nocturne pour les enfants de moins de quatorze ans.
- Le prix Nobel de la paix est attribué au suédois Klas Arnoldson et au danois Fredrik Bajer.
Europe
- 19 avril : Loi allemande dictant le régime des associations en Alsace et en Moselle.
- 5 octobre : Annexion de la Bosnie-Herzégovine par l'Autriche.
- Début du ministère libéral d'Herbert Asquith, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1915).
- Début du règne de Manuel II, roi du Portugal (fin en 1910).
- Le mouvement Gideon fait placer pour la première fois des bibles dans les chambres d'hôtel.
- Premières élections libres dans l'Empire Ottoman
France
- 4 juin : Les cendres d'Émile Zola sont transférées au Panthéon.
- 8 juillet : Thérèse Peltier, sculptrice française est la première femme à monter dans un avion.
- 27 juillet : Incidents sanglants de Draveil et de Villeneuve-Saint-Georges.
- : Arrestation des secrétaires de la CGT.
- La patrimoine des français est estimé à plus de 5 000 milliards de francs français (soit 100 000 milliards de francs 1999).
Italie
- 28 décembre : Tremblement de terre de Reggio de Calabre : 130 000 morts.
- Un tremblement de terre de magnitude 7(-tèfjy_ftyèfghjr,5 sur l'échelle de Richter fait 84 000 victimes à Messine en Italie.
- Création du lac du Klöntal, premier bassin de retenue de Suisse.
- Le peuple accepte une nouvelle réglementation sur l'organisation de la défense.
- Robert Walser publie son roman Der Gehülfe (le commis).
- A Nax (Valais), le toit d'une église s'effondre pendant le service religieux; cent personnes sont ensevelies.
- L'incendie de Bonaduz (Grisons) provoque le passage rapide de ce village du romanche à l'allemand.
Afrique
- La Chambre Belge accepte la donation du Congo par le roi Léopold II.
Amériques
Amérique du Nord
- 12 août : La Ford Motor Company produit les premières automobiles Model T.
- En novembre, élection de William Howard Taft (R) comme Président des États-Unis.
- Election de Franklin Delano Roosevelt comme sénateur de l'État de New York (début de sa carrière politique).
- Création du FBI (Federal Bureau of Investigation) par Charles Bonaparte, ministre de Theodore Roosevelt.
- Création du constructeur automobile General Motors.
- Entre 1908 et 1911, Max Heindel pose les bases de la Rosicrucian Fellowship à Oceanside, Californie.
Amérique Latine
Asie & Inde
- Le dernier empereur mandchou monte sur son trône, à l'âge de trois ans.
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & monde arabe
- En juillet, révolution Jeune Turque.
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 1908 en aéronautique.
- Chemins de fer : 1908 dans les chemins de fer.
- Sports : 1908 en sport.
- Arts & culture :
- 17 août : Projection de Fantasmagorie premier dessin animé cinématographique à Paris.
- Premier numéro de la Nouvelle Revue Française.
- Le peintre autrichien Gustav Klimt peint Le baiser.
- Les peintres Pablo Picasso et Georges Braque fondent le Cubisme.
- Sciences & techniques :
- Ernest Shackleton, Frank Wild, Eric Marshall et Jameson Adams entame leur première tentative d'atteindre le pôle Sud.
- La chute d'une météorite de 40 000 tonnes pour 50 m de diamètre à Tougounska en Sibérie produit un cratère détruisant 2 000 km² de forêt.
Prix Nobel
- Prix Nobel de physique : Gabriel Lippmann
- Prix Nobel de chimie : Ernest Rutherford
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Ilya Ilyich Mechnikov et Paul Ehrlich
- Prix Nobel de littérature : Rudolf Christoph Eucken
- Prix Nobel de la paix : Klas Pontus Arnoldson Fredrik Bajer
- 9 janvier : Simone de Beauvoir, écrivaine française, († 1986).
- 26 janvier : Stéphane Grappelli, violoniste, († 1997).
- 3 février : Nagai Takashi, écrivain japonais, († 1951).
- 26 février :
- Jean-Pierre Wimille, courreur automobile
- Tex Avery, réalisateur de dessins animés américain, († 1980).
- 29 février : Balthus (Balthasar Klossowski de Rola), peintre français d'origine polonaise, († 2001).
- 7 mars : Anna Magnani, actrice italienne, († 1973).
- 14 mars : Maurice Merleau-Ponty, philosophe français, († 1961).
- 25 mars :
- Hélène Boucher, aviatrice française, († 1934).
- David Lean, réalisateur anglais, († 1991).
- 5 avril : Herbert von Karajan, chef d'orchestre allemand, († 1989).
- 9 avril : Victor Vasarely, peintre français d'origine hongroise († 1997).
- 28 mai : Ian Fleming, romancier britannique, créateur de James Bond, († 1964).
- 30 mai : Hannes Alfvén astrophysicien suédois, († 1995).
- 12 juin : Otto Skorzeny, officier allemand, († 1975).
- 5 juillet : Comte de Paris, prétendant orléaniste à la couronne de France, († 1999).
- 26 juillet : Salvador Allende Gossens, homme politique chilien, († 1973).
- 3 août : Leonor Fini, peintre italien, († 1996).
- 22 août : Henri Cartier-Bresson, photographe français, († 2004).
- 27 août : Lyndon Johnson, président des États-Unis, († 1973).
- 28 août : Robert Merle, écrivain français, († 2004).
- 4 septembre :
- Georges Croisile, premier commandant (pacha) du paquebot France.
- Edward Dmytryk, réalisateur américain d'origine canadienne.
- Richard Wright, écrivain américain
- 9 septembre : Cesare Pavese, écrivain italien, († 1950).
- 30 septembre : David Oïstrakh, violoniste russe, († 1974).
- 6 octobre : Carole Lombard, actrice américaine, († 1942).
- 9 octobre : Jacques Tati, cinéaste français, († 1982).
- 2 novembre : Bunny Berigan, chanteur et trompettiste américain.
- 28 novembre : Claude Lévi-Strauss anthropologue et philosophe français.
- 10 décembre : Olivier Messiaen, compositeur français, († 1992).
- 14 décembre : Morey Amsterdam, acteur américain.
- 31 décembre : Simon Wiesenthal, survivant autrichien des camps d'extermination nazis.
- 9 janvier : Wilhelm Busch, dessinateur anglais.
- 1 février : Charles Ier, roi du Portugal.
- 9 mars : Henry Clifton Sorby, géologue et spécialiste en microscopie anglais.
- 8 juin : Nicolaï Rimski-Korsakov, compositeur russe.
- 24 juin : Grover Cleveland, ancien président des États-Unis.
- 22 juillet : William Randal Cremer, prix Nobel de la paix en 1903.
- 25 août : Henri Becquerel, physicien français.
- 1 novembre : Ludwig Carl Christian Koch, médecin et arachnologiste allemand (° 1825).
- 5 novembre : Andrew Graham, astronome irlandais.
- 12 novembre : Albert Libertad, Anarcho-communiste français (° 24 novembre 1875).
- 27 novembre : Albert Gaudry, géologue et paléontologiste français.
- François Richard, cardinal et archevêque de Paris
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Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
30 juin
Le 30 juin est le 181 jour de l'année (182 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1422 : bataille d'Arbedo entre les troupes du duc de Milan et les cantons suisses; victoire des Milanais qui récupèrent ainsi les possessions helvétiques au sud des Alpes.
- 1520 : Les Espagnols sont chassés par les Aztèques de Tenochtitlan (l'actuelle Mexico) durant une nuit qui sera appelée Noche triste.
- 1673 : Louis XIV et Vauban prennent Maastricht
- 1859 : Charles Blondin traverse les chutes du Niagara sur un câble tendu entre les deux rives.
- 1908 : La météorite qui s'écrase sur Tunguska produit une explosion de 20 mégatonnes (l'équivalent de la bombe d'Hiroshima) et détruit 2000 km² de forêts près du lac Baïkal en Sibérie.
- 1927 : élection d'Émile Mâle (1862-1954) à l'Académie française
- 1934 : « nuit des Longs Couteaux », Adolf Hitler lance les SS de Himmler contre les SA de Röhm.
- 1960 : Baudouin Ier de Belgique, le président congolais Joseph Kasavubu et son Premier ministre Patrice Lumumba célèbrent l'indépendance du Congo à Léopoldville (l'actuelle Kinshasa.
- 1962 : Modibo Keïta retire de facto le Mali de la zone franc en créant le franc malien.
- 1963 : Couronnement du pape Paul VI.
- 1968 : en France, événements de Mai 1968, la droite enlève 358 des 485 sièges de l'Assemblée nationale
- 1970 : l'Assemblée nationale française vote la première loi antidrogue
- 1973 : Eclispe totale du soleil la plus longue du siècle (6 min 20 s)
- 1988 : Mgr Lefebvre archevêque français, est excommunié par l'Eglise Catholique.
- 2001 : Lancement de la sonde spatiale américaine WMAP destinée à étudier l'anisotropie du rayonnement thermique cosmologique
- 2002 : Fin de la Coupe du Monde de Football 2002, remportée par le Brésil
- 2004 : Le Premier Ministre français Jean-Pierre Raffarin fait voter une loi, contestée, sur la suppression d'un jour férié, le Lundi de Pentecôte.
- 2005 : Les députés Espagnol légalisent le mariage homosexuel et l'adoption d'enfant par les couples homosexuels.
- 2005 :Plongée du Belge Patrick Musimu à 209,6m au large de l'Egypte en mer Rouge en apnée No Limit , non homologuée par les organismes officiels internationaux
Naissances
- 1470 : Charles VIII, roi de France († 1498).
- 1724 : Johann Julius Walbaum, médecin et naturaliste allemand († 1799).
- 1748 : Jean-Dominique Cassini de Thiry, astronome français.
- 1755 : Paul Barras, homme politique français.
- 1801 : Frédéric Bastiat, économiste et polémiste français († 1850)
- 1884 : Georges Duhamel, écrivain et académicien français († 1966).
- 1896 : Pierre Blanchar, comédien français.
- 1906 : Anthony Mann, (de son vrai nom Emil Anton Bundesmann), cinéaste américain.
- 1909 : Juan Bosch, homme politique et président de la République dominicaine († 2001).
- 1930 : Pierre Miquel, historien, français.
- 1932 : Mongo Beti, écrivain camerounais.
- 1933 : Léa Massari, (de son vrai nom Anna Maria Massatani), actrice italienne.
- 1941 : Cyril Atanassof, danseur français d'origine russe.
- 1949 : Alain Finkielkraut, philosophe français.
- 1952 : Laurent Joffrin, journaliste "Nouvel Obs", français.
- 1961 : Franck Mesnel, rugbyman, français.
- 1963 : Yngwie Malmsteen, guitariste
- 1966 : Mike Tyson, boxeur du poids lourd américain.
- 1975 : Ralf Schumacher, coureur automobile F1, allemand.
Décès
- 1317 : Borzysław, archevêque de Gniezno.
- 1649 : Simon Vouet, peintre français.
- 1660 : William Oughtred, mathématicien anglais
- 1916 : Gaston Maspero, (° 1846), égyptologue français
- 1997 : Robert Mitchum, acteur américain
- 2001 : Chet Atkins, (° 1929), guitariste et producteur américain
Catégorie:Jour de l'année
ja:6月30日
ko:6월 30일
ms:30 Jun
simple:June 30
th:30 มิถุนายน
29 septembre
Le 29 septembre est le 272 jour de l'année (273 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Célébrations
- Saint Michel, date à laquelle les fermiers et métayers payent leurs fermages après la récolte. C’est donc la date traditionnelle d'expiration des baux ruraux, d’où l'expression à la Saint Michel tout le monde déménage.
- Saint Gabriel.
- Saint Raphaël.
- Saint Alaric.
Événements
- 440 : Sacre du pape Léon I.
- 1066 : Guillaume le Conquérant envahit l’Angleterre.
- 1364 : Bataille d'Auray entre Charles de Blois, prétendant au duché de Bretagne, soutenu par Du Guesclin, et Jean de Montfort ; Charles de Blois est tué. Du Guesclin fait prisonnier.
- 1368 : Jean de Dormans, évêque de Beauvais, est créé cardinal par le Pape Urbain V.
- 1567 : La seconde Guerre de religion, qui oppose le roi Charles IX aux huguenots, éclate en France. Début de la Michelade de Nîmes.
- 1642 : Rattachement de Sedan à la France
- 1833 : Soulèvement carliste en Espagne
- 1908 : La «Conférence internationale pour la protection du travail», réunie à Lucerne (Suisse), interdit le travail industriel nocturne pour les enfants de moins de quatorze ans.
- 1910 : Manuel Cuadra est élu Président du Paraguay.
- 1911 : l’Italie déclare la guerre à la Turquie ; la flotte italienne bombarde la côte de la Tripolitaine (actuelle Libye)
- 1918 : Les Alliés effectuent une percée décisive de la ligne Hindenbourg, pendant la Grande Guerre.
- 1923 : Entrée en vigueur du mandat britannique sur la Palestine.
- 1924 : Plutarco Elías Calles est proclamé Président de la République du Mexique.
- 1936 : La «Junta de Defensa Nacional» nomme le général Franco chef du gouvernement et Commandant des forces armées, dans le camp nationaliste.
- 1938 : Début des entretiens (29 et 30 septembre 1938) qui aboutissent aux accords de Munich.
- 1939 : Capitulation de la Pologne face à l’Allemagne et l’URSS.
- 1956 : Accords franco-allemands sur la Sarre.
- 1962 : Le satellite de communications Canadien Alouette 1 est lancé de la base de Vandenberg, en Californie.
- 1971 : La sonde soviétique Luna 19 est lancée en direction de la lune.
- 1988 : La navette spatiale Discovery décolle de Cap Canaveral (Floride), avec 5 astronautes à son bord, pour une mission de 4 jours.
- 1988 : Le prix Nobel de la Paix est décerné aux casques bleus de l’Organisation des Nations unies.
- 1991 : En Haïti, suite à un coup d'État militaire, le président Jean-Bertrand Aristide est déposé
- 1995 : Khaled Kelkal, l’homme le plus recherché de France est abattu lors d’une fusillade avec les gendarmes à Vaugneray (Rhône).
- 2001 : Arnaud Tournant, cycliste, remporte sa troisième médaille d’or des championnats du monde de cyclisme sur piste
- 2002 : L’Espagnol Aitor Gonzalez remporte le Tour d'Espagne cycliste.
Naissances
- 1511 : Miguel Servet de Villanueva de Aragon, théologien calviniste espagnol.
- 1518 : Jacopo Tintoretto, peintre italien.
- 1547 : Miguel de Cervantes, écrivain espagnol.
- 1758 : Horatio Nelson, amiral anglais.
- 1765 : Karl Ludwig Harding, astronome allemand.
- 1803 : Charles Sturm, mathématicien français.
- 1901 : Enrico Fermi, physicien italien († 28 novembre 1954).
- 1902 : Miguel Alemán Valdés, président du Mexique de 1946 et 1952.
- 1912 : Michelangelo Antonioni, réalisateur et scénariste italien
- 1916 : Trevor Howard, acteur anglais.
- 1931 : Anita Ekberg, actrice suédoise
- 1935 : Jerry Lee Lewis, chanteur et pianiste américain
- 1943 : Lech Wałęsa, Président de la Pologne, leader du syndicat Solidarité et Prix Nobel de la Paix en 1983.
- 1953 : Jean-Claude Lauzon, cinéaste canadien, québécois
- 1964 : Tom Sizemore, acteur américain.
- 1981 : Fernando Alonso, coureur automobile espagnol
Décès
- 1364 : Charles de Blois seigneur français, duc de Bretagne
- 1839 : Mohs, physicien français
- 1902 : Émile Zola, écrivain français
- 1936 : Alphonse Charles de Bourbon, prince français, aîné des Capétiens et chef de la maison de France (87 ans)
- 1970 : John Dos Passos, romancier américain
- 1997 : Mounir Bachir, musicien irakien, « émir du oud »
- 1997 : Roy Lichtenstein, peintre de pop art, américain
- 1994 : Cheb Hasni, chanteur de raï, algérien
- 1995 : Khaled Kelkal, terroriste algérien (° 28 avril 1971)
- 2001 : Nguyên Van Thieu, président de la République du Viêt Nam de 1967 à 1975
- 2004 : Richard Sainct, triple vainqueur du Rallye Paris-Dakar à moto
- 2004 : Heinz Wallberg, chef d'orchestre allemand
Catégorie:Jour de l'année
ja:9月29日
ko:9월 29일
ms:29 September
simple:September 29
th:29 กันยายน
Lucerne
Lucerne (en allemand : Luzern) est une ville de Suisse centrale, chef-lieu du canton de Lucerne. Elle possède aussi une enclave dans le canton de Nidwald, au pied du Bürgenstock.
La ville est située sur le bord du Lac des Quatre-Cantons. Elle possède un pont de bois, devenu indissociable de la cité.
Monuments
- Le Pont de la Chapelle et sa tour
- Pont de bois avec un toit de tuiles de 204 m construit en 1333
- Sous son toit, on peut voir de nombreuses peintures de forme triangulaire
- En 1993, le pont est en grande partie détruit par le feu. Il a été reconstruit.
- La vieille ville
- Au nord, les fortifications (mur et tours du Müsegg), construites entre 1350 et 1403
- Le «Lion de Lucerne», sculpté en souvenir des mercenaires suisses morts au service du roi de France Louis XVI (1819)
- Architecture moderne
- Le Palais de la culture et des congrès (architecture par Jean Nouvel(1999), au bord du lac
- Le musée des beaux-arts
- La salle de concert du Lucerne festival
- La gare, qui a brûlé en 1968 et a été reconstruite en 1991. L'ancienne façade, à l'avant de la gare, a été maintenue.
Musées
- Le musée suisse des transports
- Collection de locomotives, wagons, autos, bateaux, avions et capsules spatiales.
- Cinéma circulaire IMAX
- Planétarium
- La maison Hans Erni, exposition du peintre lucernois Hans Erni
- Panorama Bourbaki [http://www.bourbakipanorama.ch]
- Montre l'armée du général français Charles Denis Bourbaki lors de son entrée en Suisse
- le musée Richard Wagner [(http://www.richard-wagner-museum.ch)) ], au bord du lac
- Les chambres de Wagner et une collection d'instruments
- La fondation Rosengart [http://www.rosengart.ch]
- Œuvres de Pablo Picasso et Paul Klee
- Le musée des beaux-arts[http://www.kunstmuseumluzern.ch]
- Le musée des Alpes [http://www.alpineum.ch/]
- Panorama des Alpes en 3 dimensions
- Le jardin des glaciers [http://www.gletschergarten.ch/ ]
- On peut observer Lucerne au temps de la glaciation
- Le palais des glaces (promenade dans un local rempli de miroirs)
- Musée historique [http://www.hmluzern.ch/]
- Musée d'histoire naturelle[http://www.naturmuseum.ch/]
Manifestations
- Le carnaval
- Fumetto, festival de la bande dessinée
- Lucerne Festival, important festival de musique classique[http://www.lucernefestival.ch]
- Blue Balls Festival, festival de jazz [http://www.blueballs.ch/]
- "Seenachtsfest", grands feux d'artifice sur le lac
- Rose d'Or, festival d'émissions de variété télévisée
- Précedemment à Montreux
- Le prix décerné s'appelle «La rose d'or»
Les personnalités
- C'est dans cette ville qu'est né et qu'a commencé sa carrière l'humoriste suisse Emil Steinberger, dit Emil.
- Le peintre Hans Erni
Hans Erni
Catégorie:ville de Suisse Catégorie:commune du canton de Lucerne
ja:ルツェルン
Suisse
La Suisse (en allemand Schweiz, en italien Svizzera, en romanche Svizra) est un pays d'Europe bordé par l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche et le Liechtenstein. Le pays a une longue tradition de neutralité politique et militaire, et abrite de nombreuses organisations internationales.
Histoire
Article détaillé : Histoire de la Suisse.
Peuplé dès la préhistoire, c'est néanmoins à l'époque celtique, grâce surtout aux Helvètes que le territoire suisse franchit le seuil de l'histoire. En 58 av. J.-C. les Helvètes, poussés par la pression migratoire des tribus germaniques, tentèrent de s'installer en Gaule mais battus à Bibracte par les armées de Jules César ils y sont reconduit dans le cadre de l'empire romain. Déjà largement christianisée, la Suisse fut occupée par les Burgondes et les Alamans au .
Incorporée successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs puis à l'empire carolingien, elle est rattachée au , à la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint Empire romain germanique. Elle est alors le théâtre de dures luttes féodales.
La date de 1291 a été choisie à la fin du comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle de l'alliance de trois cantons, contrôlant la route du Gotthard, nouvellement aménagée : Uri, Schwytz et Unterwald. Ces cantons confirmèrent leurs envies de liberté lors de la bataille de Morgarten en 1315.
Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochèrent d'eux au , fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confédération des VIII cantons. Le fut parsemé de conquêtes qui vit la Confédération atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s'alliant avec les territoires environnants (Valais, Appenzell, Saint-Gall, les ligues grises, Fribourg). Elle participa finalement aux guerres de Bourgogne. Enfin, à la suite des guerres de Souabe en 1499, les cantons furent indépendants de facto du Saint Empire. Ce n'est qu'aux traités de Westphalie en 1648 que cette indépendance fut reconnue.
La fin du vit une première opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans (1481), avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvrit la porte à cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, Bâle et Schaffhouse. Ainsi, au début du , la confédération des XIII cantons est née. Elle renforce ses alliances locales (Bienne, Saint-Gall, Neuchâtel) et étend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activités militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront désormais parler d'eux sur les champs de batailles européens et au Vatican.
Déchirée par la Réforme, les guerres de religions (Première guerre de Kappel (1529), évitée de justesse lors de l'épisode de la soupe au lait, Deuxième guerre de Kappel (1531), Première guerre de Villmergen (1656), Deuxième guerre de Villmergen (1712)) occupent la politique intérieure. La démocratie des premiers temps a laissé la place à des gouvernements oligarchiques bloquant toute réforme.
L'invasion française de 1798 libère les pays sujets et réforme profondément la Suisse en en faisant un état unitaire : la République Helvétique. Devant les troubles incessants, Napoléon impose l'Acte de médiation de 1803, rétablissant les cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons à part entière) tout en retirant Neuchâtel, Genève et le Valais qui redeviennent éphémèrement indépendants puis sont intégrés à l'Empire.
En 1814 et 1815, la Restauration crée un premier État fédéral, à 22 cantons et les luttes entre les conservateurs et les libéraux-radicaux aboutissent à la guerre du Sonderbund en 1847 et à la victoire de ces derniers. La fin du siècle voit l'apparition de l'État fédéral qui abolit les frontières intérieures, impose une monnaie unique et une armée de milice fédérale. La première constitution fédérale de 1848, qui a mis en place les bases politiques de la Suisse, fut révisée en 1874 en y ajoutant le droit de référendum.
Le début du voit la suite du travail législatif : un code pénal, puis un code civil fédéral sont créés et le droit d'initiative constitutionnel est introduit.
La Suisse échappe, grâce à son statut de neutralité, aux deux guerres mondiales et devient peu à peu le siège de nombreuses organisations internationales.
Devenue prospère dans les années 1960, la Suisse reste essentiellement à l'écart des grands bouleversements de l'Europe et n'adhère qu'au compte goutte aux différentes organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002).
Politique
Article détaillé : Politique de la Suisse
Le pouvoir législatif est exercé par l'Assemblée fédérale, qui est formée de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formé des représentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Chaque canton possède 2 sièges au Conseil des États (un seul pour les ½ cantons) et d'un nombre de sièges proportionnel à sa population au Conseil national.
Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil fédéral, formé de 7 membres, et de l'administration fédérale qui lui est subordonnée. Les membres du Conseil fédéral sont élus pour 4 ans par l'Assemblée fédérale, qui, en règle générale, reconduit les candidats sortants si ces derniers désirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette règle tacite a été mise à mal lors de la dernière élection de décembre 2003 avec la non-réélection de la conseillère fédérale démocrate-chrétienne Ruth Metzler-Arnold, évincée au profit du candidat de l'Union démocratique du centre (UDC) Christoph Blocher. Cette situation a donc modifié la répartition des sièges en fonction des partis politiques pour la première fois depuis l'introduction de la formule magique en 1959. Cette dernière vise à répartir les sièges du gouvernement fédéral proportionnellement au poids de chaque parti à l'Assemblée fédérale. Depuis 1959, et malgré la progression depuis le début des années 1990 de l'UDC, cette répartition n'avait jamais été modifiée et était composée comme suit : 2 sièges pour le Parti radical-démocratique (PRD), 2 pour le Parti démocrate-chrétien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siège pour l'UDC. Les élections fédérales de l'automne 2003 ayant confirmé la montée en puissance de l'UDC, les partis gouvernementaux se sont résolus, sous une certaine pression populaire, à revoir la répartition des sièges du Conseil fédéral.
Le Conseil fédéral fonctionne selon le principe de collégialité, ce qui signifie que les décisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n'est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fédéraux. Selon ce principe, ceux qui s'opposent à une mesure qui est adoptée par le collège doivent tout de même défendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces dernières années, notamment lors de campagnes précédant des votations populaires.
Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rôle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.
Fédéralisme
La Suisse est divisée en 26 cantons, contenant chacun plusieurs, voire des centaines de communes. Les cantons sont plus ou moins autonomes constitutionnellement (chacun ayant sa propre constitution), ainsi que du point de vue législatif, judiciaire, fiscal et administratif. Un certain nombre de domaines sont ainsi gérés uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l'éducation, la gestion des hôpitaux (sauf les hôpitaux communaux et privés), la construction et l'entretien de la majorité des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement à l'armée), d'autres charges sociales ou encore le contrôle de la fiscalité.
Ils ont tous leur propre parlement (appelé dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelé dans la plupart des cantons francophones Conseil d'État).
Démocratie semi-directe
Une particularité de la démocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrôle sur ses élus, car la Suisse est une démocratie que l'on peut qualifier de semi-directe, dans le sens où elle a des éléments d'une démocratie représentative (élection des membres des parlements ainsi que des exécutifs cantonaux) et d'une démocratie directe. En effet, en Suisse, le corps électoral dispose de deux instruments qui lui permettent d'agir sur un acte décidé par l'État : il s'agit du référendum, qui peut être facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps électoral de déclencher une procédure permettant l'adoption, la révision, ou l'abrogation d'une disposition constitutionnelle.
- Le référendum facultatif permet de remettre en cause une loi votée par l'Assemblée fédérale. Il est facultatif car il nécessite la récolte de 50 000 signatures en l'espace de 100 jours pour qu'il aboutisse à une consultation populaire. Si tel n'est pas le cas, la loi est considérée comme adoptée. Lors de la votation, seule la majorité de la population est prise en compte.
- Le référendum obligatoire impose, comme son nom l'indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prévus par la constitution fédérale. Il implique la double majorité de la population et des cantons.
- L'initiative populaire au niveau fédéral est un instrument qui permet à un comité de citoyens de proposer une modification de la constitution fédérale, que ce soit dans le but d'y introduire une nouvelle disposition ou d'en modifier ou abroger une déjà existante. Elle ne concerne en revanche pas les actes de rang législatif. Si les initiants parviennent à réunir 100 000 signatures dans un délai de 18 mois, le projet est soumis au peuple. Pour que le projet soit accepté lors de la consultation populaire, la double majorité de la population et des cantons est nécessaire, ce qui rend bien sûr plus difficile le succès d'une initiative populaire (15 acceptées en 114 ans). Par ailleurs, les autorités fédérales ont la possibilité d'y opposer un contre-projet qui permet souvent de reprendre les éléments attractifs d'une initiative tout en laissant de côté les aspects trop contraignants ou jugés extrêmes de cette dernière. Il arrive qu'un contre-projet donne satisfaction aux initiants qui peuvent décider dès lors de le soutenir également, voire même de retirer leur initiative. Dans ce cas, seul le contre-projet est soumis au peuple.
Ces possibilités sont fréquemment utilisées, ce qui fait que la Suisse est un pays où l'on vote très souvent (en moyenne 4 à 5 fois par an avec généralement plusieurs objets soumis en même temps). Afin de garantir une transposition des directives dans les délais, ce système devrait être réformé en cas d'adhésion à l'Union européenne (UE). De plus, les initiatives incompatibles avec le droit européen devraient être invalidées, dans la mesure où le droit communautaire prime sur le droit national. La crainte d'une perte de souveraineté est d'ailleurs l'un des arguments des opposants à cette adhésion.
Initiatives populaires acceptées
Voici la liste des 15 initiatives populaires acceptées par le peuple et les cantons depuis l'instauration de cette institution :
- 20 août 1891 : Interdiction d'abattre le bétail de boucherie sans l'avoir préalablement étourdi (191 527 oui contre 127 101 non et 13 cantons contre 12)
- 5 juillet 1908 : Interdiction de l'absinthe (241 078 oui contre 138 669 non et 23 cantons contre 2)
- 13 octobre 1918 : Élection proportionnelle du Conseil national (299 550 oui contre 149 035 non et 22 cantons contre 3)
- 21 mars 1920 : Interdiction des maisons de jeu (271 947 oui contre 241 441 non et 13 cantons contre 12)
- 30 janvier 1921 : Référendum facultatif en matière de traités internationaux (398 538 oui contre 160 004 non et 23 cantons contre 2)
- 2 décembre 1928 : Maintien des kursaals (296 395 oui contre 274 528 non et 16 cantons contre 9)
- 11 septembre 1949 : Retour à la démocratie directe (clause d'urgence) (280 755 oui contre 272 599 non et 14 cantons contre 11)
- 28 novembre 1982 : Tendant à empêcher des abus dans la formation des prix (730 938 oui contre 530 498 non et 18 cantons contre 8)
- 6 décembre 1987 : Initiative de Rothenthurm (protection des marais) (1 153 448 oui contre 843 555 non et 23 cantons contre 3)
- 23 septembre 1990 : Halte à la construction de centrales nucléaires (946 077 oui contre 789 209 non et 22 cantons contre 3)
- 26 septembre 1993 : Pour un jour de la fête nationale férié (1 492 285 oui contre 289 122 non et 26 cantons contre 0)
- 20 février 1994 : Protection des régions alpines contre le trafic de transit (954 491 oui contre 884 362 non et 19 cantons contre 7)
- 3 mars 2002 Adhésion de la Suisse à l'Organisation des Nations unies (1 489 110 oui contre 1 237 629 non et 13 cantons contre 13 [11 + 2 ½ contre 9 et 4 ½)
- 8 février 2004 : Internement à vie pour les délinquants sexuels ou violents jugés très dangereux et non amendables (1 198 867 oui contre 934 569 non et 24 cantons contre 2)
- 27 novembre 2005 : Pour des aliments produits sans manipulations génétiques (1 125 357 oui contre 896 372 non et 26 cantons contre 0)
Dernières votations
- 5 juin 2005 (participation de 56,5%) :
- L'arrêté fédéral portant approbation et mise en œuvre des accords bilatéraux d'association à l'Espace Schengen et à l'Espace Dublin est accepté par 54,6% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception notable de l'UDC et des milieux nationalistes, soutenaient ce projet. La Suisse romande l'approuve nettement tout comme les cantons alémaniques de Bâle-Ville, Berne, Soleure, Zoug et Zurich.
- La loi fédérale sur le partenariat enregistré entre personnes du même sexe, qui prévoit la création d'un PACS fédéral offrant aux couples homosexuels des droits relativement similaires à ceux accordés aux couples mariés, est acceptée par 58% des voix. Les milieux de la droite conservatrice, tels que l'UDC, l'Union démocratique fédérale et les Démocrates suisses (DS) constituaient les seules forces politiques à s'opposer à cette loi. Certains cantons catholiques ont cependant refusé le projet comme le Valais et le Jura.
- 25 septembre 2005 (participation de 53,8%) : L'arrêté fédéral relatif à l'extension de l'accord sur la libre circulation des personnes aux nouveaux états membres de l'UE et à la révision des mesures d'accompagnement liées à cette extension est accepté par 56% des voix. Les principales forces politiques du pays, à l'exception des DS, d'une partie de l'UDC, de l'Alliance de gauche et du Mouvement pour le socialisme, soutenaient ce projet. La Suisse centrale et le Tessin ont cependant refusé le projet.
- 27 novembre 2005 (participation de 41,8%) :
- L'initiative populaire pour des aliments produits sans manipulations génétiques est acceptée par 55,7% des voix et la totalité des 26 cantons. Les paysans, les partis de gauche et les associations de consommateurs soutenaient ce projet. C'est la 15 fois en 114 ans qu'une initiative populaire est acceptée par le peuple et la seconde fois que la totalité des cantons s'y rallient.
- La modification de la loi sur le travail, qui prévoit l'ouverture dominicale de l'ensemble des commerces des principales gares et des aéroports du pays, est acceptée par 50,6% des voix. Les syndicalistes et les partis de gauche constituaient les principales forces politiques à s'opposer à cette loi. Ce sont les cantons urbains (Genève, Zurich, Bâle, Berne et Argovie) qui réussissent à faire pencher la balance en faveur de la loi.
Cantons
Argovie
Article détaillé : Cantons suisses
La Suisse est constituée de 26 cantons, souverains selon leurs constitutions respectives (6 de ces cantons étaient auparavant considérés comme des demi-cantons et ne possèdent, encore aujourd'hui, qu'une voix chacun au lieu de deux au Conseil des États et lors des votations fédérales). La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de la souveraineté des cantons. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons.
Les cantons possèdent un gouvernement (appelé Conseil d'État) et un parlement (appelé Grand Conseil). Seule exception, le canton du Jura, le dernier à rejoindre la Confédération helvétique et entré en souveraineté en 1979, a lui conservé les appellations classiques gouvernement et parlement pour les organes exécutif et législatif. Les cantons suisses disposent par ailleurs d'un pouvoir judiciaire.
La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km² et leur population de 15 000 à 1 261 000 habitants (2004).
Géographie
Article détaillé : Géographie de la Suisse
Villes principales : Zurich, Genève, Bâle, Berne, Lausanne
Communes politiques : 2880 (2001)
Voir aussi : Villes de Suisse ~ Liste des cours d'eau de Suisse ~ Liste des lacs de Suisse
Économie
Article détaillé : Économie de la Suisse
Malgré l'absence de ressources naturelles, l’économie suisse figure parmi les plus prospères et les plus développées du monde. Orienté vers les services, comme les banques et les assurances, et la mécanique de précision, le pays produit surtout des biens à forte valeur ajoutée. Le niveau de vie est l'un des plus élevés d'Europe. De plus, sa stabilité et sa neutralité ont attiré bon nombre de capitaux étrangers et d'organisations internationales comme l'ONU.
Après plusieurs années de croissance nulle ou faible, une reprise s'est fait ressentir en 2004 avec une hausse de 1,7% et un PIB dépassant les 435 milliards de francs suisses. Le taux de chômage reste particulièrement bas (environ 3.5% en juillet 2005) et l'inflation relativement faible.
Population
inflation
Article détaillé : Population de la Suisse
La Suisse est à la croisée de plusieurs grands pays européens qui ont influencé ses langues et sa(ses) culture(s).
La Suisse a quatre langues officielles : l'allemand (64 % ; blanc) au nord et au centre, le français (19 % ; bleu) à l'ouest, l'italien (8 % ; rouge) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlée par une petite minorité (moins de 1 % ; vert) dans le sud-est du canton des Grisons.
L'allemand est la langue la plus répandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle généralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou Schwyzerdütsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L'usage de l'allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand » – est limité aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d'élever le niveau d'allemand des élèves qui généralement préfèrent parler le dialecte, plusieurs cantons alémaniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposé l'usage systématique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s'exprimer exclusivement dans cette langue.
Le français est parlé dans l'ouest du pays, région généralement appelée Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (Genève, Jura, Neuchâtel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes (en majorité francoprovençaux, sauf dans le canton du Jura qui appartient à l'aire de la langue d'oïl) sont encore pratiqués localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l'usage quotidien.
Quant à l'italien, il est parlé dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallées méridionales des Grisons. L'usage du dialecte tessinois, apparenté aux parlers lombards, y demeure très vivant.
La plupart des Suisses parlent plus d'une langue, et les résidents et travailleurs étrangers représentent environ 20% de la population.
Le romanche n'a pas le même statut que l'allemand, le français et l'italien. Selon l'[http://www.admin.ch/ch/f/rs/101/a70.html alinéa 1 de l'article 70] de la constitution fédérale, les langues officielles de la Confédération sont l'allemand, le français et l'italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la Confédération entretient avec les personnes de langue romanche.
L'anglais est parfois utilisé dans le monde du travail, y compris par l'administration. Il n'a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut désigner dans une seule langue des institutions suisses : Confoederatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc.
La majorité des formations supérieures ne sont enseignées que dans deux langues (allemand et français), dans une seule (allemand pour la formation de vétérinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mélangées : professeurs et étudiants parlent leur langue maternelle (diplôme d'expert en assurances de pensions).
Culture
Article détaillé : Culture de la Suisse
Voir aussi : Liste de Suisses célèbres ~ Liste des Expositions nationales suisses
Fêtes et jours fériés
Seule la Fête nationale, le est ancrée dans la constitution. Chaque canton est libre de fixer jusqu'à 8 jours fériés dans l'année. 21 cantons utilisent intégralement cette possibilité. Légalement, les jours fériés sont assimilés à des dimanches et ont donc les mêmes restrictions que ceux-ci en matière d'ouverture des magasins et des entreprises et de trafic routier.
Les jours fériés varient donc beaucoup d'un canton à l'autre. Seuls Noël, le Nouvel-An et le 1 août sont communs à tous, les autres fêtes (vendredi et lundi de Pâques, Ascension, lundi de Pentecôte et Fête Dieu, Assomption et Toussaint, Jeûne Fédéral ou Jeûne Genevois) étant reconnues par les cantons selon leur tradition, principalement religieuse catholique ou protestante.
À côté des jours fériés, il y a également des jours chômés. Ces jours-là, non assimilés à des dimanches, de nombreuses entreprises et administrations sont néanmoins fermées dans le canton concerné.
! Date !! Nom !! !!
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| || Nouvel An || Tous ||
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| 2 janvier || Berchtoldtag || Berne, Jura, Argovie, Zoug, Neuchâtel (seulement si le 1 est un dimanche) || Jura, Vaud, Fribourg, Neuchâtel, Argovie, Glaris, Lucerne, Obwald, Schwytz, Soleure, Zurich
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| 6 janvier ||Épiphanie || Schwytz, Tessin, Uri ||
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| || Indépendance || Neuchâtel ||
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| 19 mars || Saint-Joseph || Tessin, Valais, Lucerne (demi-jour), Nidwald, Schwytz, Uri ||
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| || Fahrtsfest || Glaris ||
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| mobile || Vendredi saint || Tous sauf Tessin et Valais ||
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| mobile || Lundi de Pâques || Genève, Jura, Tessin, Vaud, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
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| mobile || Ascension || Tous ||
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| mobile || Lundi de Pentecôte || Berne, Genève, Jura, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures , Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri, Zurich || Fribourg, Vaud, Neuchâtel, Lucerne, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
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| || Fête du Travail || Jura, Tessin, Bâle ville, Bâle compagne, Schaffhouse, Soleure , Uri, Zurich ||
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| 23 juin || Commémoration du plébiscite || Jura ||
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| mobile || Fête-Dieu || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug ||
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| 29 juin || St-Pierre et Paul || Tessin ||
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| || Fête nationale || Tous (fédéral) ||
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| 15 août || Assomption || Valais, Fribourg, Jura, Lucerne, Tessin, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Obwald, Nidwald, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug ||
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| jeudi suivant le 1 dimanche de septembre
| Jeûne genevois || Genève ||
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| lundi suivant le 3 dimanche de septembre || Lundi du jeûne fédéral || Vaud || Neuchâtel
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| 25 septembre || Fête de St-Nicolas-de-Flüe || Obwald ||
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| || Toussaint || Fribourg, Jura, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Appenzell Rhodes-Intérieures, Glaris, Obwald, Nidwald, Saint-Gall, Soleure, Schwytz, Uri, Zoug ||
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| 8 décembre || Immaculée Conception || Fribourg, Tessin, Valais, Lucerne, Argovie, Lucerne, Obwald, Nidwald, Schwytz, Uri, Zoug ||
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| 12 décembre || L'Escalade || Genève ||
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| 25 décembre || Noël || Tous ||
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| 26 décembre || Saint-Etienne || Berne, Neuchâtel (seulement si le 25 est un dimanche), Tessin, Argovie, Zurich, Lucerne, Appenzell Rhodes-Intérieures, Appenzell Rhodes-Extérieures, Berne, Bâle ville, Bâle campagne, Glaris, Grisons, Saint-Gall, Schaffhouse, Schwytz, Thurgovie, Uri || Fribourg, Obwald, Nidwald, Soleure, Zoug
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| 31 décembre || Restauration de la République || Genève ||
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Prix Nobel de la paix
Le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix. » selon les volontés d'Alfred Nobel. Ceci comprend la lutte pour la paix, les droits de l'homme, l'aide humanitaire, la liberté.
Le prix de l'année peut être partagé entre deux, voire trois personnalités ou institutions. Il a été attribué pour la première fois en 1901.
Aucun prix n'a été décerné pendant les deux conflits mondiaux (sauf en 1917 et 1945) et les années où aucun candidat n'a pu faire l'unanimité.
D'abord occidentale, l'origine des candidats s'est progressivement étendue au monde entier.
Le prix Nobel de la paix a aujourd'hui une extraordinaire importance politique, certains prix ayant une valeur de désaveu de gouvernements autoritaires.
Certaines nominations ont eu une résonance particulière comme celle de Theodore Roosevelt en 1906 qui fut fortement contestée car Roosevelt était militariste. On peut également citer celle du journaliste allemand antinazi Carl von Ossietzky en 1935.
Comme l'avait décidé Alfred Nobel, les lauréats du prix Nobel de la paix sont choisis par un comité nommé par le parlement norvégien, les autres prix Nobel sont sélectionnés par l'Institution académique suédoise.
Liste des lauréats du prix Nobel de la paix
; 1901 : Henry Dunant (Suisse), fondateur du Comité international de la Croix-Rouge et promoteur de la Convention de Genève.
: Frédéric Passy (France), fondateur et président de la Société française pour l'arbitrage entre nations.
; 1902 : Élie Ducommun (Suisse) et Charles Albert Gobat, secrétaires honoraires du Bureau international permanent de la Paix à Berne.
; 1903 : Sir William Randal Cremer (Royaume-Uni), secrétaire de la Ligue internationale d'Arbitrage .
; 1904 : Institut de Droit international (Gand, Belgique).
; 1905 : Baronne von Suttner, née Comtesse Kinsky von Chinic und Tettau (Autriche), écrivain, président honoraire du Bureau international permanent de la Paix.
; 1906 : Theodore Roosevelt (États-Unis), président des États-Unis, pour son aide lors des négociations de paix dans la Guerre russo-japonaise.
; 1907 : Ernesto Teodoro Moneta (Italie), président de la Ligue lombarde pour la paix.
: Louis Renault (France), professeur de droit international.
; 1908 : Klas Pontus Arnoldson (Suède), fondateur de la Ligue suédoise pour la paix et l'arbitrage.
: Fredrik Bajer (Danemark), président honoraire du Bureau international permanent de la paix.
; 1909 : Auguste Marie Francois Beernaert (Belgique), membre de la Cour internationale d'arbitrage.
: Paul Henri Benjamin Balluet d'Estournelles de Constant, Baron de Constant de Rebecque (France), fondateur et président du groupe parlementaire français du Comité de défense des intérêts nationaux et de conciliation internationale
; 1910 : Bureau international permanent de la Paix, (Berne).
; 1911 : Tobias Michael Carel Asser (Pays-Bas), initiateur de la Conférence de droit international privé à La Haye.
: Alfred Hermann Fried (Autriche), fondateur de Die Waffen Nieder.
; 1912 : Elihu Root (États-Unis), pour l'initiative de plusieurs accords d'arbitrage.
; 1913 : Henri La Fontaine (Belgique), président du Bureau international permanent de la Paix.
; 1914-1916 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué.
; 1917 : Comité international de la Croix-Rouge, Genève.
; 1918 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué.
; 1919 : Woodrow Wilson (États-Unis) pour avoir fondé la Société des Nations.
; 1920 : Léon Bourgeois, président du conseil de la Société des Nations.
; 1921 : Karl Hjalmar Branting (Suède), premier ministre suédois, délégué au Conseil de la Société des Nations.
: Christian Lous Lange (Norvège), secrétaire général de l'Inter-Parliamentary Union
; 1922 : Fridtjof Nansen (Norvège), délégué norvégien à la Société des Nations, à l'origine des passeports Nansen pour les réfugiés.
; 1923-1924 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué.
; 1925 : Sir Austen Chamberlain (Royaume-Uni) pour les accords de Locarno.
: Charles Dawes (États-Unis), président de la Commission de réparation alliée et créateur du Plan Dawes.
; 1926 : Aristide Briand (France) pour les accords de Locarno .
: Gustav Stresemann (Allemagne) pour les accords de Locarno.
; 1927 : Ferdinand Buisson (France), fondateur et président de la Ligue des droits de l'Homme.
: Ludwig Quidde (Allemagne), délégué à de nombreuses conférences de paix.
; 1928 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué.
; 1929 : Frank Billings Kellogg (États-Unis) pour le Pacte Briand-Kellogg.
; 1930 : Archevêque Nathan Söderblom (Suède), leader du mouvement œcuménique.
; 1931 : Jane Addams (États-Unis), présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL-WILFP)
: Nicholas Murray Butler (États-Unis) pour sa promotion du Pacte Briand-Kellogg.
; 1932 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué.
; 1933 : Sir Norman Angell (Ralph Lane) (Royaume-Uni), écrivain, membre du Comité exécutif de la Société des Nations et du Conseil national de la Paix.
; 1934 : Arthur Henderson (Royaume-Uni), président de la Conférence sur le désarmement de la Société des Nations
; 1935 : Carl von Ossietzky (Allemagne), journaliste pacifiste.
; 1936 : Carlos Saavedra Lamas (Argentine), président de la Société des Nations et médiateur dans le conflit entre le Paraguay et la Bolivie.
; 1937 : Vicomte Cecil of Chelwood (Lord Edgar Algernon Robert Gascoyne Cecil), fondateur et président de l'International Peace Campaign.
; 1938 : Office international Nansen pour les réfugiés, Genève.
; 1939-1943 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué.
; 1944 : Comité international de la Croix-Rouge (attribué rétroactivement en 1945).
; 1945 : Cordell Hull (États-Unis) pour sa participation à la création des Nations unies.
; 1946 : Emily Greene Balch (États-Unis), présidente honoraire de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL-WILFP).
: John Raleigh Mott (États-Unis), président du Co | | |