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1915Catégorie:1915
Cette page concerne l'année 1915 du calendrier grégorien.
Événements
- 5 septembre : Conférence pacifiste à Zimmerwald.
- 19 janvier : premier bombardement aérien de civils par un zeppelin en Angleterre.
- 4 février : Premières attaques sous-marines allemandes.
- En février, Échec de la tentative de percée française en Champagne (février-mars).
- 22 avril : Première utilisation de gaz asphyxiants près d'Ypres.
- 24 avril : Arrestation et déportation de plus de 600 intellectuels arméniens de Constantinople par les Jeunes Turcs. Date considérée symboliquement comme marquant le début du génocide des Arméniens
- 25 avril : Débarquement d'un corps expéditionnaire allié aux Dardanelles.
- 26 avril : Traité de Londres entre les alliés et l'Italie.
- 7 mai : Torpillage par les Allemands du paquebot britannique Lusitania
- 23 mai : Entrée de l'Italie en guerre au côté des alliés.
- En mai, Échec de la tentative de percée en Artois (Mai-juin).
- En mai, Offensives allemandes contre la Russie (mai-oct.).
- 25 septembre : Échec d'une tentative française de percée en Artois (25 sept-11 oct).
Europe
- Début du ministère de coalition d'Herbert Asquith, Premier ministre d'Angleterre (fin en 1916).
France
- 29 octobre : Aristide Briand Président du Conseil en France.
- Création du constructeur automobile « Citroën ».
- Émission d'un emprunt national à 5% pour financer la guerre.
- L'inflation se monte à 20%.
- 9 janvier : les autorités fédérales décrètent le monopole des céréales.
- 16 mai : Inauguration du tunnel du Mont-d’Or qui raccourcit de 17 km le trajet Vallorbe-Paris.
- 27 juillet : Le Conseil fédéral promulgue une ordonnance controversée sur la censure.
- 5 septembre : Réunion à Zimmerwald (BE), de leaders socialistes de onze pays européens, dont Léon Trotsky et Lénine.
Afrique
Amériques
Amérique du Nord
- Harvey Spencer Lewis fonde l'A.M.O.R.C. (Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix).
- Refondation du Ku Klux Klan.
Amérique Latine
Océanie & Pacifique
Proche-Orient & monde arabe
- 30 mai : Empire ottoman : Ordre de déportation des Arméniens dans les déserts d'Irak et de Syrie, des centaines de milliers de personnes meurent.
Arts & culture
- 8 février et 3 mars : Première à Los Angeles et sortie du film de David Wark Griffith : Naissance d'une Nation.
Beaux-Arts
- En décembre, exposition à Petrograd du tableau Carré noir sur fond blanc de Malevitch.
- Naissance du mouvement Dada.
Littérature
- Disparition de la Gazette, le premier hebdomadaire français (fondé en 1631).
- L'écrivain autrichien Franz Kafka publie La Métamorphose.
- Romain Rolland, Prix Nobel de littérature pour son œuvre majeure Jean-Christophe.
Sciences & techniques
- 22 avril : Première utilisation de gaz asphyxiants près d'Ypres en Belgique.
- Le physicien Albert Einstein expose sa théorie de la relativité générale.
- Premier appel téléphonique transcontinental entre New York et San Francisco.
Sports
- 30 janvier : John Profumo, homme politique britannique
- 15 février : Georges Gorse, homme politique français
- 5 mars : Laurent Schwartz, mathématicien français († en 2002, 87 ans)
- 7 mars : Jacques Chaban-Delmas, homme politique français († en 2000, 85 ans)
- 21 avril : Anthony Quinn, acteur mexicain († en 2001, 86 ans)
- 6 mai : Orson Welles, acteur et réalisateur américain († en 1985, 70 ans)
- 15 mai :
- Paul Samuelson, économiste américain
- Mario Monicelli, scénariste et réalisateur italien
- 4 juin : Modibo Keïta, homme politique malien († en 1977, 62 ans)
- 24 juin : Fred Hoyle, cosmologiste britannique († en 2001, 86 ans)
- 11 juillet : Guy Schoeller, éditeur français
- 29 août : Ingrid Bergman, actrice de cinéma suèdoise († en 1982, 67 ans)
- 24 octobre : Bob Kane, dessinateur américain de comics, créateur de Batman († en 1998, 83 ans)
- 19 décembre : Édith Piaf, chanteuse française († en 1963, 48 ans)
- 27 décembre : William Howell Masters, sexologue américain
- 28 septembre : Ethel Rosenberg, espionne (?) américaine exécutée († en 1953, 38 ans)
- Michel Bréal, linguiste français
- Eugène Ducretet, ingénieur, pionner français de la radio
- 9 mai : François Faber, cycliste
- 2 juillet : Porfirio Díaz, président du Mexique jusqu'en 1911
- 10 septembre : Charles-Eugène Boucher de Boucherville, premier ministre du Québec
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Article principal : 1915
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Calendrier grégorienLe calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.
Structure du calendrier
Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile).
Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.
Subdivisions
Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres :
Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche.
L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.
L'ajustement grégorien
L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été.
La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour.
Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900.
En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.
Remplacement du calendrier grégorien
Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne.
Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer.
D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques.
Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française.
La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires.
Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses.
Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même.
Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !
Liens externes
- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]
Voir aussi
- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601
Grégorien
als:Gregorianischer Kalender
ja:グレゴリオ暦
ko:그레고리력
ms:Kalendar Gregory
simple:Gregorian calendar
th:ปฏิทินเกรกอเรียน
Première Guerre mondiale
La Première Guerre mondiale dura de 1914 à 1918. Ce fut le premier conflit couvrant plus de la moitié de la Terre, d'où le nom de « guerre mondiale ». Cependant, antérieurement au début de la Seconde Guerre mondiale, on appelait cette guerre « la Grande Guerre », « la Guerre des Guerres » ou la « Der des Ders ».
Causes
Il existe de nombreuses causes au déclenchement de la Première Guerre mondiale et rétrospectivement, elle paraît inévitable. Cependant, à plusieurs reprises, le déclenchement de la guerre aurait pu être évité (épisode de la canonnière d'Agadir, nombreux incidents de frontières franco-allemands, nombreuses Guerres des Balkans sans conséquences sur le reste du monde).
Rivalités économiques et coloniales
À la fin du , l'Europe domine le monde, technologiquement, financièrement, économiquement, et surtout politiquement. Le Royaume-Uni surtout, mais également la France ont un empire immense qui assurait une quasi exclusivité de commerce et d'exploitation des richesses sur un régime colonial. Entre 1914 et 1918, les colonies, les dominions et les protectorats ont participé à l'effort de guerre en envoyant des matières premières, du matériel et des hommes en Europe.
L'Afrique est presque entièrement colonisée (à l'exception du Liberia et de l'Éthiopie) et se trouve au coeur des tensions européennes. Alors que la France contrôle une grande partie de l'Afrique de l'Ouest, les Britanniques sont présents dans l'est du continent. Un conflit entre ces deux métropoles aurait pu éclater avec l'incident de Fachoda. Mais la montée en puissance de l'Allemagne les a rapprochées dans l'Entente cordiale. L'Allemagne, qui ne possédait qu'un empire colonial limité (Cameroun, Namibie, Tanzanie, Togo, îles Carolines et îles Marshall d'aujourd'hui) et réalisant de façon tardive son unité, était arrivée trop tard dans la compétition coloniale et le partage du monde entre Européens. Surtout, elle ne dispose pas de colonies de peuplement. Elle manifeste ses prétentions sur le Maroc au cours de deux crises en 1905 et 1911, qui l'ont opposée à la France.
L'influence européenne en Asie est moins spectaculaire, mais suscite également des problèmes. La Chine littorale tombe sous la domination économique occidentale. Les États-Unis, le Japon et la Russie sont des puissances concurrentes des états européens dans cette région. L'empire turc ottoman est placé sous la tutelle financière et économique allemande. Les Russes souhaitent étendre leur contrôle sur le débouché méditerranéen.
Enfin, c'est la puissance industrielle allemande qui inquiète les états européens : les produits allemands inondent les marchés français et britanniques.
Les questions nationales
A la veille du conflit, l'Europe est en proie aux problèmes des nationalités et des revendications de territoires. Ces difficultés concernent surtout le centre du continent :
- L'Alsace-Lorraine, perdue à la suite de la défaite française de 1870-1871 est intégrée à l'empire allemand. Les Français souhaitent la reprendre et vivent dans un esprit revanchard et germanophobe. Dans les écoles françaises, où allaient tous les enfants depuis les lois de Jules Ferry, on coloriait l'Alsace et la Lorraine en noir sur la carte de France — territoires qu'elle avait dû céder à l'Allemagne par le Traité de Francfort. Cette génération a donc été élevée avec le syndrome du membre amputé. En 1914, il n'y a que 1 % de déserteurs. Ils étaient 30 % en 1870.
;Les Balkans : Les pays des Balkans, libérés de l'Empire ottoman, sont l'objet de rivalités entre les grandes puissances européennes. L'Empire ottoman qui s'émiette peu à peu (guerres balkaniques), ne possède plus en Europe, à la veille de la guerre, qu'Istanbul. Tous les jeunes pays issus de sa décomposition (Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Monténégro, Albanie) s'affrontent. La Serbie veut obtenir un débouché maritime et soutient les revendications des Slaves des Balkans. Elle est alliée à l'empire russe.
De plus, les deux ennemis séculaires de l'Empire ottoman poursuivent leur politique traditionnelle. L'Autriche-Hongrie désire continuer son expansion dans la vallée du Danube, jusqu'à la mer Noire. La Russie, elle, est liée historiquement et culturellement aux Slaves des Balkans, de confession orthodoxe, et leur a déjà souvent prêté son appui dans le passé. Elle dispose donc d'alliés naturels dans sa politique de conquête d'un accès à une mer chaude (Mer Méditerranée). Cette politique passe par le contrôle des Détroits. Évidemment, ces deux politiques entre une puissance catholique et une puissance orthodoxe provoquent des affrontements (les deux empires possèdent d'ailleurs un aigle bicéphale comme emblème).
; Les ambitions italiennes : L'Italie veut prendre des territoires au voisin autrichien, s'étendre en Dalmatie et contrôler la mer Adriatique.
; Les empires multinationaux : Les empires d'Autriche-Hongrie, de Russie et d'Allemagne regroupent différents peuples qui revendiquent plus d'autonomie ou une reconnaissance politique. Ainsi, les Polonais sont privés d'état souverain et se trouvent partagés entre l'Allemagne, la Russie et l'empire d'Autriche-Hongrie.
Système d'alliances et course aux armements
De vastes systèmes d'alliances se créèrent : la France, le Royaume-Uni et la Russie d'un côté (cette alliance se nomme la Triple-Entente), l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie, ennemi de la Russie et de la Serbie (la Triple-Alliance ou Triplice). Dans les deux camps, la course aux armements s'accélère et on assiste à une surenchère dans la préparation de la guerre. Les dépenses consacrées aux armées s'envolent. Le matériel est modernisé et la durée du service militaire allongée dans plusieurs pays.
L'engrenage infernal
L'événement déclencheur fut le double assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par Gabriel Princip. L'Autriche-Hongrie suspectant, dans l'ombre de ce nationaliste, des organisations secrètes ayant leurs bases arrières en Serbie, elle exigea de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposa la Serbie pour des raisons de souveraineté. L'Autriche posa alors un ultimatum le 28 juillet à la Serbie. La Serbie ne céda pas. L'attaque de la Serbie par l'Autriche déclencha les dispositions prévues par les alliances : le 30, les Russes mobilisent leurs troupes et se préparent à entrer en guerre pour aider leurs alliés serbes, le les Allemands vinrent à leur tour prêter main-forte aux Autrichiens en déclarant la guerre à la Russie, puis le 3 à la France. Le 4, le Royaume-Uni déclara la guerre à l'Allemagne, dès l'invasion par celle-ci de la Belgique neutre.
Chronologie
- 25 juillet : L'Autriche-Hongrie adresse un ultimatum à la Serbie dans lequel elle exige de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposera la Serbie pour des raisons de souveraineté. Le temps laissé à la Serbie pour répondre à cet ultimatum est de 48 heures.
- 28 juillet : L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie
- 31 juillet : L'Allemagne adresse un ultimatum à la France lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Russie si cette dernière venait à prendre la défense de la Serbie et un autre à la Russie lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Serbie
- 1 août : L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, suite à la réponse russe
- 2 août : L'Allemagne attaque militairement le Luxembourg neutre
- 2 août : L'Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique
- 3 août : La Belgique, neutre, rejette l'ultimatum allemand
- 3 août : L'Allemagne déclare la guerre à la France qui avait répondu que « la France agirait conformément à ses intérêts »
- 4 août : L'Allemagne attaque militairement la Belgique neutre
- 4 août : Le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l'Allemagne lui demandant de retirer ses troupes de Belgique. Le Gouvernement de Londres ne recevra aucune réponse.
- le 4 août 1914, au soir, l'Allemagne est en guerre contre
- la Russie (1/8)
- le Luxembourg (2/8)
- la France (3/8)
- la Belgique
- le Royaume-Uni (4/8)
Cela pour soutenir un allié, l'Autriche-Hongrie, qui n'est en guerre contre aucun de ces pays.
L'Autriche-Hongrie, elle, est officiellement en guerre contre un pays, la Serbie, qui n'est pas en guerre avec l'Allemagne.
L'Autriche-Hongrie et la Russie n'entreront en guerre que le 6 Août 1914 (Déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Russie du 6 août 1914).
La situation ainsi exposée montre que ce n'est pas le fonctionnement des alliances qui permet de donner une explication au déclenchement du premier conflit mondial. En effet, les gouvernements de bon nombre de pays n'ont même pas eu à se poser la question de savoir s'ils allaient, oui ou non, faire fonctionner leurs alliances (la Russie et la France se sont trouvés dans ce cas). En outre, l'existence des alliances avaient été un frein au déclenchement d'un conflit lors des crises précédentes (crises marocaines, guerres balkaniques, annexion de la Bosnie, etc.). Si ce frein n'a pas fonctionné en juillet 1914, c'est que les Empereurs, les Gouvernements et les Etats-Majors de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie ont tout fait pour que le conflit éclate.
La guerre, une fois commencée, mettra quatorze mois à atteindre la Serbie, c'est-à-dire le point où, "officiellement", elle aurait dû commencer.
Mais, il faut bien se rendre compte que l'atmosphère politique internationale au début du XXè siècle était extrêmement chargée; les vélléités belliqueuses des uns et des autres s'affichaient ouvertement. Le nationalisme exacerbé qui régnait dans tous les pays européens a ainsi joué un rôle. En France, les sentiments revanchards à propos de l'Alsace-Lorraine excitaient la haine à l'égard de l' "Allemand" (les dessins de Hansi en sont une illustration), tandis que Poincaré était entouré de fervents bellicistes. De l'autre côté du Rhin, le plan Schlieffen préconisait que l'Allemagne frappât la première. Ainsi, tous les pays étaient prêts à la guerre, la doctrine militaire de l'époque basée sur la course aux armements n'avait alors qu'une issue : le conflit armé. Une étincelle suffisait à mettre le feu à l'Europe.
Cette étincelle, c'est donc un groupe de moins de 10 personnes (Empereurs, Chancelier, Ministres de la Guerre et Ministres des Affaires Etrangères, chefs d'Etat-Major) qui, en juillet 1914 à Berlin et à Vienne, l'a provoquée.
Cette responsabilité de Guillaume II de Hohenzollern et François-Joseph de Habsbourg-Lorraine - puisque ni l'Allemagne, ni l'Autriche-Hongrie n'étaient des démocraties parlementaires en 1914- est admise aujourd'hui par la très grande majorité des historiens.
En 1919, les Alliés ne pouvaient se satisfaire de la responsabilité pénale de deux individus- l'Empereur d'Allemagne et l'Empereur d'Autriche-Hongrie- pour obtenir réparation des dommages subis dans les territoires occupés pendant 4 ans : ils étendirent donc cette responsabilité à l'ensemble des peuples des ex-Empires centraux, seuls ensembles capables de faire face à pareille dette.
Ces peuples considéreront cette extension de responsabilités comme un "Diktat"
Pourtant, en France et dans d'autres pays européens, certains s'opposent à la guerre comme Jean Jaurès. Son assassinat le 31 juillet ne viendra qu'ajouter plus de confusion au climat délétère à l'aube de la guerre.
Quant à l'Italie, partant du principe que l'alliance qu'elle avait signée avec l'Allemagne et avec l'Autriche-Hongrie était une alliance défensive, elle ne s'engagea pas dans le conflit parce qu'elle fit le constat que l'Autriche-Hongrie qui était l'agresseur de la Serbie et que, dès lors, elle n'avait pas à soutenir les querelles de son allié.
Forces en présence
Parmi les principaux pays européens, seule l'Italie resta neutre (ce pays n'entrera en guerre aux côtés de l'Entente qu'à partir de 1915).
Les deux camps étaient équilibrés : l'Alliance et l'Entente possèdent des effectifs pratiquement identiques.
Front occidental
Les armées en place
Au début des hostilités, le Corps Expéditionnaire Anglais est encore très faible et ne jouera qu'un rôle mineur dans le déroulement des opération en 1914, nous parlerons donc surtout des armées allemandes et françaises.
Les effectifs des deux armées sont comparables.
La France, malgré une population d'environ 39 millions d'habitants, peut disposer immédiatement de près de 800 000 soldats d'active depuis l'adoption de la loi qui fixe la durée du service militaire à trois ans.
La mobilisation qui sera terminée vers le 15 août complètera les effectifs. (chiffre à venir)
L'Allemagne est bien plus peuplée (près de 80 millions d'habitant) mais elle doit conserver une partie de ses forces pour le front de l'est.
L'organisation des effectifs en divisions, armées, et corps d'armée est pratiquement la même dans les deux camps.
La dotation et la répartition en matériel et en armes sont pratiquement identiques.
Bien que le canon de 75 ait largement surclassé le canon allemand de 77 équivalent, les troupes allemandes sont pourvues d'artillerie lourde que ne possèdent pas les Français.
Les troupes françaises en feront la cruelle expérience pendant les premières années de la guerre, le retard ne sera comblé qu'à partir de 1916.
La dotation en mitrailleuses est pratiquement identique mais elle est mieux utilisée par les allemands.
Bien que l'Allemagne ait fait de gros efforts pour combler son retard sur l'aviation française, elle n'est pas encore arrivée au même niveau.
Sur le front de l'ouest, ce sont en fait les deux meilleures armées du monde qui vont s'affronter.
Pour la première fois de l'histoire, les pays en guerre vont mobiliser toutes leurs ressources humaines dans la conduite d'un conflit total.
Guerre de mouvement : les batailles des frontières
En 1914, les Européens pensaient que la guerre serait courte. On disait aux soldats partis en août qu'ils seraient revenus pour les vendanges, les soldats partaient « la fleur au fusil ».
Cette guerre de mouvement, que les deux armées préconisent, va vite se révèler inadaptée et particulièrement meurtrière compte tenu des moyens de destruction dont disposent les belligérants.
Les premiers engagements ont lieu près des frontières et se terminent à chaque fois à l'avantage des troupes allemandes. La stratégie mise en œuvre par le Plan Schlieffen semble efficace. Les armées de Guillaume II passent par la Belgique et les Ardennes.
La bataille de Charleroi se conclut par une défaite des armées Françaises qui les oblige à se replier.
La retraite en bon ordre des armées françaises, très bien orchestrée par Joffre, commandant en chef des forces françaises, cesse lors de la bataille de la Marne au cours de laquelle les Français reprennent l'offensive et stoppent définitivement l'avance allemande (6-7 septembre 1914).
Après la défaite de la Marne, les troupes allemandes reculent et se fortifient en creusant les premières tranchées.
En même temps, les deux armées tentent de se déborder mutuellement sur leur flanc ouest en engageant ce qu'on a appelé improprement la "course à la mer".
Les troupes qui combattent à pied depuis maintenant plusieurs mois, sont épuisées, manquent de munitions et n'aspirent qu'à s'arrêter et consolider les positions si chèrement acquises.
Vers la fin du mois de novembre 1914 le front est pratiquement stabilsé pour plusieurs années sur une ligne continue de tranchées d'environ 750 kilomètres de la Mer du Nord aux Vosges.
Jusqu'en 1918, le front occidental reste pratiquement figé malgré les offensives coûteuses en hommes et en matériel.
Le bilan de ces premiers mois de guerre est catastrophique : les pertes engendrées par ces attaques en rase campagne devant l'artillerie et les mitrailleuses sont énormes surtout du côté Français qui comptent plus d'un million de soldats hors de combat (blessés, tués, disparus ou prisonniers) rien que pour l'année 1914.
Guerre de position
Vosges
Les tranchées
Le premier conflit mondial est caractérisé par une ligne de front continue, fortifiée, qui ne sera jamais rompue par aucune des armées en présence avant 1918. Le front est constitué de plusieurs lignes de défenses creusées dans la terre, les tranchées, reliées entre elles par des boyaux d'accès. Les soldats vivent et meurent là, dans la boue, le corps envahi de vermine, en compagnie des rats et de l'odeur pestilentielle des cadavres en décomposition. Un no man's land rendu infranchissable par des réseaux denses de barbelés, battu par le feu des mitrailleuses sépare les deux premières lignes. Le danger est permanent, même en période de calme quand l'activité du front est faible, la mort survient n'importe quand : au cours d'une patrouille, d'une corvée, d'une relève, ou d'un bombardement d'artillerie qui s'abat sur la position sans raison particulière. L'observation aérienne par les avions et les ballons permet aux armées de connaître avec précision la configuration du terrain ennemi, si bien que les tirs d'artillerie ne tombent jamais au hasard, les obus pleuvent toujours, de jour comme de nuit, en faisant le maximum de dégâts.
Les soldats ne se trouvent en sécurité qu'à une dizaine de kilomètres derrière les lignes quand ils sont hors de portée de l'artillerie lourde.
On a souvent reproché aux chefs militaires du premier conflit mondial d'avoir conduit leurs troupes dans cette guerre de tranchée aussi coûteuse en vies humaines qu'inutile. Pourtant, cette guerre de position n'est pas un choix stratégique, elle est due au fait que malheureusement, en ce début de l'ère industrielle, alors que les nations occidentales sont déjà capables de produire en masse, les progrès techniques ont surtout concerné le matériel de destruction plutôt que les moyens de s'en protéger.
Les avancées techniques qui permettront à un blindé de déborder le front, à un avion d'emporter une charge de bombe suffisante pour influer sur le cours de la bataille ne sont pas encore réalisées, si bien qu'à la puissance de destruction considérable que représente ces armes modernes, on ne peut opposer que des fantassins vulnérables et faiblement armés.
Les offensives
Les offensives lancées en 1915 en Champagne et en Artois, puis en 1916 à Verdun et dans la Somme, enfin en 1917 le Chemin des Dames se heurteront à des défenses infranchissables et les pertes seront toujours hors de proportion avec les gains de terrain réalisés.
Les réactions des États
Pour vaincre l'adversaire, chaque alliance cherche de nouveaux alliés : l'Italie change de camp en 1915 et se bat désormais du côté de l'Entente. La même année, l'Empire ottoman se rallie aux empires centraux. La guerre devient progressivement mondiale
Face à la durée de la guerre, les États en guerre doivent mobiliser la main d'œuvre féminine pour pallier l'absence des hommes partis au front.
Les pays de l'Entente font aussi appel aux ressources humaines et matérielles de leurs empires coloniaux.
Les enfants, les vieillards et les étrangers sont aussi embauchés et contribuent à l'effort de guerre.
La vie des civils devient de plus en plus difficile à cause des pénuries, de l'inflation et des réquisitions dans les zones occupées.
Pour galvaniser les populations restées à l'arrière, les États utilisent la propagande et la censure de la presse et du courrier des soldats.
Le bourrage de crâne touche aussi l'enseignement.
Les rumeurs xénophobes circulent rapidement : on raconte que les Allemands coupent les mains des enfants. Inversement, pour justifier l'agression contre la Belgique, on raconte en Allemagne que les civils belges s'amusent à crever les yeux des Allemands blessés.
Les gouvernements doivent financer les dépenses d'armement en ayant recours à la planche à billets mais aussi à l'emprunt.
Les impôts augmentent et on s'oriente vers le dirigisme économique. Devant les commandes d'État, certains industriels s'enrichissent tels Walther Rathenau ou Louis Renault.
Front oriental
La stratégie allemande de guerre de mouvement qui avait échoué en France fonctionna à merveille contre la Russie. Les armées russes étaient énormes et la France comptait beaucoup dessus pour diviser l'armée allemande. Mais ce nombre impressionnant de soldats (8 millions en 1914) masquait le fait qu'il ne s'agissait le plus souvent que de paysans sans aucune formation militaire, mal armés et mal équipés. Le commandement russe se révéla lui-même médiocre. Les deux armées s'affrontèrent à Tannenberg (en Prusse orientale) du 26 au 30 août 1914 puis aux lacs Mazure du 6 au 15 septembre 1914. Dans les deux cas, les Russes subirent une cinglante défaite et furent obligés de se replier. Hindenburg, le commandant allemand de cette campagne, fut envoyé sur le front ouest pour appliquer les même méthodes. Il échoua car le front s'était déjà stabilisé et les Français étaient préparés (mines, barbelés, tranchées). Il ne put empêcher la guerre d'usure.
Autres fronts
Les deux camps tentèrent des manœuvres de diversion ou de contournement, mais aucune n'eut autant d'importance que ces deux fronts principaux :
- les Alliés déclenchèrent la bataille des Dardanelles en 1915. Le contrôle des Détroits aurait permis à la France et à l'Angleterre de ravitailler la Russie et d'encercler les Empires centraux. Cette idée, défendue notamment par Winston Churchill, déboucha sur un débarquement à Gallipoli mais les Alliés ne parvinrent pas à pénétrer par surprise dans l'Empire ottoman, et échouèrent dans leurs offensives successives. L'opération fut un échec, le corps expéditionnaire constitua l'armée d'Orient, stationnée ensuite au camp de Salonique. Cette armée soutiendra ensuite les Serbes et participera à l'effondrement de l'empire austro-hongrois en 1918.
- Colonel Lawrence dit Lawrence d'Arabie : les Anglais fomentèrent le soulèvement des tribus arabes pour gêner les Ottomans.
- Le ministre des Affaires étrangères anglais, Lord Arthur Balfour promit l'établissement d'un état juif en Palestine pour obtenir la méthode de fabrication de l'acétone et motiver les Juifs étasuniens à soutenir l'entrée en guerre des États-Unis. La même année, les Anglais attaquèrent la Palestine (dont ils garderont le contrôle jusqu'en 1947). De nombreux Juifs s'y installèrent après les épreuves de la Seconde Guerre mondiale.
- La première bataille de l'Atlantique : elle fut mise en œuvre par les sous-marins allemands, les U-Boots qui tentèrent d'imposer un blocus complet à l'Angleterre et à la France, notamment pour intercepter le soutien de leurs colonies et rompre les routes d'approvisionnement entre l'Amérique (bœuf argentin, matériel américain) et l'Europe. Cette guerre maritime ne plut pas aux Américains. Le torpillage du Lusitania qui avait à son bord cent vingt-trois Américains provoqua une vive émotion aux États-Unis, qui se préparèrent à entrer en guerre aux côtés des Alliés.
1917, le tournant de la guerre
torpillage du Lusitania
- Lassitude
Sur tous les fronts, les soldats sont épuisés par les attaques inutiles et les conditions de vie difficiles. Dans les rangs français, allemands et italiens, des mutineries éclatent au printemps 1917. À l'arrière, les pénuries et les cadences de travail provoquent des troubles et des grèves. Les socialistes français quittent le gouvernement et rompent l'union sacrée. Dans le Reich allemand, pour faire face à la crise politique et sociale, l'état-major prend le pouvoir.
- Stratégie allemande
Pour répondre au blocus naval britannique, les sous-marins allemands détruisent tout navire transitant dans un port ennemi. Cette guerre navale frappe les navires de commerce américains. En mars 1917, l’état major impérial allemand prit la décision stratégique de reculer le front plus au nord, sur la ligne dite « Hindenburg », et fit évacuer toutes ses armées des positions occupées depuis 1914 dans le secteur de l’Aisne. Ils dynamitèrent systématiquement les édifices emblématiques des villes et villages auparavant occupés. Ainsi disparurent notamment les forteresses de Ham (Somme), située non loin de là, et de Coucy (27 mars 1917).
- Entrée en guerre des États-Unis
Les États-Unis étaient restés neutres jusque là, mais apportaient un apport matériel et financier aux pays de l'Entente dès 1914. Le 7 mai 1915, le torpillage du paquebot britannique Lusitania avait provoqué la mort de 128 ressortissants américains. En avril 1917, face à la guerre sous-marine à outrance, le congrès américain décide l'entrée en guerre contre les empires centraux. Cette décision compense la défection russe. Le président Woodrow Wilson fixe dès janvier 1918 ses objectifs de paix. Plusieurs pays d'Amérique latine s'engagent aussi dans le conflit aux côtés de l'Entente.
- Retrait russe
Plus tard les deux révolutions russes de mars et d'octobre 1917 permirent aux Allemands des avancées considérables en Russie. Les Bolcheviks signèrent un armistice avec les Empires Centraux dès le mois de décembre, puis la paix de Brest-Litovsk (négociée par Léon Trotsky) en mars 1918. Pour obtenir cette paix séparée, ils consentirent à d'énormes sacrifices, dont un train d'or (le contenu de celui-ci fut confisqué à l'Allemagne par le traité de Versailles). L'Allemagne occupa de plus la Pologne, l'Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie. Les Allemands profitèrent aussi de cette défection pour envoyer d'importants renforts sur le front ouest et tenter d'obtenir une victoire rapide avant l'arrivée effective des Américains. C'est le retour de la guerre de mouvement.
1918, la fin de la guerre
En janvier 1918, alors que la première guerre mondiale n'est pas terminée, le président américain Woodrow Wilson adresse un message au congrès américain, qui doit garantir la paix. Ce discours des 14 points (« The world must be made safe for democracy ») réclame notamment la création d'une « League of Nations » (SDN)). Les autres points serviront de base au traité de Versailles de 1919. Wilson demande :
- la fin de la diplomatie secrète,
- la liberté de navigation et de commerce,
- la réduction des armements,
- le règlement des rivalités coloniales,
- l'évacuation de la Russie,
- l'évacuation de la Belgique,
- la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France,
- la rectification des frontières italiennes,
- l'autonomie des peuples d'Autriche-Hongrie,
- l'évacuation de la Roumanie, de la Serbie et du Monténégro,
- l'autonomie des peuples non turcs de l'empire ottoman (après le génocide des Arméniens),
- la refondation d'une Pologne indépendante,
- la création d'une association des nations.
Les principes wilsoniens peuvent être résumés en trois mots : autodétermination des peuples, liberté et paix.
Renforcés par les troupes venant du front est, et souhaitant forcer la décision avant l'arrivée des troupes américaines, les Allemands mettent toutes leurs forces dans d'ultimes offensives à l'ouest, à partir de mars 1918, sur la Somme, en Flandre, au Chemin des Dames et en Champagne (l'Offensive Michael). Mais mal nourries, mal relevées et épuisées, les troupes allemandes ne peuvent résister aux armées alliées maintenant coordonnées par le général Foch. Ces dernières sont renforcées chaque jour davantage par le matériel et les soldats américains, les premiers chars (Char Renault FT-17) et par une supériorité sous-marine et aérienne. Après une révolution ouvrière à Berlin, le gouvernement de la nouvelle République allemande signe l'armistice de Rethondes le 11 novembre 1918 dans le wagon de l'armistice.
Le bilan catastrophique d'une Europe et d'un monde bouleversés
Pertes humaines et matérielles : 8 millions de morts, 6 millions d'invalides. La France a été le pays le plus touché, proportionnellement : 1,4 million de tués et de disparus, soit 10% de la population active masculine. Cette saignée s'accompagne d'un déficit des naissances. La stagnation démographique française se prolonge, avec un vieillissement de la population qui ne continue de croître qu'avec le recours à l'immigration. Cette dernière participe à la reconstruction d'un pays dont le nord est en ruines : maisons, ponts, routes, usines…
Perte de prestige des Européens dans les colonies et dans le monde : la guerre a été mondiale, elle s'est étendue en Afrique où les franco-britanniques se sont emparés des colonies allemandes, en Extrême-Orient où les Japonais ont fait de même dans les îles Mariannes et en Nouvelle-Guinée. Les colonies ont fourni des vivres, des matières premières, « tirailleurs sénégalais » et « zouaves marocains », souvent engagés dans les combats de première ligne, comme en témoignent les cimetières militaires de l'Ourcq. Au lendemain de la guerre, les peuples colonisés ne croient plus à ce qu'on leur inculquait – la supériorité naturelle de la métropole – et réclament une amélioration de leur sort. À ce premier déclin de l'influence européenne dans les colonies s'ajoute l'expansion des États-Unis, les plus grands bénéficiaires de la guerre, et du Japon, dont les capitaux se placent désormais à Londres et à Paris.
maroc
Bouleversements sociaux : les clivages sociaux s'accentuent avec l'enrichissement des « marchands de canons » et l'appauvrissement des petits rentiers, des retraités et des salariés touchés par l'inflation. Les femmes ont acquis une place nouvelle dans la société, en s'étant rendues indispensables pendant toute la guerre, dans les champs, dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles (pour compenser la perte de très nombreux instituteurs)… Le féminisme progresse, la mode évolue (la « garçonne » en cheveux courts), le droit de vote est accordé en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux États-Unis, en Russie, mais pas en France.
L'apparente victoire de la démocratie… Quatre empires autoritaires se sont écroulés, ce qui transforme profondément la carte de l'Europe, redessinée par les traités de paix de 1919 : l'empire du tsar - devenu la Russie communiste -, l'empire ottoman réduit à l'actuelle Turquie, l'empire austro-hongrois démantelé - avec la naissance d'une minuscule Autriche et d'une Hongrie, d'une Tchécoslovaquie, d'une Yougoslavie indépendantes -, enfin le Reich allemand, que le traité de Versailles diminue sur le plan territorial, coupe en deux par le « couloir de Dantzig », démilitarise, confisque les colonies, surveille, condamne à de lourdes réparations et rend seul responsable du conflit. L'Allemagne, rendue responsable de la guerre par ce traité, est contrainte de verser des réparations, dont le montant n'est fixé qu'en 1921 et qui s'élève à 132 milliards de marks-or, à verser en trente annuités.
Tous ces États adoptent des régimes parlementaires, mais la démocratie ne résiste pas à l'installation rapide de régimes autoritaires dans toute l'Europe centrale et orientale (à l'exception de la Tchécoslovaquie), ainsi qu'en Russie communiste. En Allemagne, elle est contestée à la fois par l'extrême gauche communiste et par l'extrême droite, dont le parti national-socialiste de l'ancien combattant Adolf Hitler, qui tente de prendre le pouvoir en Bavière par un putsch, en 1923. En prison, il rédige Mein Kampf, dans lequel il promet le rejet du traité de Versailles, la naissance d'un nouveau Reich pourvu d'un « espace vital » à l'est et débarrassé des « races inférieures », à commencer par les Juifs, les Slaves, les Tziganes, les homosexuels et les handicapés.
Finalement, la pire des conséquences de la Première Guerre mondiale fut tout simplement la Seconde Guerre mondiale.
Batailles importantes
- Bataille de la Marne
- Bataille de la Somme
- Front de l'Yser
- Bataille de Verdun
- Bataille de la crête de Vimy
- Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin
Personnages clés
Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin
Nouvelles armes et nouvelles tactiques
Cette guerre a été l'occasion pour l'industrie de l'armement de lancer de nouveaux matériaux qui aident à la maturation des
techniques et des méthodes.
Aviation
- Reconnaissance aérienne.
- Bombardement et mitraillage de position.
- Combat aérien.
Blindé automobile
- Attaque de position avec blindés, couvrant les fantassins.
- Construction des premiers chars d'assaut (Renault, Schneider)
Armes chimiques, 1917]]
- Obus et bombes contenant des gaz toxiques.
- Des gaz très volatils sont lachés, le phosgène, le moutarde...
Certains étaient quasi indétectables et n'agissaient que 3 jours après
inhalation... Il était ainsi impossible de savoir si l'on est contaminé ou pas...
Le front intérieur
- Les hommes étant mobilisés au front, les femmes les ont remplacés aux champs, dans les usines, les écoles. Cela a joué un rôle dans l'émancipation féminine, les femmes obtiennent d'ailleurs le droit de vote à la fin de la guerre, dans de nombreux pays d'Europe (pas en France...)
- Les emprunts de guerre : en France, des campagnes de collecte d'or sont menées auprès des civils, pour financer la guerre. Mais la principale source de financement est située aux États-Unis, soit en numéraire, soit par l'achat à crédit de matériel. Les nations d'Europe s'endettent considérablement.
- En France, tout les partis politiques s'allient dans L'Union Sacrée, pour faire face à la guerre.
- Les industries et les chercheurs sont mobilisés (voir nouvelles armes).
- Pour soutenir le moral des combattants, des « marraines » écrivent aux célibataires.
Conséquences humaines
Union Sacrée]
:
- L’Empire britannique inclut le Canada, l’Australie, et l’Inde.
- Terre-Neuve ne faisait pas partie du Canada à cette époque.
Voir aussi
Articles connexes
- Accords de Sykes-Picot
- Chronologie du conflit
- Cimetières militaires de la Première Guerre mondiale
- Gueules cassées
- Films sur la Première Guerre mondiale
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande) (bien que l'armée de l'air allemande s'appelle la Luftstreitkräfte à cette époque-là, l'article contient une section qui s'occupe de l'aviation militaire allemande pendant la Première Guerre mondiale)
- Traité de Versailles
- camps de concentration allemands 14-18
Bibliographie
Ouvrages tous publics
- Les Croix de bois de Roland Dorgelès, adapté au cinéma en 1932 par Raymond Bernard ;
- La Main coupée de Blaise Cendrars ;
- Le Feu d'Henri Barbusse ;
- À l'Ouest, rien de nouveau (Im Westen nichts neues) d'Erich Maria Remarque, 1928, adapté au cinéma en 1930 par Lewis Milestone (All Quiet on the Western Front).
- Paroles de poilus est un recueil de lettres envoyées par des soldats à leur famille compilé par Jean-Pierre Guéno, Yves Laplume et Jérôme Pecnard en 1998, éd. Tallandier et Biblio.
- Orages d'Acier de Ernst Jünger, récits d'un jeune officier allemand sur la guerre et les combats dans les tranchées.
- Les champs d'honneur de Jean Rouaud ; éd. Les éditions de minuit.
- Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot ; Folio éd. Gallimard, roman français éd. Denoël prix Interallié 1991, adapté au cinéma en 2004 par Jean-Pierre Jeunet (fiche du film) ;
- Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918; éd La Découverte. Le journal d'un poilu ayant connu les principales batailles du conflit.
- Récits des tranchées est un recueil de récits de poilus ; éd. Les 3 Orangers.
- Paroles de poilus Lettre et carnets du front 1914-1918 sont des lettres écritent par des poilus ; éd. Librio
- Le Gachis des Généraux, Pierre Miquel, Éditeur : Pocket, 2003, ISBN 2266124382
- Les Poilus, Pierre Miquel
Historiographie
- Audoin-Rouzeau (Stéphane), Becker (Jean-Jacques), dirs.:Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918, Paris, Bayard, 2004, ISBN: 2.227.13945.5.
Liens externes
- [http://perso.wanadoo.fr/chtimiste/ Le détails du parcours de tous les régiments français de la grande guerre]
- [http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr Base de données de documents de l'armée française]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index2.htm Ernest Gabard, Carnet de guerre - 1915-1916]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index.htm Les monuments aux morts d'Ernest Gabard dans le sud-ouest de la France]
- [http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/Europe1914.html Cartes des alliances en 1914]
- [http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/clefs/circuits/GE_P3_1_FR.html Circuit thématique : Recherchés! 500 000 Canadiens pour la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/sites_activites/chemin_dames/index.php Le Chemin des Dames : un parcours pour la mémoire de la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/visites_virtuelles/fr/caverne_dragon.php La Caverne du Dragon, un musée qui évoque le quotidien des poilus.]
- [http://www.freewebs.com/omorika3/Le%20epope/index.htm Henry Barby : L'Épopée Serbe (L'agonie d'un peuple, Paris 1916)]
-
ja:第一次世界大戦
ko:제1차 세계 대전
ms:Perang Dunia I
simple:World War I
th:สงครามโลกครั้งที่หนึ่ง
Bombardement
Le bombardement (mot dérivé de bombarde) est une opération consistant à pilonner un objectif à l'aide d'éléments d'artillerie, qu'il s'agisse de boulets ou de toute variété de bombe.
Les bombardements ont généralement pour objectif la destruction des défenses ou des ressources de l'adversaire, ayant un intérêt stratégique, tactique ou psychologique.
Ils peuvent être terrestres (bombardement d'artillerie), maritime (bombardement côtier) ou aériens (Lâcher de bombes par des avions).
Certains bombardements (en particulier aériens) sont restés tristement célèbres par le nombre de leurs victimes civiles (Cologne, Hambourg, Dresde, Tokyo, Hiroshima, Nagasaki), ou pour leur portée symbolique (Guernica les a précédés).
Voir aussi
- Stratégie
- Liste des massacres
- crime de guerre
- .
4 février
Le 4 février est le 35 jour de l'année du calendrier grégorien.
Événements
- 293 - Dioclétien instaure la tétrarchie (ou gouvernement à quatre)
- 900 - Couronnement de Louis III Roi d'Allemagne
- 1782 - Prise du fort Saint-Philippe-Mahon, par Louis de Crillon. Le roi d'Espagne, pour le récompenser de ce glorieux succès et de la conduite qu'il avait tenue au siège de Gibraltar, le créa duc de Mahon
- 1790 - Devant l'Assemblée nationale, le roi jure solennellement fidélité à la Constitution qui est la première de l'Histoire de France.
- 1794 - (16 pluviôse an II): durant la Révolution française, la Convention abolit l'esclavage en France et dans ses colonies.
- 1795 - Les royalistes et fanatiques religieux réagissent de manière sanglante contre les Révolutionnaires. Le mouvement s'étend en particulier dans tout le sud-est de la France où il trouve des complices au sein même des autorités qui cherchent à anéantir le terrorisme révolutionnaire.
- 1797 - Un tremblement de terre à Quito, Équateur, tue 41,000 personnes.
- 1805 - Décret instituant la numérotation des maisons parisiennes.
- 1861 - Guerre Civile des États-Unis - Les délégués des états qui se sont séparés des États-Unis se réunissent à Montgomery en Alabama pour former un gouvernement des états confédérés d'Amérique
- 1945 : Conférence de Yalta
- 1969 : Yasser Arafat devient président de l'OLP
- 1990 - Une importante tempête frappe le Nord de l'Europe. Des vents très forts tuent 23 personnes. Le vent souffle à 115 m.p.h. à Paris
- 1992
- : Coup d'État militaire avorté par Hugo Chávez contre le président du Venezuela; Bilan 15 morts, 51 blessés et 1100 arrestations
- : La Sûreté du Québec découvre 685 kg de cocaïne évalués à $513 millions dans une fausse septique à Vaudreuil au Québec
- 1993 - Le volcan Mayon, aux Philippines, déverse des coulées de laves, fait 25 morts
- 2003 : Création de l'État de Serbie-et-Monténégro
Naissances
- 1688 : Marivaux, auteur de théâtre
- 1740 : Adam Philippe Custine, général français.
- 1761 : Blasius Merrem, zoologiste allemand († 1824).
- 1778 : Augustin Pyrame de Candolle, botaniste suisse ((† 1841).
- 1856 : Paul Napoléon Roinard, poète libertaire français
- 1863 : Alfred Lacroix, minéralogiste et géologue français.
- 1868 : comtesse Constance Markievicz, révolutionnaire irlandaise († 1927).
- 1869 : William Dudley Haywood dit Big Bill, anarcho-syndicaliste américain.
- 1900 : Jacques Prévert, poète français († 1977).
- 1902 : Charles Lindbergh, aviateur.
- 1906 : Clyde William Tombaugh, astronome américain.
- 1913 : Rosa Parks, mère du mouvement des droits civiques († 24 octobre 2005).
- 1925 : Erik Christopher Zeeman dit Chris Zeeman, mathématicien danois.
- 1926 : Jaroslav Hájek, mathématicien tchécoslovaque.
- 1975 : Natalie Imbruglia, mannequin, chanteuse, actrice.
- 1978 : François Dumeaux, compositeur français (musique acousmatique).
Décès
- 1615 : Giambattista Della Porta, physicien italien
- 1642 : Armand-Jean du Plessis, dit le Cardinal de Richelieu, prélat et homme d'État français
- 1774 : Charles Marie de La Condamine, aristocrate et aventurier français
- 1799 : Étienne-Louis Boullée, architecte et théoricien français
- 1822 : Jean Baptiste Cyrus Marie de Timbrune de Thiembronne de Valence, général français.
- 1837 : John Latham, médecin, naturaliste et écrivain britannique (° 1740).
- 1893 : Giuseppe Bruno, physicien et mathématicien italien
- 1895 : Thomas Penyngton Kirkman, mathématicien anglais
- 1925 : Robert Johann Koldewey, architecte et archéologue allemand, découvreur de Babylone.
- 1928 : Hendrik Antoon Lorentz, physicien hollandais
- 1963 : Nicolas Stoïnoff, antimilitariste, anarcho-syndicaliste, le « patriarche » de l'anarchisme bulgare, fut aussi écrivain, journaliste et éducateur
- 1974 : Satyendranath Bose, physicien indien
- 1987 : Francisco Nobrega do Quintal, militant, propagandiste anarchiste et anarcho-syndicaliste portugais
- 1995 : Patricia Highsmith, écrivain américain
- 2001 : Iannis Xenakis, compositeur français
Célébrations
- Le Sri Lanka célèbre son indépendance
Saints catholiques du jour
- Saint André Corsini (+ 1373)
- Saint Abraham Le Perse (4ème S.)
- Saint Avertin (+ 528)
- Saint Cyrille du Lac Neuf (+ 1532)
- Saint Eutyche (4ème S.)
- Saint Georges (+ 1238)
- Saint Gilbert de Sempringham (+ 1190)
- Saint Isidore de Peluse (+ 449)
- Bienheureux Jacques Berthieu (+ 1896)
- Saint Jean de Britto (+ 1693)
- Sainte Jeanne de France (+ 1501)
- Saint Joseph (+ 1686)
- Saint Jean de Leonissa (+ 1612)
- Saint Liefard (+ 640)
- Saint Modan ((6ème S.)
- Saint Nicolas Le Studite (+ 868)
- Saint Phileas (4ème S.)
- Saint Raban Maur (+ 856)
- Saint Rembert (+ 888)
- Bienheureux Simon de Saint-bertin (+ 1148)
- Sainte Spoingk
- Saint Theophile Le Penitent (6ème S.)
- Sainte Véronique
- Saint Vincent de Troyes (+ V. 546)
- Saint Vulgis (+ V. 760)
Catégorie:Jour de l'année
ja:2月4日
ko:2월 4일
ms:4 Februari
simple:February 4
th:4 กุมภาพันธ์
Ypres
Ypres (en néerlandais Ieper) est une ville du sud-ouest de la Belgique dans la région du Westhoek. La ville compte 36 120 habitants, ce qui en fait la 5ème ville de Flandre occidentale.
À voir
- la grand-place
- la Halle aux draps (Lakenhal)
- la cathédrale Saint-Martin
- la porte de Menin (Menenpoort)
Histoire d'Ypres
Ypres au cours de la première guerre mondiale
Menenpoort
Menenpoort
Ypres est tristement célèbre pour avoir vu le premier usage militaire du gaz moutarde en juillet 1917. On lui a donné, pour cette raison, le nom d'ypérite.
Voir aussi
- Première guerre mondiale - Première bataille d'Ypres
- Première guerre mondiale - Deuxième bataille d'Ypres
- Première guerre mondiale - Troisième bataille d'Ypres
- Première guerre mondiale - Quatrième bataille d'Ypres
Anciennes communes faisant partie d'Ypres
Boezinge, Brielen, Dikkebus, Elverdinge, Hollebeke, Sint-Jan, Vlamertinge, Voormezele, Zillebeke et Zuidschote
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Liens externes
(pour la plupart en néerlandais)
- [http://www.ieper.be/ site internet de la ville]
- [http://www.lastpost.be consacré au 'last post']
- [http://www.wo1.be consacré à la première guerre mondiale dans le Westhoek]
- [http://www.greatwaronline.com Description chronologique de la première guerre mondiale, en particulier à Ypres]
- [http://home.hccnet.nl/jm.witte/NL/nl_start.html Ypres 1914-1918 avec album photo étendu]
- [http://www.members.lycos.nl/ieperinbeeld/ Ypres en images.]
- [http://http://www.inflandersfields.be/ site internet du musée "In Flanders Fields", avec énormément d'informations]
Catégorie:Province de Flandre occidentale
Catégorie:Beffroi de Belgique et de France
Catégorie:ville de Flandre
24 avril
Le 24 avril est le 114 jour de l'année (115 en cas d'année bissextile) du calendrier grégorien.
Événements
- 1585 : Élection du pape Sixte Quint.
- 1792 : Composition de l'hymne national français (La Marseillaise).
- 1915 : Début du génocide des Arméniens par la Turquie. 1500000 morts.
- 1916 : en Irlande, début de l'insurrection de Pâques à Dublin (les Pâques sanglantes), elle se termine le 29 avril par la reddition sans condition des insurgés.
- 1968 : Maurice devient membre des Nations unies.
- 2005 : Messe inaugurale du pontificat de Benoît XVI.
- 2005 : Transfert du tombeau de Sainte-Marguerite-Bourgeoys de sa maison mère à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours à Montréal après une messe à la basilique Notre-Dame de Montréal.
Naissances
- 702 : Jafar as-Sadiq (en arabe, (أبو عبد الله جعفر بن محمد الصادق [abū `abd allah Ja`far ben muḥammad aṣ-ṣādiq]) (الصادق [aṣ-ṣādiq], l'Authentique), sixième imâm chiite duodécimain.
- 1856 : Philippe Pétain, maréchal de France et homme d'État (+ 24 juillet 1951).
- 1858 : Jean Crotti, peintre français d'origine suisse.
- 1934 : Shirley MacLaine, actrice américaine.
- 1942 : Barbra Streisand, chanteuse et actrice américaine.
- 1944 : Dominique Lavanant, actrice française.
- 1944 : Christine Ockrent, journaliste belge.
- 1949 : Véronique Sanson, chanteuse française.
- 1952 : Jean-Paul Gaultier, couturier français.
- 1954 : Mumia Abu-Jamal, journaliste américain.
- 1961 : José Touré, footballeur français, surnommé le Brésilien.
- 1964 : Djimon Honsou, acteur béninois.
- 1970 : Laurent Desbois, concepteur du Jicucu.
Décès
- 1736 : Prince Eugène de Savoie
- 1874 : John Phillips, géologue britannique
- 1891 : Helmuth Karl Bernhard von Moltke, militaire prussien et homme politique allemand (° 26 octobre 1800)
- 1904 : Friedrich Siemens, industriel allemand
- 1974 : Bud Abbott, acteur et comique américain
- 2005 : Ezer Weizman, septième président de l'État d'Israël (° 15 juin 1924) et Jacques Dennery, ancien résistant (° 22 décembre 1910)
Catégorie:Jour de l'année
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simple:April 24
th:24 เมษายน
Jeunes TurcsLes Jeunes Turcs ont été un parti politique nationaliste révolutionnaire et réformateur ottoman, officiellement connu sous le nom de Comité Union et Progrès (CUP) [en turc Ittihat ve Terakki Cemiyeti], dont les chefs ont mené une rébellion contre le Sultan Abdülhamid II (renversé et exilé en 1909).
Genèse et objectif du mouvement
Le CUP avait pour premier but de restaurer la Constitution ottomane de 1876. Le mouvement était principalement constitué de Turcs mais s'allia à des partis nationalistes réformistes d'autres peuples ottomans comme le Dashnak arméniens, puis se retourna contre eux pour promouvoir l'avènement d'un Etat turc ethniquement purifié de ses minorités, dont la traduction concrète fut le génocide arménien de 1915, au cours duquel d'autres minorités firent l'objet de génocides, les Grecs pontiques et les Assyriens surtout. Il dirigea à plusieurs reprises le gouvernement de l'Empire ottoman entre 1908 et la fin de la Première Guerre mondiale en 1918.
Les Jeunes Turcs trouvent leurs origines dans les échecs politiques et militaires du gouvernement ottoman, et son déclin progressif tout au long du . Les Jeunes Turcs recrutent leurs membres dans les sociétés secrètes des étudiants progressistes des universités et des cadets militaires, qui voulaient moderniser et occidentaliser de fond en comble la société, en se démarquant des «Vieux-Turcs».
Leur organisation est principalement composée d'intellectuels et d'officiers.
En 1908, le sultan s'inquiète de l'agitation qui règne dans l'empire et envoie des agents pour enquêter sur les Jeunes Turcs en Macédoine.
Des officiers membre du CUP se savent découvert par les agents du sultan, et ils lancent une guérilla contre lui avec le soutien d'une partie de la population. La révolution militaire à Thessalonique en 1908 amène le vieux sultan Abdülhamid II à prendre en compte le mouvement des Jeunes Turcs.
Les Jeunes Turcs reprochaient au sultan de ne pas avoir été capable de résister aux pressions étrangères et ils dénonçaient également son autoritarisme et sa brutalité. La révolution prend de plus en plus d'ampleur jusqu'à ce que le sultan décide de remettre en vigueur la constitution de 1876 sous la pression des Jeunes Turcs. En juillet 1908 il annonce la convocation du parlement ottoman.
Grâce à la restauration de cette constitution l'empire s'ouvrait à une ère nouvelle et se dirigeait vers un régime constitutionnel et libéral, doté d'un parlement et à la réinsertion des chrétiens dans la communauté nationale. Des partis sont formés en vue d’élections, et c'est le CUP qui gagne haut la main les élections.
En avril 1909 le sultan s'appuie sur les islamistes turcs pour mettre au point sa contre-révolution pour dissoudre entre autres le parlement et pour arrêter plusieurs membre du CUP. Mais son coup de force échoue, les Jeunes Turcs font appel à Mahmoud Chevket, celui-ci fait lever une armée en provenance de Macédoine qui pénètre dans Istanbul le 24 avril 1909. Le sultan Abdülhamid II se fait alors remplacer par son frère Mehmed V (1909-1918) qui n'aura aucun pouvoir réel, marquant la fin de la monarchie absolue ottomane.
Les Jeunes Turcs rendent à l'Empire ottoman sa constitution, et lui donnent une devise empruntée à la France : «Liberté, Égalité, Fraternité», qui laisse dans un premier temps espérer un avenir meilleur aux minorités de l'Empire.
Les Jeunes Turcs arrivent au pouvoir
France
Dans les faits, les Jeunes Turcs sont au pouvoir depuis 1909, ils détiennent la majorité des sièges à l'assemblée, et le sultan ne contrôle plus rien, le pouvoir est déjà dans les mains de trois hommes, Enver Pacha, Talaat Pacha et Cemal Pacha, c'est le triumvirat.
En 1913, le gouvernement ottoman perd la seconde guerre balkanique, ce qui amène les Jeunes Turcs à prendre le pouvoir de manière définitive en supprimant tout les partis d'oppositions. Le gouvernement CUP est alors dirigé par le ministre de l'Intérieur et grand vizir (premier ministre) Talaat Pacha (1874-1921). Travaillant avec lui, le ministre de la guerre Enver Pacha (1881-1922) et le ministre de la marine Cemal Pacha (1872–1922). L'empire ottoman s'effondre dans les Balkans, l'Autriche-Hongrie profite de la désorganisation de l’Empire pour annexer la Bosnie-Herzégovine en 1908. La Libye et l'île de Rhodes sont annexé par l'Italie en 1912, des rébellions ont lieu en Albanie, qui proclame son indépendance en 1912, puis des rumeurs de débarquement français en Syrie circulent.
La Bulgarie proclame son indépendance, et la Crète se rattache à la Grèce.
Avec l'exemple de l'Égypte comme avertissement, les Jeunes Turcs ont dû moderniser les communications de l'Empire et les réseaux de transport (qui se fondaient toujours sur des caravanes de chameaux) sans se placer entre les mains des conglomérats et des banquiers européens. Les Européens possédaient déjà le réseau de chemins de fer (5.991 kilomètres de chemins de fer à rail unique dans la totalité des territoires de l'Empire ottoman en 1914), et depuis 1881 l'administration de la dette extérieure avait été transférée de l'Empire ottoman, l'homme malade de l'Europe est aux mains des Européens. L'Empire ottoman n'était pratiquement à l'époque qu'une colonie économique européenne.
Repoussés par les puissances européennes, les Jeunes Turcs ont amené, au terme de négociations diplomatiques secrètes, l'Empire ottoman à s’allier avec Berlin pendant la Première Guerre mondiale. Le rôle de l'empire en tant qu'allié des puissances centrales a fortement influé sur cette guerre.
En 1914 et en 1915 la Russie envahit l'Est de l'Empire (le Caucase) avec l'aide de volontaire arméniens. Elle arrête toutefois la guerre en 1917 en raison de la révolution bolchevique, et un traité de paix est finalement signé le 3 mars 1918 entre l'Empire ottoman et la Russie, le Traité de Brest-Litovsk qui assure l'évacuation des provinces de l'Est anatolien et le retour d'Ardahan, de Batoum et de Kars, annexées par la Russie lors du Traité de Berlin de 1878.
En 1917 les Britanniques prennent les villes de Bagdad et de Jérusalem, et leur alliés arabes, avec la promesse de création d'un Royaume arabe après la guerre faite à l'Emir Hussein de La Mecque, s'emparent de Damas.
Avec l'effondrement et la capitulation de la Bulgarie et de l'Allemagne, l'Empire ottoman se retrouve isolé sur la scène européenne, sa fin approche.
Les Jeunes Turcs ont fait de profondes réformes, complétant ainsi les Tanzimat, les efforts du gouvernement ont été orientés vers une modernisation rapide de la société, en particulier dans les domaines de l'urbanisation, de l'agriculture, de l'industrie, de la sécularisation de l'état et de l'émancipation des femmes. Ils laïcisent les écoles et les tribunaux et des écoles sont spécialement ouvertes pour les femmes de l'Empire, dont les droits progressent également.
Les premières années de gouvernance furent les plus démocratiques de toute l'histoire de l'Empire Ottoman.
Les troubles intérieurs du parti
Les Jeunes Turcs ont eu au départ une politique libérale, ils avaient pour but d’instaurer un état réformé et multiethnique. Puis, pendant la révolution, les unionistes (homologues des Jacobins français) et les fédéralistes se disputèrent le sort du pays. Les fédéralistes voulaient un empire fédéral afin d’assurer le ralliement des minorités à la citoyenneté ottomane. Les unionistes voulaient quant à eux un empire centralisé et unitaire.
Les fédéralistes libéraux sont accusés par la population d'avoir bradé l'empire après la défaite des deux guerres balkanique. L'assassinat du grand vizir Mahmoud Chevket le 21 juin 1913, marque la défaite définitive des fédéralistes.
Les unionistes gagnent en légitimité et se font les gardiens d’une structure unitaire de l’Empire. Le pouvoir passe à un triumvirat constitué par Talaat, Cemal et Enver. Un nationalisme strict est alors mis en place, une répression accrue frappe alors les "minorités" (majoritaires dans de nombreuses provinces), et le triumvirat conduit l'Empire ottoman déclinant à commettre plusieurs génocides.
La fin du parti
Le 13 octobre 1918 le ministre Talaat et le parti au pouvoir CUP démissionnent et quittent le pouvoir; l'armistice de Moudros est signé à bord d'un navire britannique à la fin du mois d'octobre dans la Mer Égée. Le gouvernement ottoman est alors placé sous l'autorité des puissances européennes dirigées par les Britanniques. Le 2 novembre Talaat et Cemal s'enfuient d'Istanbul avec leurs alliés allemands pour un long exil.
Les criminels de guerre jeunes turcs seront jugés par des tribunaux ottomans, Talaat, Cemal et Enver condamnés à mort en 1919 pour l'extermination d'un peuple entier constituant une communauté distincte, avec cette précision dans le réquisitoire: les déportations "furent conçues et décidées par le Comité central d'Ittihat" (le Comité Union et Progrès) [http://www.imprescriptible.fr/documents/archives/ottomanes/dadrian.htm].
Soghomon Tehlirian, dont la famille a été tuée dans le génocide arménien, assassinera Talaat qui s'était exilé à Berlin et sera plus tard acquitté par le Tribunal de Première Instance de Berlin au cours d'un jugement qui constituera le point de départ de l'élaboration du concept juridique de génocide. Cemal sera pareillement tué par Stepan Dzaghikian, Bedros Der Boghosian et Ardashes Kevorkian à Tbilissi, en Géorgie. Enver sera quant à lui tué dans une bataille contre l'armée rouge près de Baldzhuan dans le Tadjikistan.
En août 1920 le sultan Mehmed VI signe le Traité de Sèvres qui consacre le démembrement puis le partage et la fin de l'Empire Ottoman après six siècles d'existence.
Un nouveau mouvement nationaliste turc émerge alors en Anatolie sous la direction de Mustafa Kemal (Atatürk), qui mène une guerre d'indépendance et met fin à l'occupation européenne. Il expulse les forces d'occupation grecques, britanniques, françaises et italiennes puis il fait signer un autre traité européen le Traité de Lausanne en 1923. Ce nouveau traité rend caduc celui de Sèvres, enterre la reconnaissance d'entités indépendantes arménienne et kurde et avalise les épurations ethniques réciproques entre tous les territoires de la région, principalement entre l'Empire ottoman et la Grèce: 1.400.000 citoyens ottomans chrétiens orthodoxes, "Grecs", sont expulsés de Turquie et 400.000 citoyens grecs musulmans, "Turcs", de Grèce après la guerre gréco-turque de 1923. L'Empire ottoman cesse formellement d'exister en 1923, remplacé par la république de Turquie dirigée par Mustafa Kemal Atatürk.
Voir aussi
- Ismail Enver
- Empire ottoman
- Mustafa Kemal Atatürk
- Génocide arménien
Bibliographie
- Yves Ternon, Empire ottoman : Le déclin, la chute, l'effacement, Paris, édition du Félin, 2002, ISBN 2866456017
- Thierry Zarcone, La Turquie : De l'Empire ottoman à la République d'Atatürk, Paris, Editions Gallimard, 2005, ISBN 2070306585
Liens externes
- [http://www.byegm.gov.tr/YAYINLARIMIZ/yuzyil/1899-1909.htm Les Jeunes Turcs en image]
- [http://www.moreorless.au.com/killers/pashas.html Les trois pachas]
Catégorie:Parti politique ottoman
Catégorie:Empire ottoman
ko:청년 투르크 당
DardanellesLes Dardanelles sont un détroit qui relie la mer de Marmara à la mer Égée. Aujourd’hui, les deux rives sont turques.
Géographie
Par habitude, en géographie, les Dardanelles sont une des limites entre le continent européen et le continent asiatique.
Histoire
Près des Dardanelles (anciennement nommées Hellespont) se trouve le site de Troie.
Le détroit se situant entre la mer Noire et la mer Méditerranée, il a souvent été un point de passage commercial et militaire stratégique. Des terres environnant la mer Noire venaient du bois, des fourrures et des esclaves à destination des marchés européens.
Dans l'Antiquité, elle fut le théâtre de 2 campagnes navales: en -411 / -410 s'y déroulèrent les batailles de Cynosséma, d' Abydos et de Cysique, tandis qu'en -405 eut lieu la bataille d' Aigos Potamos.
Pendant la Première Guerre mondiale, en 1915, la Bataille des Dardanelles vit les forces de la Triple Entente tentèrent un débarquement pour attaquer la Triple Alliance du côté de l’Empire ottoman et de la Bulgarie, alliés de l’Empire d'Allemagne.
Catégorie:Détroit de Turquie
ja:ダーダネルス海峡
ko:다르다넬스 해협
Traité de LondresVu les nombreux traités dits de Londres au cours de l'histoire, cette page a été déplacée vers Traité de Londres (1795).
Italie
|- valign="top"
| Président de la République
| Carlo Azeglio Ciampi
|- valign="top"
| Président du Conseil
| Silvio Berlusconi (gouvernement III au 23 avril 2005)
|{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{{1er janvier{1er novembre{it{it{Commons|Category:Italy|l'Italie{it{wikitravel|l'Italie|Italie{it_icon{Pays d'Europe (UE){Portail Italie
Lusitania
Le RMS Lusitania, paquebot britannique, est coulé le 7 mai 1915, près des côtes irlandaises, par un U20 allemand alors qu'il est en provenance de New York et transporte donc de nombreux ressortissants américains. C'est un fait de guerre de la Première Guerre mondiale.
On dénombre 1198 morts (dont 128 Américains) sur un total de 1959 passagers. Les Allemands se justifient en prétendant que le navire transportait des armes, ce que les Britanniques nient farouchement. En 1972, des archives montrent cependant que les Allemands disaient vrai : le Lusitania convoyait effectivement des munitions en contrebande et était armé de 12 canons.
Suite au naufrage du navire, Woodrow Wilson, président américain, menace l'Allemagne et exige réparation. Inquiet de l'irruption des États-Unis dans la guerre, car ils feraient alors basculer le sort de celle-ci, Berlin suspend la guerre sous-marine.
Mais rien | | |