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1977

1977

Catégorie:1977 Cette page concerne l'année 1977 du calendrier grégorien.

Événements


- 20 mai : Départ du dernier voyage de l'Orient-Express après 94 ans de service, reliant Paris à Istambul. La plupart des places ont été réservées 6 mois à l'avance.
- Le prix Nobel de la paix est attribué à Amnesty International.
- Sortie de l'album "Never mind the bollocks" des Sex Pistols ,acte de naissance du mouvement Punk.

Afrique


- 11 février : Prise de pouvoir par le Colonel Menguistu en Éthiopie.
- 27 juin : Indépendance de Djibouti.
- 13 novembre : Rupture des relations diplomatiques de la Somalie avec Cuba et l'URSS.
- Libération de Françoise Claustre détenue deux ans dans le Tibesti (Tchad).

Amériques


- 10 août : Accord Carter-Torrijos sur le retour à Panama de la zone du canal en 2000.
- Début de la présidence démocrate de Jimmy Carter aux États-Unis (fin en 1981).

Asie et monde indien


- 20 mars : Échec électoral et démission d'Indira Gandhi en Inde.
- 30 juin : Dissolution de l'OTASE, suite à la guerre du Viêt Nam.
- 5 juillet : Renversement du président pakistanais Zulfikar Ali Bhutto, remplacé par le général Zia Ul Haq.
- 5 juillet : Réhabilitation de Deng Xiaoping.
- 20 septembre : Adhésion du Viêt Nam à l'ONU.
- 31 décembre : Rupture des relations diplomatiques entre le Viêt Nam et le Cambodge.
- Le Viêt Nam lance une offensive massive contre la résistance anticommuniste des Hmongs du Laos. Plus de 30 000 soldats vietnamiens appuyés par l'aviation attaquent la région montagneuse entre Luang Prabang et Ventiane en utilisant du napalm et de la pluie jaune, un agent chimique très mortel. Bilan : 40 000 civils vont être massacrés et plusieurs dizaines de milliers de réfugiés s'enfuient vers la Thaïlande.

Europe


- 4 septembre : Seconde conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE) à Belgrade.

Europe de l'Est


- 5 janvier : Manifeste de la « Charte 77 » en Tchécoslovaquie, signé par 242 dissidents.
- 16 mars : Arrestation d'Anatoli Chtcharanski.
- 4 septembre : Déploiement des premiers SS-20 soviétiques en Europe de l'Est.
- En octobre, nouvelle constitution de l'URSS.
- Un tremblement de terre de magnitude 7,2 sur l'échelle de Richter fait 1500 victimes en Vrancea (Roumanie).

Europe de l'Ouest


- 3 mars : « Eurocommunisme » : réunion à Madrid des PC espagnol, français et italien.
- 23 juin : Sévère critique de l'« eurocommunisme » par l'URSS.
Allemagne

- 5 septembre : enlèvement du président du patronat allemand (Hans Martin Schleyer) par la Fraction armée rouge.
- 13 octobre : détournement d'un avion de la Lufthansa par un commando palestinien (en soutien à la Fraction armée rouge).
- 18 octobre : mort de Andreas Baader, Gudrun Ensslin, et Karl Jaspe à la prison de Stammhein, en Allemagne. Fin de la prise d'otages de l'avion de la Lufthansa.
- 19 octobre : Assassinat d'Hans Martin Schleyer par la Fraction armée rouge.
Belgique

- : entrée en vigueur de la loi du 30 décembre 1975, qui réduit le nombre de communes que comptait la Belgique depuis l'indépendance de 1830 de 2359 à 596.
France

- 27 février : Les intégristes catholiques occupent l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnet.
- 13 mars : Élections municipales, la gauche devient majoritaire et Jacques Chirac devient le premier maire de Paris (13-20 mars).
- 23 mars : assassinat de Jean-Antoine Tramoni par les Noyaux Armés Pour l'Autonomie Populaire (NAPAP)
- 19 mai : Les Républicains Indépendants (RI) deviennent Parti républicain (PR).
- 30 et 31 juillet : Emeute antinucléaire à Creys-Malville contre la construction du surgénérateur Superphénix : mort d'un manifestant (Vital Michalon).
- 13 août : Nouveau rassemblement les 13 et 14 août au Larzac contre l'extension du camp militaire : environ 50 000 personnes.
- 21 septembre : Rupture de l'Union de la Gauche (21-23 septembre).
Italie

- Mars : émeutes étudiantes à Rome et Bologne

Océanie & Pacifique

Proche-Orient & monde arabo-musulman


- 14 août : Extension de la législation israélienne à la Cisjordanie et à la bande de Gaza.
- 19 novembre : Visite historique de Anouar el-Sadate en Israël, à Jérusalem, il prononce un discours à la Knesset.
- 4 décembre : Sacre de l'Empereur de Centrafrique Jean-Bédel Bokassa, auquel assiste le gratin des hommes politiques français.

Arts & cultures


- 31 janvier : Inauguration du Centre Georges-Pompidou à Paris.
- Annie Hall de Woody Allen remporte l'Oscar du meilleur film.
- 25 mai : Sortie du premier Star Wars (La guerre des étoiles) de George Lucas .
- Monsieur Klein de Joseph Losey remporte le César du meilleur film.
- Padre Padrone des Frères Taviani remporte la Palme d'Or au Festival de Cannes.
- Wim Wenders réalise L'ami américain.
- Steven Spielberg réalise Rencontres du troisième type.

Sciences & techniques


- 2 février : désintégration de Saliout 4 au-dessus du Pacifique après 769 jours d'existence.
- 5 juin : Apple Computer lance l'ordinateur personnel Apple II.
- 14 juillet : le Japon lance son premier satellite géostationnaire, Geostationary Meteorological Satellite 1 (GMS-1), surnommé Himawari (tournesol).
- 12 août : premier vol libre de la navette spatiale Enterprise.
- 23 août : RCA annonce le SelectaVision VBT200, le premier magnétoscope VHS à arriver sur le marché américain. Il arrive en magasins en octobre. Malgré une qualité d'image inférieure, VHS détrônera Betamax, arrivé deux ans plus tôt, par son prix plus abordable (~1000 $ au lieu de 1300 $) et surtout la plus longue durée d'enregistrement (4 heures contre 2 heures).
- 18 octobre : l'astronome Charles T. Kowal découvre 2060 Chiron, premier astéroïde transsaturnien.
- 23 novembre : lancement du satellite Météosat I.
- Lancement des sondes Voyager 1 (le 5 septembre) et Voyager 2 (le 20 août) vers les planètes extérieures. Elles emportent chacune un enregistrement de salutations dans toutes les langues terrestres.
- Le diagramme de quartiles est introduit par John Tukey.
- Un physicien finnois atteint la température de -273,2 °C, soit presque le zéro absolu (0 K ou -273,16 °C).

Naissances en 1977


- 13 janvier : Orlando Bloom, acteur anglais (Le Seigneur des Anneaux, Troie)
- 1 juillet : Liv Tyler, actrice états-unienne (Le Seigneur des Anneaux, Armageddon)
- 2 août : Edward Furlong, acteur états-unien (Terminator 2, American History X)
- 17 août : Thierry Henry, footballeur français
- 13 septembre : Fiona Apple, chanteuse états-unienne (Shadowboxer)
- 15 octobre : David Trézéguet, footballeur français
- 31 octobre : Séverine Ferrer, présentatrice télé et actrice française (Classe Mannequin)
- 16 novembre : Maggie Gyllenhaal, actrice états-unienne (La secrétaire, Donnie Darko)
- 23 novembre : Xavier Benout, acteur, metteur en scène, auteur Belge (Passe-Moi ta poêle à frire)
- 15 décembre : Housni « Rohff » M'Kouboi, rappeur français natif des Comores. :Catégorie:Naissance en 1977

Décès en 1977


- 2 janvier : Errol Garner, pianiste de jazz américain
- 12 janvier : Henri-Georges Clouzot, cinéaste français
- 13 janvier : Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque française
- 11 avril : Jacques Prévert, poète français
- 28 avril : Sepp Herberger, Entraîneur de football allemand
- 10 mai : Joan Crawford, actrice américaine
- 16 mai : Modibo Keïta, homme politique malien
- 4 juin : Roberto Rossellini, réalisateur italien
- 16 juin : Wernher von Braun, ingénieur américain d'origine allemande
- 2 juillet : Vladimir Nabokov, écrivain américain
- 16 août : Elvis Presley, chanteur américain de rock'n'roll
- 3 septembre : Jean Rostand, biologiste
- 16 septembre : Maria Callas, cantatrice
- 25 octobre : Félix Gouin, homme politique français, ancien président du gouvernement provisoire.
- 5 novembre : René Goscinny, dessinateur
- 12 décembre Howard Hawks, scénariste, producteur et réalisateur américain
- 19 décembre : Jacques Tourneur, réalisateur français
- 25 décembre : Charlie Chaplin, acteur, réalisateur, scénariste et compositeur voir aussi:
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Catégorie:Chronologie du XXe siècle Article principal : 1977 simple:Category:1977


Calendrier grégorien

Le calendrier grégorien (du nom du pape Grégoire XIII qui l'introduisit en 1582) est le calendrier actuellement utilisé en Europe, ses anciennes colonies et dans une bonne partie du reste du monde.

Structure du calendrier

Sa forme se base sur le calendrier julien de la Rome antique dont il est le jumeau. C'est un calendrier solaire, se basant sur la révolution de la Terre autour du soleil de 365,2422 jours de 24 heures de 60 minutes de 60 secondes métriques. Le calendrier grégorien donne un temps moyen de l'an de 365,2425 jours ; pour assurer un nombre entier de jours par année, on y ajoute régulièrement un jour bissextile, le 29 février (voir année bissextile). Le cycle complet du calendrier grégorien dure 400 ans : trois siècles constitués de 24 cycles juliens (trois ans de 365 jours, puis une année de 366 jours) suivis de 4 années de 365 jours, puis un siècle constitué de 25 cycles juliens.

Subdivisions

Le calendrier grégorien est divisé en douze mois, groupés en quatre trimestres : Une période de sept jours forme une semaine. Les jours d'une semaine ont chacun un nom : lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche. L'ère ordinairement utilisée avec le calendrier grégorien est l'ère chrétienne, c'est-à-dire « après Jésus-Christ ». Il est à noter qu'il n'y a pas eu d'année zéro ; les siècles et les millénaires commencent avec l'année numéro Un. Donc, le et le commencent le 1 janvier de l'an 1 du troisième millénaire c'est-à-dire en 2001.

L'ajustement grégorien

L'introduction du calendrier grégorien en remplacement du calendrier julien commança le 15 octobre 1582. Le but était de lutter contre la dérive de la date de Pâques (le dimanche après la première lune de l'équinoxe de printemps) qui se déplaçait vers les mois d'été. La différence principale entre le calendrier grégorien et son ancêtre, le calendrier julien, repose dans la distribution des années bissextiles. La gémellité de ses calendriers pose problème aux historiens, puisque la même date ne désigne pas forcément le même jour. Comme noté ci-dessus, l'année tropique moyenne, c'est-à-dire la période de rotation de la Terre autour du Soleil, dure 365,2422 jours. En insérant une journée bissextile tous les quatre ans, le calendrier julien attribuait à l'année une durée moyenne de 365,25 jours. Ceci induisait un décalage d'environ 8 jours par millénaire par rapport au temps vrai, avec pour effet que la date de Pâques, déterminée par l'équinoxe du printemps, glissait en arrière vers février.
Il fut donc décidé de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi 1600 et 2000 furent bissextiles, mais pas 1700, 1800, 1900. En appliquant cette règle on en arrive à une année de 365,2425 jours au lieu de 365,2422 jours soit un excès de trois jours en 10 000 ans. Il a été proposé d'amender la règle pour considérer les années multiples de 4 000 comme normales. Mais du fait du raccourcissement de l'année tropique évalué à 0,5s par siècle et de l'allongement du jour de 1,64 millisecondes par siècle, il est illusoire d'arriver à ce niveau de précision, les incertitudes sur la durée de l'année dans 10 000 ans étant du même ordre de grandeur.

Remplacement du calendrier grégorien

Si le principe de l'ajustement grégorien n'a pas été remis en cause, il n'en est pas de même de sa structure interne. Les critiques portèrent bien entendu sur ses liens avec le christianisme, au travers de l'ère chrétienne, des fêtes religieuses et des références aux saints. Cela a motivé quelques projets de calendriers laïcs comme par exemple le calendrier républicain de la révolution française. À la différence du système métrique, celui-ci n'aboutit pas ; il est vrai que le principe de ne plus se reposer qu'un jour sur dix (decadi) au lieu de sept pouvait ne pas enthousiasmer. D'autres critiques semblent concerner la construction même du calendrier :
- mois de longueur variables (de 28 à 31 jours) qui complique par exemple l'analyse des statistiques économiques ;
- correspondance difficile entre le nom des jours et leur numéro dans le mois ;
- durée des trimestres (le troisième trimestre étant par exemple notamment plus court que le deuxième) ;
- nombre de semaines (4,33 ?) par mois ;
- variation de la date de certains jours fériés comme Pâques. Mais en fait ce n'est pas le choix humain du calendrier qui en est responsable ; c'est tout simplement le fait que l'année astronomique ne comporte pas un nombre entier de jours, que le cycle lunaire non plus, et que le nombre de jours d'une année doit bien être divisé d'une manière ou d'une autre si on veut s'y retrouver. Cette difficulté a amené de nombreuses propositions de reformes à utiliser le principe du jour épagomène. Il s'agit d'un jour blanc qui n'entre pas dans le décompte de la semaine. En ajoutant un (ou deux les années bissextiles) jour épagomènes à l'année, on arrive à obtenir l'égalité 364 = 7×52. On retrouve la même idée avec les jours complémentaires dans le calendrier républicain de la révolution française. La durée des mois avait été choisie de façon à correspondre approximativement à un cycle lunaire. Ainsi, même une population illettrée pouvait savoir à peu près, en observant le changement d'aspect de la lune, quand un mois s'était écoulé ; la référence à la lune était importante pour les marins (pour connaître les marées) et pour les agriculteurs (travaux nocturnes dans les champs) d'une population très majoritairement rurale. Si aujourd'hui ce lien est culturellement de moins en moins prégnant, on peut noter que la grande majorité des reformes du calendrier tente de conserver un mois d'environ une lunaison. Il faut cependant noter l'émergence du calendrier baha'i, utilisé dans le bahaïsme. S'il se base également sur une année solaire, celle-ci débutant au solstice du printemps le 21 mars, son originalité tient à l'abandon de la référence lunaire pour la durée du mois. Une année de ce calendrier comporte en effet 19 mois de 19 jours. Les 4 jours supplémentaires nécessaires à compléter une année sont intercalées entre le 18 et le 19 mois, et sont nommés les jours intercalaires. Au cours des trois derniers siècles d'autres propositions de réforme ont été avancées. Les plus connues furent les propositions de calendrier universel et de calendrier fixe. Vers le milieu du , la Société des Nations puis l'Organisation des Nations unies menèrent des études pour réformer le calendrier. Celles-ci seront abandonnées sous la pression de pays comme les États-Unis, l'Angleterre, les Pays-Bas ou l'Indonésie, officiellement pour ne pas désorganiser des traditions religieuses. Beaucoup d'auteurs de science-fiction ont joué avec l'idée que le calendrier terrien serait peut-être un jour utilisé dans tout l'espace connu alors que tout le monde ou presque aurait oublié sa raison d'être initiale, voire l'existence de la Terre elle-même. Déjà Edmond Rostand dans Cyrano de Bergerac essayait de berner ses lecteurs en affirmant que le 26 septembre 1655 était un samedi... Il s'agissait en fait d'un dimanche !

Liens externes


- [http://www.louisg.net/C_gregorien.htm Le calendrier grégorien]
- [http://www.auduteau.net/calendar/sommaire.shtml Questions posées fréquemment à propos des calendriers]
- [http://hermes.ulaval.ca/~sitrau/calgreg/ Les textes constitutifs du calendrier grégorien]
- [http://geneamichaud.free.fr/telechargements/caldate-00.html Utilitaire de conversion de calendriers pour Excel]

Voir aussi


- Calendrier
- 366 jours du calendrier grégorien
- Calendrier julien
- ISO 8601 Grégorien als:Gregorianischer Kalender ja:グレゴリオ暦 ko:그레고리력 ms:Kalendar Gregory simple:Gregorian calendar th:ปฏิทินเกรกอเรียน

Orient-Express

L'Orient-Express est un train de luxe qui, depuis 1883, a assuré la liaison entre Paris (Gare de l'Est) et Istanbul, avec escale dans plusieurs capitales européennes. La décoration comme la vaisselle en avait été redessinées, dans les années 1920, par René Lalique. Après plusieurs changements d'itinéraire, deux interruptions pour cause de guerre mondiale entre 1914 et 1921 puis entre 1939 et 1945, il cessa son service régulier en 1977, vaincu par la concurrence de l'avion.

Itinéraires

Le premier train, qui s'est appelé « Express d'Orient », puis « Orient-Express » à partir de 1891, circulait, deux fois par semaine, entre Paris (Gare de l'Est) et Constantinople (Istambul) via Strasbourg, Munich, Vienne, Budapest et Bucarest. Ce train n'était pas direct : il s'arrêtait à Giurgi (Roumanie), la traversée du Danube jusqu'à Ruse (Bulgarie) se faisait sur un bac, puis un second train assurait le trajet jusqu'à Varna, port bulgare sur la mer Noire. De là un vapeur conduisait les passagers en 14 h jusqu'à Istambul. En 1885, le service devint quotidien jusqu'à Vienne. À partir de 1889, la ligne étant achevée jusqu'à Istambul, le train devint direct. Le 11 avril 1919, un service supplémentaire est ouvert par l'Italie grâce à l'ouverture, réalisée quelques années plus tôt, du tunnel du Simplon. Il reliait Paris-gare de Lyon à Istambul via Lausanne, Milan, Venise, Trieste et Belgrade. Cet itinéraire Sud, qui évitait l'Allemagne, devint rapidement le plus important. En 1921, l'Orient-Express, interrompu pendant la guerre, est restauré sur son itinéraire original. Le Simplon Orient-Express cesse de circuler en 1962. Il est remplacé par le « Direct Orient-Express ». Celui-ci circule tous les jours jusqu'à Venise et Belgrade et deux fois par semaine jusqu'à Istambul. Le Direct Orient-Express cesse de circuler en 1977. Le dernier train pour Istambul a lieu le 19 mai 1977. L'Orient-Express lui-même continue de circuler par l'itinéraire nord et assure un service direct entre Paris et Budapest jusqu'au 10 juin 2001 ; des voitures directes circuleront de Paris à Bucarest jusqu'au début des années 1990. Depuis 2001, le service est limité à Vienne. En 1982, un train portant le même nom a été reconstitué par un entrepreneur britannique, James Sherwood, président de la société de transport Sea Containers avec du matériel d'origine restauré. Il assurait un service régulier entre Calais et Venise sous la marque « Venice Simplon Orient-Express » jusqu'en septembre 2005. De son côté, en 2003, la Compagnie des wagons-lits appartenant au Groupe Accor restaure sept voitures de son patrimoine historique et met en service pour des voyages spéciaux sous la marque « Pullmann Orient-Express ».

Littérature

L'Orient-Express a inspiré à Agatha Christie l'un de ses plus célèbres romans policiers, Le Crime de l'Orient-Express, en forme de « huis-clos ferroviaire », dans lequel son héros Hercule Poirot est confronté à un crime si particulier, que lui et les autres enquêteurs préfèrent « oublier » la solution de l'énigme et laisser le crime impuni. Le roman a également fait l'objet d'une adaptation cinématographique, réalisée par Sydney Lumet, sortie sur les écrans en 1974.

Voir aussi


- Liste de trains célèbres
- L'encyclopédie des chemins de fer

Liens externes


- [http://www.orient-express.com/ Site officiel de l'Orient-Express] Catégorie:Train remarquable ja:オリエント急行

Paris

Paris est la capitale de la France et le chef-lieu de la région Île-de-France. Elle est construite à cheval sur une boucle de la Seine, ce qui la divise naturellement en une rive gauche et une rive droite. Connue dans le monde entier pour ses monuments et sa vie artistique et culturelle, Paris est aussi un symbole historique fort, un centre politique et économique important et un point de passage pour les transports inter-européens. Ses habitants sont appelés les Parisiens. Paris est également connue sous le nom argotique de « Paname ». La devise de Paris est Fluctuat nec mergitur, soit « Il tangue mais ne coule pas » ; il s'agit de Scilicet, le navire représenté sur le blason de la ville et symbolisant l'ordre des marchands de l'eau commerçant sur la Seine. La patronne de la ville est sainte Geneviève, à qui il est attribué d'avoir convaincu Attila d'épargner la capitale gauloise, au .

Histoire

Attila] Voir aussi la chronologie de Paris et l'Histoire de l'urbanisme parisien. On peut consulter des cartes anciennes de Paris sur le site Gallica .

Origine du nom de Paris

Paris doit son nom à la tribu des Parisii. L'origine de ce nom n'est pas connue avec certitude. Il dériverait du mot gaulois kwar (carrière), par référence aux nombreuses carrières de la région parisienne. D'autres étymologies ont été proposées. Selon les historiens Pierre Hubac et Cheikh Anta Diop, les Parisii devraient leur nom à la déesse égyptienne Isis, à laquelle de nombreux temples (ou enclos, per Isis en égyptien) étaient dédiés dans la région parisienne. Une légende rattache le nom de Paris à celui de la cité engloutie d'Ys.

Préhistoire

Le site de Paris est occupé par l'homme depuis au moins 40 000 ans, comme en témoignent les outils en pierre taillée retrouvés hors contexte lors des différents travaux de terrassement en bord de Seine. Les plus spectaculaires découvertes archéologiques in situ ont été faites dans le XII arrondissement, où ont été mis à jour en 1991 les vestiges parmi les plus anciens de l'occupation humaine permanente sur le territoire de Paris. Les fouilles sur la ZAC de Bercy, ont permis la découverte des traces d'un village de la période chasséenne (entre 4000 et 3800 av. J.-C.), établi sur la rive gauche de l'ancien bras de la Seine, dévoilant un mobilier archéologique exceptionnel : pirogues de bois, poteries, arcs et flèches, outils en os et en pierre.

Antiquité

chasséenne]] C'est le flou le plus total entre cette occupation préhistorique du site et la période gallo-romaine. Seule certitude, et encore, les Parisii, peuple Gaulois, étaient maîtres des lieux quand les troupes de César sillonnèrent le pays. Certains évoquent des dates entre -250 et -200 pour la fondation du Paris des Parisii, sans grands arguments à faire valoir. En 52 av. J.-C., lorsque Labienus, lieutenant de Jules César, prit Paris, elle était appelée Lutetia (traduit plus tard en français par Lutèce) par les Romains. Le rôle de capitale de la Gaule était alors dévolu à Lugdunum (Lyon). On ne connaît pas aujourd'hui avec certitude l'emplacement de la cité gauloise. On a longtemps pensé qu'elle se trouvait dans l'île de la Cité mais cette hypothèse est aujourd'hui très discutée (cette dernière ayant été complètement fouillée lors du chantier du métro). La cité gauloise a très bien pu se situer dans l'île Saint-Louis ou dans une autre île aujourd'hui rattachée à la rive gauche et qui se trouvait en face de l'île Saint-Louis (delta formé par l'embouchure de la Bièvre). Une hypothèse très discutée actuellement est de placer le village gaulois d'origine non loin du mont Valérien à Nanterre. La cité romaine a été construite au sur la rive gauche. On pense qu'elle s'étendait approximativement du boulevard Saint-Germain au Val-de-Grâce et de la rue Descartes au jardin du Luxembourg. Lutèce était construite autour de la rue Saint-Jacques (qui en était le cardo) selon un plan organisé en rues perpendiculaires. Le centre de la ville est fixé par les architectes romains au niveau actuel des 172 et 174 de la rue Saint-Jacques. Le forum s'étendait de la rue Saint-Jacques au boulevard Saint-Michel et de la rue Cujas à la rue Malebranche. Des thermes étaient construits à l'angle du boulevard Saint-Germain et du boulevard Saint-Michel, ainsi qu'à proximité de l'actuel Collège de France, à l'angle de la rue des Écoles et de la rue Jean-de-Beauvais. Un théâtre se trouvait à l'angle de la rue de l'École de médecine et du boulevard Saint-Michel, à l'emplacement actuel de la rue Racine. À l'est de la ville, une rivière aujourd'hui canalisée, la Bièvre, contournait la montagne Sainte-Geneviève en passant au niveau du jardin des Plantes. La rivière traversait à cette époque le XIII arrondissement pour se jeter dans la Seine au niveau de l'île de la Cité et de l'île Saint-Louis. Les Arènes de Lutèce étaient construites à l'est de la ville, à proximité de la Bièvre. Un cimetière est implanté au sud de la ville, à l'emplacement de l'abbaye de Port-Royal.

Époque médiévale

Paris prend son nom actuel au et Clovis, Mérovingien et roi des Francs, s'y établit pour en faire sa capitale en 508, suite à sa victoire sur les Romains. Dès le , on note la présence d'un lieu de culte implanté sur la rive droite : l'église Saint-Gervais (aujourd'hui située derrière l'Hôtel de ville). Au , des enceintes furent édifiées sur la rive droite pour protéger les paroisses de Saint-Gervais et Saint-Germain-l'Auxerrois (aujourd'hui situées près du Louvre). L'enceinte de Saint-Gervais devait se situer approximativement au niveau des rues des Barres, de Rivoli, et de la Tacherie. La rive gauche fut entièrement détruite par les Normands en 885. Quand la couronne échut aux Capétiens, en 987, Paris était une des deux grandes villes de leur domaine personnel (avec Orléans). Leur ancêtre Eudes s'illustra en la défendant face aux Vikings. Les premières agglomérations de la rive droite datent du . Il s'agit alors de Saint-Martin-des-Champs (aujourd'hui rue Réaumur), Saint-Germain-l'Auxerrois, et Saint-Gervais. Les rois se fixèrent progressivement à Paris à partir de Louis VI (1108), et plus encore de Philippe-Auguste (1190-1220). Paris devint alors définitivement la capitale du royaume. La rive gauche de la ville ne fut véritablement reconstruite qu'au . À la même époque, la rive droite était constituée de quatre quartiers : le quartier de Grève (Saint-Gervais), le Châtelet, les Halles et Saint-Germain-l'Auxerrois. Le quartier de Grève s'étendait alors jusqu'à l'église Saint-Merri. L'enceinte construite par Philippe-Auguste allait de la rue Étienne-Marcel à la rue de l'Estrapade, et du Louvre aux Fossés-Saint-Bernard. Par la suite, Paris s'étendit surtout sur la rive droite. Au , l'enceinte de Charles V (1371-1380) englobait l'ensemble des III et IV arrondissements et s'étend du Pont Royal à la Porte Saint-Denis (emplacement de l'actuelle rue d'Aboukir). rue d'Aboukir

De Henri IV à la monarchie de Juillet

Au , Henri IV, qui selon la légende trouvait que « Paris vaut bien une messe », construisit les premiers ensembles architecturaux modernes avec la place des Vosges. Son successeur Louis XIII étendit l'enceinte de Charles V sur la rive droit pour englober l'équivalent des quatre premiers arrondissements. Louis XIV, quant à lui, détruisit cette enceinte pour construire sur son emplacement les premiers grands boulevards. Au , l'enceinte des Fermiers généraux « mura » les onze premiers arrondissements actuels. La ville construite ne s'étendait pourtant alors que sur la superficie couverte aujourd'hui par les six premiers arrondissements, le jardin du Luxembourg marquant la frontière de la ville. C'est à Paris, à l'endroit où la rue Saint-Antoine rejoint l'actuelle place de la Bastille, que débuta la Révolution française le 14 juillet 1789, avec le soulèvement des ébénistes du faubourg Saint-Antoine et la prise de la Bastille. La Commune de Paris joua alors un rôle de radicalisation. Les policiers de Paris, sous l'autorité de la Mairie, s'employèrent sous la Terreur à incarcérer tout ce que la ville comptait encore de nobles, de riches bourgeois, de prêtres et d'intellectuels en général. C'est pourquoi le maire de Paris est aujourd'hui le seul de France à être privé de tout pouvoir de police. Sous la monarchie de Juillet, la ville s'agrandit brutalement jusqu'au mur des Fermiers Généraux.

Le Paris moderne

Avec Haussmann et le Second Empire, Paris s'engaga dans de gigantesques travaux de modernisation. Le Paris d'aujourd'hui est avant tout celui de Napoléon III et d'Haussmann. Le 1 janvier 1860, onze communes périphériques furent entièrement annexées et d'autres perdirent une partie de leur territoire au profit de Paris (voir Arrondissements de Paris). La capitale française passa de douze à vingt arrondissements et de 3 288 à 7 088 hectares. Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris qui s'opposait au Gouvernement provisoire de Versailles, conduit par Adolphe Thiers. Adolphe Thiers]] Au et siècles, Paris a accueilli de nombreuses expositions universelles. La Tour Eiffel fut construite pour celle de 1889, et le métro parisien fut inauguré à l'occasion de celle de 1900. En 1910, une crue de la Seine provoqua l'une des plus graves inondations de Paris. L'armée allemande occupa Paris pendant la Seconde Guerre mondiale, de 1940 à 1944. À l'approche des troupes alliées arrivant de Normandie, une rébellion éclata le 19 août 1944. Le 25 août, à l'arrivée de la deuxième division blindée du général Leclerc, le commandant de la garnison, le général Dietrich von Choltitz, capitula sans exécuter les ordres qui lui enjoignaient de détruire la ville. Seul le central téléphonique militaire de la rue Saint-Armand fut détruit. En mai 1968, les étudiants parisiens furent les premiers à déclencher des émeutes dans le quartier latin. Un Comité pour le maintien des occupations (CMDO) fut créé à la Sorbonne à l'initiative de l'Internationale Situationniste. En 1976, l'État a accordé pour la première fois une municipalité autonome à la capitale. Jacques Chirac fut alors élu maire de Paris. Devenu président de la République, il a été remplacé en 1995 par Jean Tiberi auquel a succédé Bertrand Delanoë en 2001. Bertrand Delanoë se démarque surtout de ses prédécesseurs par sa volonté affichée de réduire la place de l'automobile dans la capitale au profit des transports en commun (avec des voies de bus en site propre) et des taxis. Paris a organisé les Jeux Olympiques en 1900 et en 1924. Elle a été candidate malheureuse à l'organisation des jeux d'été de 1992, 2008 et 2012, finalement revenus à Barcelone, Pékin et Londres. Voyez l'article principal : Paris 2012.

Démographie

Paris 2012 Selon les estimations de l'Insee, la population de la ville de Paris est de 2 142 800 habitants au 2004, pour une superficie de 10 540 hectares, soit une densité de 20 408 habitants par km². En 1999, l'agglomération définie par l'INSEE comprend 396 communes et totalise 9 644 507 habitants. Toujours en 1999, son aire urbaine, incluant des communes situées dans une zone d'influence forte de la capitale, atteint 11 174 743 habitants, ce qui en fait la 23e aire urbaine du monde. Vers 1800, Paris comptait déjà environ 500 000 habitants. Au cours du , sa population augmenta considérablement grâce à l'arrivée massive d'habitants de toutes les régions de France : c'est l'exode rural. Elle dépasse le million d'habitants dès les années 1840. Le 16 juin 1859, une loi annexa à Paris plusieurs communes voisines, étendant ainsi les limites de la commune jusqu'à la ligne de fortifications qui entoure la ville et ses faubourgs. Furent ainsi rattachées à Paris les communes de Belleville, Grenelle, Vaugirard et La Villette dans leur totalité, d'Auteuil, Les Batignolles-Monceau, Bercy, La Chapelle-Saint-Denis, Charonne, Montmartre et Passy en majeure partie (les parties de ces communes situées à l'extérieur des fortifications étant rattachées aux communes voisines), ainsi que des quartiers d'Aubervilliers, Bagnolet, Gentilly, Issy, Ivry, Montrouge, Neuilly, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Saint-Ouen et Vanves. Cette loi prend effet le 1 janvier 1860, et marque la continuité d'une série de grands travaux, dirigés par Haussmann - préfet de la Seine de 1853 à 1870 -, pour moderniser la ville et reconstruire les quartiers les plus insalubres (par exemple l'actuel VIII arrondissement, qui était alors le plus délabré de la ville, et qui devient l'un des quartiers les plus huppés). Le quartier Montparnasse connut une vie culturelle intense durant la Belle Époque. L'annexion des faubourgs apporta à Paris près de 500 000 nouveaux habitants, et la croissance continue de façon ininterrompue jusqu'au début du . À la veille de la Première Guerre mondiale, Paris avait près de 2 900 000 habitants. Dans les décennies suivantes, en raison de la régression démographique, très touchée par les deux guerres mondiales et par une forte chute de la natalité (inférieure à la mortalité dès 1935), et aussi parce que la ville surpeuplée n'a plus la place d'accueillir de nouveaux habitants, la population stagna puis baisse légèrement. Cette stagnation masquait en réalité le début d'une importante dédensification. Les arrondissements centraux, où les densités de population atteignaient 80 000 habitants par km² à la fin du , commencèrent à se dépeupler au profit des arrondissements périphériques. Dans le même temps, la banlieue commença à s'étendre et à se densifier de plus en plus rapidement, poursuivant la croissance de l'agglomération qui ne pouvait plus se faire au centre. (http://www.presse.tk/ Source : Pression]) Après la Seconde Guerre mondiale, la population tomba à 2 725 374 habitants (recensement de 1946). Elle connaît une nouvelle reprise (2 850 189 habitants en 1954) grâce à la croissance économique et démographique propre à toute la France. Cependant, dès la fin des années 1950, le phénomène de saturation se manifeste à nouveau. Paris surpeuplée recommença à se vider à partir du centre vers la périphérie. De nombreux programmes immobiliers transforment des appartements en bureaux, contribuant à cette baisse de la population, qui est particulièrement rapide dans les années 1960 et 1970. La population passe de 2 790 091 en 1962 à 2 299 830 en 1975. La baisse, ininterrompue, s'est cependant fortement ralentie depuis 1980 environ, et les prévisions qui annonçaient moins de deux millions d'habitants n'ont pas été vérifiées. Les estimations de l'Insee pour le 1er janvier 2004 donnent pour la première fois depuis un demi-siècle un accroissement de la population parisienne, conformément à une tendance au repeuplement du centre observé déjà dans d'autres métropoles, comme Londres et New York. Sources :
- Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, Paris, PUF, 1995.
- Alfred Fierro, Histoire et dictionnaire de Paris, Paris, Robert Laffont, 1996.
- Données INSEE. Les données concernant l'Antiquité et le Haut Moyen-Âge sont insuffisantes (de quelques milliers à quelques dizaines de milliers d'habitants). Pour des données sur l'agglomération et l'aire urbaine de Paris, se reporter à l'article sur l'agglomération parisienne.

Organisation administrative

Depuis la loi du 10 juillet 1964 sur la réorganisation de la région parisienne, entrée complètement en vigueur le 1 janvier 1968, la ville de Paris est à la fois un département et une commune. Auparavant - depuis 1790 -, Paris était le chef-lieu du département de la Seine. Contrairement aux autres métropoles françaises, il n'existe pas d'intercommunalité entre Paris et sa banlieue. Il faut en effet préciser que le territoire de la Ville de Paris ne couvre que le centre de la métropole, contrairement aux autres grandes métropoles internationales. Le département de la
Ville de Paris n'a pas d'autre subdivision que la seule commune qui le compose. La commune est divisée en 20 arrondissements municipaux, créés lors de sa dernière extension territoriale, en 1860, en remplacement des 12 arrondissements qui existaient auparavant - depuis le 11 octobre 1795. Le statut de la ville a changé plusieurs fois :
- Du 26 mars au 22 mai 1871, Paris fut le siège d'un pouvoir insurrectionnel : la Commune de Paris avec une assemblée démocratiquement élue.
- La Troisième République, dirigée par des conservateurs effrayés par l'épisode de gestion démocratique de la Commune. Ceux-ci édictèrent la loi du 5 avril 1884 qui donnait le pouvoir exécutif au préfet de Paris et les pouvoirs de police au préfet de police. Le conseil de Paris, élu lors des élections municipales, désignait chaque année un président dont le rôle est principalement représentatif. Paris n'avait alors pas de maire. Le budget de la ville devait être approuvé par l'État.
- La loi du 31 décembre 1975, entrée en vigueur lors des élections municipales de 1977, instaura un conseil de Paris, à la fois conseil municipal et conseil général, comptant 109 membres qui élisent un maire. Des commissions d'arrondissements, dont les membres sont choisis à parts égales par les électeurs, le maire de Paris et le conseil de Paris, ont un rôle consultatif et d'animation. Le préfet de police, nommé par l'État, conservait les pouvoirs de police.
- La loi du 31 décembre 1982 (première loi de décentralisation), entre en vigueur à Paris lors des élections municipales de 1983. Elle a porté à 163 le nombre de conseillers de Paris et étend ses pouvoirs, principalement en matière budgétaire. Le maire est désormais impliqué dans la politique de sécurité, même si les pouvoirs en ce domaine restent entre les mains du préfet de police. Les élections municipales se déroulent par arrondissement. Chaque arrondissement élit ses conseillers d'arrondissement (517 au total), dont une partie devient ensuite conseillers de Paris. Les conseils d'arrondissement élisent les maires d'arrondissement une semaine après le scrutin. Le conseil de Paris ayant simultanément les attributions d'un conseil municipal (à la tête de la commune) et d'un conseil général (à la tête du département), il n'y a pas de cantons, et pas d'élections cantonales à Paris.
Cependant, dans des buts statistiques, en particulier dans les nomenclatures de l'Insee décrivant le découpage administratif de la France, les arrondissements de Paris sont souvent considérés comme des cantons. Maires de Paris depuis 1977 :
- 1977-1995 : Jacques Chirac (réélu en 1983 et en 1989)
- 1995-2001 : Jean Tiberi
- 2001- : Bertrand Delanoë Nombre de conseillers élus par arrondissement : !Arrondissement ! I || II || III|| IV || V || VI || VII || VIII|| IX || X ! XI || XII || XIII|| XIV || XV || XVI ||XVII ||XVIII|| XIX || XX |----- align="center" !Conseillers d'arrondissement | 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 10 || 12 | 22 || 20 || 26 || 20 || 34 || 26 || 26 || 28 || 24 || 26 |----- align="center" !Conseillers de Paris | 3 || 3 || 3 || 3 || 4 || 3 || 5 || 3 || 4 || 6 | 11 || 10 || 13 || 10 || 17 || 13 || 13 || 14 || 12 || 13 |----- align="center" !Nombre total d'élus | 13 || 13 || 13 || 13 || 14 || 13 || 15 || 13 || 14 || 18 | 33 || 30 || 39 || 30 || 51 || 39 || 39 || 42 || 36 || 39 |{{{{{{commons|Paris|Paris{commons|Maps of Paris|Paris et ses arrondissements (plans détaillés){Wikiquote{wikitravel|Paris|Paris{bibliol|1{FranceDep{Duo portail|Portail Paris|Portail Île-de-France{lien AdQ|fi{lien AdQ|ro


Prix Nobel de la paix

Le prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix. » selon les volontés d'Alfred Nobel. Ceci comprend la lutte pour la paix, les droits de l'homme, l'aide humanitaire, la liberté. Le prix de l'année peut être partagé entre deux, voire trois personnalités ou institutions. Il a été attribué pour la première fois en 1901. Aucun prix n'a été décerné pendant les deux conflits mondiaux (sauf en 1917 et 1945) et les années où aucun candidat n'a pu faire l'unanimité. D'abord occidentale, l'origine des candidats s'est progressivement étendue au monde entier. Le prix Nobel de la paix a aujourd'hui une extraordinaire importance politique, certains prix ayant une valeur de désaveu de gouvernements autoritaires. Certaines nominations ont eu une résonance particulière comme celle de Theodore Roosevelt en 1906 qui fut fortement contestée car Roosevelt était militariste. On peut également citer celle du journaliste allemand antinazi Carl von Ossietzky en 1935. Comme l'avait décidé Alfred Nobel, les lauréats du prix Nobel de la paix sont choisis par un comité nommé par le parlement norvégien, les autres prix Nobel sont sélectionnés par l'Institution académique suédoise.

Liste des lauréats du prix Nobel de la paix

; 1901 : Henry Dunant (Suisse), fondateur du Comité international de la Croix-Rouge et promoteur de la Convention de Genève. : Frédéric Passy (France), fondateur et président de la Société française pour l'arbitrage entre nations. ; 1902 : Élie Ducommun (Suisse) et Charles Albert Gobat, secrétaires honoraires du Bureau international permanent de la Paix à Berne. ; 1903 : Sir William Randal Cremer (Royaume-Uni), secrétaire de la Ligue internationale d'Arbitrage . ; 1904 : Institut de Droit international (Gand, Belgique). ; 1905 : Baronne von Suttner, née Comtesse Kinsky von Chinic und Tettau (Autriche), écrivain, président honoraire du Bureau international permanent de la Paix. ; 1906 : Theodore Roosevelt (États-Unis), président des États-Unis, pour son aide lors des négociations de paix dans la Guerre russo-japonaise. ; 1907 : Ernesto Teodoro Moneta (Italie), président de la Ligue lombarde pour la paix. : Louis Renault (France), professeur de droit international. ; 1908 : Klas Pontus Arnoldson (Suède), fondateur de la Ligue suédoise pour la paix et l'arbitrage. : Fredrik Bajer (Danemark), président honoraire du Bureau international permanent de la paix. ; 1909 : Auguste Marie Francois Beernaert (Belgique), membre de la Cour internationale d'arbitrage. : Paul Henri Benjamin Balluet d'Estournelles de Constant, Baron de Constant de Rebecque (France), fondateur et président du groupe parlementaire français du Comité de défense des intérêts nationaux et de conciliation internationale ; 1910 : Bureau international permanent de la Paix, (Berne). ; 1911 : Tobias Michael Carel Asser (Pays-Bas), initiateur de la Conférence de droit international privé à La Haye. : Alfred Hermann Fried (Autriche), fondateur de Die Waffen Nieder. ; 1912 : Elihu Root (États-Unis), pour l'initiative de plusieurs accords d'arbitrage. ; 1913 : Henri La Fontaine (Belgique), président du Bureau international permanent de la Paix. ; 1914-1916 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1917 : Comité international de la Croix-Rouge, Genève. ; 1918 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1919 : Woodrow Wilson (États-Unis) pour avoir fondé la Société des Nations. ; 1920 : Léon Bourgeois, président du conseil de la Société des Nations. ; 1921 : Karl Hjalmar Branting (Suède), premier ministre suédois, délégué au Conseil de la Société des Nations. : Christian Lous Lange (Norvège), secrétaire général de l'Inter-Parliamentary Union ; 1922 : Fridtjof Nansen (Norvège), délégué norvégien à la Société des Nations, à l'origine des passeports Nansen pour les réfugiés. ; 1923-1924 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1925 : Sir Austen Chamberlain (Royaume-Uni) pour les accords de Locarno. : Charles Dawes (États-Unis), président de la Commission de réparation alliée et créateur du Plan Dawes. ; 1926 : Aristide Briand (France) pour les accords de Locarno . : Gustav Stresemann (Allemagne) pour les accords de Locarno. ; 1927 : Ferdinand Buisson (France), fondateur et président de la Ligue des droits de l'Homme. : Ludwig Quidde (Allemagne), délégué à de nombreuses conférences de paix. ; 1928 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1929 : Frank Billings Kellogg (États-Unis) pour le Pacte Briand-Kellogg. ; 1930 : Archevêque Nathan Söderblom (Suède), leader du mouvement œcuménique. ; 1931 : Jane Addams (États-Unis), présidente de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL-WILFP) : Nicholas Murray Butler (États-Unis) pour sa promotion du Pacte Briand-Kellogg. ; 1932 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1933 : Sir Norman Angell (Ralph Lane) (Royaume-Uni), écrivain, membre du Comité exécutif de la Société des Nations et du Conseil national de la Paix. ; 1934 : Arthur Henderson (Royaume-Uni), président de la Conférence sur le désarmement de la Société des Nations ; 1935 : Carl von Ossietzky (Allemagne), journaliste pacifiste. ; 1936 : Carlos Saavedra Lamas (Argentine), président de la Société des Nations et médiateur dans le conflit entre le Paraguay et la Bolivie. ; 1937 : Vicomte Cecil of Chelwood (Lord Edgar Algernon Robert Gascoyne Cecil), fondateur et président de l'International Peace Campaign. ; 1938 : Office international Nansen pour les réfugiés, Genève. ; 1939-1943 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1944 : Comité international de la Croix-Rouge (attribué rétroactivement en 1945). ; 1945 : Cordell Hull (États-Unis) pour sa participation à la création des Nations unies. ; 1946 : Emily Greene Balch (États-Unis), présidente honoraire de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (LIFPL-WILFP). : John Raleigh Mott (États-Unis), président du Conseil international missionnaire et de l'Association des jeunes hommes chrétiens ; 1947 : The Friends Service Council (Royaume-Uni) et The American Friends Service Committee (États-Unis), pour la Religious Society of Friends, plus connus sous le nom de Quakers. ; 1948 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1949 : Lord John Boyd Orr of Brechin (Royaume-Uni), directeur de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), président du Conseil national pour la paix et de l'Union mondiale des organisations pour la paix. ; 1950 : Ralph Bunche pour sa médiation en Palestine (1948). ; 1951 : Léon Jouhaux (France), président de l'International Committee of the European Council, vice président de l'International Confederation of Free Trade Unions, vice président de la World Federation of Trade Unions, membre du ILO Council, délégué des Nations unies. ; 1952 : Albert Schweitzer (France) pour la création de l'hôpital Lambarene au Gabon. ; 1953 : George Catlett Marshall (États-Unis) pour le Plan Marshall. ; 1954 : Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. ; 1955-1956 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1957 : Lester Bowles Pearson (Canada), président de la 7e session de l'assemblée générale des Nations unies. ; 1958 : Georges Pire (Belgique), dirigeant de l'Europe du cœur au Service du Monde - une organisation d'aide aux réfugiées. ; 1959 : Philip J. Noel-Baker (Royaume-Uni), pour toute son œuvre en faveur de la paix et de la coopération internationale. ; 1960 : Albert John Lutuli (Afrique du Sud), président de l'ANC (African National Congress). ; 1961 : Dag Hjalmar Agne Carl Hammarskjöld (Suède), secrétaire général des Nations unies (récompense posthume). ; 1962 : Linus Pauling (États-Unis) pour sa campagne contre les essais d'armes nucléaires. ; 1963 : Comité international de la Croix-Rouge , Genève. : Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge (aujourd'hui connue sous le nom de Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge), Genève. ; 1964 : Martin Luther King (États-Unis), pour sa campagne en faveur des droits civils. ; 1965 : Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) ; 1966-1967 : Ces années-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1968 : René Cassin (France), président de la Cour Européenne des Droits de l'Homme. ; 1969 : Bureau international du travail (B.I.T.), Genève. ; 1970 : Norman Borlaug (États-Unis), pour ses recherches au sein de l'International Maize and Wheat Improvement Center. ; 1971 : Willy Brandt (Allemagne - RFA), pour sa politique de rapprochement avec l'Europe de l'Est et l'Allemagne de l'Est (Ostpolitik) ; 1972 : Cette année-là, le prix n'a pas été attribué. ; 1973 : Henry Kissinger (États-Unis) et LeDuc Tho (il a refusé le prix) pour l'accord de paix au Viêt Nam. ; 1974 : Sean MacBride (Irlande), président du Bureau international pour la paix (Genève) et de la Commission de Namibie des Nations unies. : Eisaku Sato (Japon), premier ministre, pour son rôle dans le traité de non-prolifération des armes nucléaires. ; 1975 : Andrei Sakharov (URSS) pour sa campagne en faveur des droits de l'homme. ; 1976 : Betty Williams et Mairead Corrigan, fondateurs de Northern Ireland Peace Movement (renommé plus tard Community of Peace People). ; 1977 : Amnesty International, Londres. ; 1978 : Anouar el-Sadate (Égypte) et Menahem Begin (Israël) pour les négociations de paix entre l'Égypte et Israël. ; 1979 : Mère Teresa (Inde), pour son action au service des « plus pauvres parmi les pauvres ». ; 1980 : Adolfo Perez Esquivel (Argentine), leader du mouvement en faveur des droits de l'homme. ; 1981 : Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés. ; 1982 : Alva Reimer Myrdal (Suède) et Alfonso García Robles (Mexique), délégués des Nations unies à l'Assemblée Générale sur le Désarmement. ; 1983 : Lech Wałęsa (Pologne), fondateur de Solidarność et défenseur des droits de l'homme. ; 1984 : M Desmond Tutu (Afrique du Sud) pour sa lutte contre l'apartheid. ; 1985 : Internationale des médecins contre la guerre nucléaire, Boston. ; 1986 : Elie Wiesel (États-Unis). ; 1987 : Oscar Arias Sanchez (Costa Rica) pour être l'instigateur des négociations de paix en Amérique centrale. ; 1988 : Forces de maintien de la Paix (Les “Casques Bleus”) des Nations unies, New York. ; 1989 : Tenzin Gyatso, le 14 Dalaï Lama. ; 1990 : Mikhaïl Gorbatchev (URSS) pour sa participation dans l'arrêt de la Guerre froide. ; 1991 : Aung San Suu Kyi (Birmanie), leader de l'opposition et avocat des droits de l'homme. ; 1992 : Rigoberta Menchu Tum (Guatemala), pour sa campagne en faveur des droits de l'homme, et plus particulièrement son soutien aux populations indigènes. ; 1993 : Nelson Mandela (Afrique du Sud) et Frederik De Klerk (Afrique du Sud) pour l'abolition de l'apartheid. ; 1994 : Yasser Arafat (Palestine), Shimon Peres (Israël) et Yitzhak Rabin (Israël) pour leur avancée remarquable dans les négociations de paix entre Israël et la Palestine. ; 1995 : Joseph Rotblat (Pologne/Royaume-Uni) et la conférence de Pugwash sur la Science et les Affaires Mondiales, pour leurs efforts en faveur du désarmement nucléaire. ; 1996 : Carlos Felipe Ximenes Belo (Timor oriental) et Jose Ramos-Horta (Timor oriental) pour leur travail lors de la recherche d'une résolution pacifique et équitable du conflit au Timor oriental. ; 1997 : Campagne internationale pour l'interdiction des mines antipersonnelles et Jody Williams (États-Unis) pour leur travail pour l'éradication des mines antipersonnel. ; 1998 : John Hume (Royaume-Uni) et David Trimble (Royaume-Uni) pour leurs efforts dans la recherche d'une solution pacifique au conflit d'Irlande du Nord. ; 1999 : Médecins sans frontières, Bruxelles. ; 2000 : Kim Dae Jung (Corée du Sud) pour son travail pour la démocratie et les droits de l'homme, et en particulier pour la paix et la réconciliation avec la Corée du Nord. ; 2001 : Les Nations unies et leur secrétaire général Kofi Annan (Ghana) ; 2002 : Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, pour ses efforts en faveur de la paix, de la démocratie, des droits de l'homme et du développement économique et social dans le monde. ; 2003 : Shirin Ebadi (شیرین عبادی), première femme à devenir juge en Iran en 1974, elle œuvre pour la défense des droits des femmes et des enfants dans une société musulmane ultra conservatrice, et fournit une aide juridique aux personnes persécutées. ; 2004 : Wangari Maathai, militante écologiste kényane, fondatrice en 1977 du « Mouvement de la ceinture verte », principal projet de plantation d'arbres en Afrique qui vise à promouvoir la biodiversité, tout en créant des emplois pour les femmes et en valorisant leur image dans la société. ; 2005 : Agence internationale de l'énergie atomique et son directeur Mohamed ElBaradei pour leurs efforts contre la prolifération des armes nucléaires. catégorie:paix Paix zh-min-nan:Nobel Hô-pêng Chióng

Amnesty international

Catégorie:Association ou organisme Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de la Paix Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de la Paix)]] Catégorie:Lauréat du Prix Nobel de la Paix Amnesty international (AI) est une ONG qui défend les droits humains et le respect de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme. Cette organisation milite notamment pour la libération des prisonniers d'opinion, l'abolition de la peine de mort et de la torture et l'arrêt des crimes politiques.

Histoire

Amnesty International fut fondée par Peter Benenson, un avocat anglais, en 1961. Son siège international se trouve à Londres.

Objectifs

Amnesty International œuvre en faveur des personnes emprisonnées pour des raisons de conscience, hommes ou femmes, auxquels leurs croyances, leur origine ethnique ou leur appartenance religieuse ou politique valent de se voir privés de leur liberté (aide et assistance ne leur étant toutefois apportées que sous réserve qu'ils n'aient jamais usé de la violence ou invoqué son recours). Amnesty s'oppose également et sans réserve à toutes les formes de torture et à la peine de mort. Elle œuvre à l'application par les gouvernements des règles définies par les Nations unies en matière de traitement des prisonniers, notamment dans les Conventions de Genève. L'organisation leur demande aussi instamment de respecter la primauté du droit, ainsi que de ratifier et d'appliquer les textes relatifs aux droits humains. Enregistrée comme organisation internationale à caractère non gouvernemental, Amnesty entretient des sections dans plus de cinquante pays et se voit reconnaître le caractère d'organisme à voix consultative auprès de l'ONU — auprès, notamment, de son Conseil économique et social (ECOSOC) —, de l'UNESCO, du Conseil de l'Europe et de l'Organisation des États Américains. Elle jouit également d'un statut d'observateur auprès de l'Union africaine. Amnesty International tire la presque totalité des fonds dont elle dispose des collectes réalisées par ses membres. Elle regroupe plus d'un million d’adhérents et de donateurs dans plus de cent cinquante pays et territoires. Afin de s'assurer de l'exacte observation des règles de droit international par les tribunaux qui ont à juger d'affaires politiques, afin d'enquêter sur les conditions d'internement et les allégations de torture, Amnesty entreprend chaque année de nombreuses missions : ses envoyés sont présents comme observateurs lors de procès dont l'issue est présumée critique. Ils établissent des rapports sur ces procès et recueillent sur place des informations concernant les personnes emprisonnées pour leurs opinions. De telles missions sont habituellement composées de juristes faisant figure d'experts distingués, de diplomates ayant quitté leurs fonctions ou de spécialistes reconnus. Depuis la fondation d'Amnesty, des dizaines de milliers de prisonniers ont été libérés à la suite de son intervention. Même lorsque les efforts déployés par l'organisation ne permettent pas d’atteindre un tel résultat, l'intervention engagée en faveur d'un prisonnier rappelle à celui-ci qu'il n'est pas seul et renforce la pression internationale pour le respect des droits humains. L'un des points principaux sur lesquels Amnesty centre son action est l'aide et l'assistance apportées aux familles des prisonniers pour lesquels elle intervient et à ces prisonniers mêmes : elle fournit les médicaments spéciaux requis par l’état de tel ou tel prisonnier, donne les livres nécessaires aux étudiants dont l'arrestation a interrompu les études, adresse des subsides aux familles des victimes pour leur permettre de subvenir aux dépenses en vêtements, nourriture et frais de scolarité et aide enfin les prisonniers libérés à trouver un emploi. Face à l'extension alarmante de la torture, pratique à laquelle on recourt de par le monde comme à un instrument de gouvernement et à une arme de pression politique, Amnesty a lancé, dès 1972, une grande campagne pour l'abolition de la torture. Une conférence internationale sur la torture s'est tenue à Paris en décembre 1973, au terme de laquelle son président, Sean MacBride, reçut le prix Nobel de la paix en 1974. Puis en 1977, ce fut le tour de l'organisation elle-même, les jurés d'Oslo entendant témoigner par cette double récompense de l'attention qu'ils portaient à la protection internationale des droits humains. Au cours de ces dernières années, Amnesty a publié un certain nombre de rapports importants et documentés dénonçant les incarcérations politiques pratiquées par les gouvernements de pays aussi différents que l'Indonésie, la Turquie, la Tchécoslovaquie, l'Union soviétique, le Paraguay, les Philippines, l'Iran, l'Espagne, la Corée, le Brésil, etc. Ces différents rapports fournissent à l'opinion mondiale des renseignements chiffrés, des références aux textes et aux juridictions d'exception utilisés par les gouvernements et révèlent l'emplacement des prisons, des camps de travail, etc.

Redéfinitions des objectifs

En 2001, lors de son Conseil international à Dakar (Sénégal), Amnesty a redéfini et élargi ses objectifs. Ils se définissent comme suit : Amnesty international est un mouvement mondial de personnes qui luttent pour les droits humains. Elle intervient au nom des victimes de violations de ces droits, en fondant son action sur une recherche impartiale et sur le droit international. L'organisation est indépendante de tout gouvernement, idéologie politique, intérêt économique ou religion.

Vision

Le travail d'Amnesty se base sur sa vision du monde, un monde dans lequel toute personne jouit de l'ensemble des droits inscrits dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme et les autres textes internationaux relatifs aux droits humains.

Mission

Dans ce cadre, Amnesty s'est donné pour mission de mener des recherches et des actions visant principalement à prévenir et faire cesser les graves violations aux droits à l'intégrité physique et mentale, à la liberté d'expression et au droit de ne pas être victime de discrimination.

Valeurs fondamentales

Amnesty forme une communauté mondiale de militants des droits humains dont les principes sont la solidarité internationale, une action efficace en faveur de victimes individuelles, un champ d'action mondial, l'universalité et l'indivisibilité des droits humains, l'impartialité et l'indépendance, la démocratie et le respect mutuel.

Méthodes

L'organisation mène des recherches systématiques et impartiales sur des cas individuels et des pratiques bien établies d'atteintes aux droits humains. Les résultats de ces recherches sont rendus publics, avec exactitude, rapidité et constance.

Liens externes


- [http://www.amnesty.org/ Site officiel d'Amnesty international]
- [http://www.amnesty.asso.fr/ Site de la section française]
- [http://www.amnesty.ch/indexf.html Site de la section suisse]
- [http://www.amnistie.qc.ca/ Site de la section francophone canadienne]
- [http://www.amnestyinternational.be/doc/rubrique58.html Principales informations sur le fonctionnement de l'organisation]

Source


- [http://perso.wanadoo.fr/timbres.postes/textes/organisations/amnesty_international.htm Timbre AI émis en 1991] ja:アムネスティ・インターナショナル

11 février

Le 11 février est le 42 jour de l'année du calendrier grégorien.

Événements


- -660 - L'empereur Jimmu Tenno fonde la nation du Japon
- 1799 - Campagne d'Égypte - Bonaparte quitte le Caire en Égypte pour la Syrie.
- 1814 - Victoire de Napoléon à la bataille de Montmirail
- 1854 - Les rues principales de Washington] sont éclairées avec du gaz de charbon pour la première fois, aux États-Unis.
- 1856 - Guerre du Kansas aux États-Unis - Le président des États-Unis Franklin Pierce met les troupes fédérales à la disposition des gouverneurs territoriaux.
- 1858 - Première de 18 apparitions de la Vierge à Lourdes à la jeune Sainte Bernadette Soubirous, agée de 14 ans.
- 1864 - Guerre Civile des États-Unis - Escarmouche entre les troupes confédérées et unionistes à Lake City, Floride
- 1873 - En Espagne, la Première République espagnole est proclamée, à la suite de l'abdication d'Amédée Ier d'Espagne
- 1882 : Livraison de la première ligne de chemin de fer de la Réunion, entre Saint-Denis et Saint-Benoît.
- 1908 - La cartoucherie de l'Ile Perrot, près de Montréal, explose et cause 10 pertes de vie
- 1915 - Les premiers soldats canadiens débarquent en France
- 1921 - Albert Einstein devient citoyen Zurichois
- 1924 : réception officielle d'Émile Picard (1856-1941) à l'