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813 (Arsène Lupin)Catégorie:Roman français
813 est un roman de Maurice Leblanc mettant en scène les aventures d'Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur.
Contrairement aux volumes précédents des histoires d'Arsène Lupin qui étaient parus en feuilleton dans Je sais tout, il est publié dans le quotidien Le Journal, un des plus importants de l'époque, de mars à mai 1910.
Le volume est sorti dès le mois de juin 1910 aux éditions Lafitte. C'est un épais volume de 500 pages. Il sera réédité en 1917 en deux volumes intitulés 813 et Les trois crimes d'Arsène Lupin. Le texte est modifié pour accentuer l'aspect anti-germanique, Première Guerre mondiale en cours oblige. On trouvera ensuite le premier volume sous le titre La double vie d'Arsène Lupin.
Le ton de ce roman est assez différent des trois premiers, on a affaire à un Arsène Lupin complexe, inquiétant, dont l'objectif n'est ni plus ni moins que de dominer l'Europe. Il est en lutte avec un ennemi redoutable, invisible et insaisissable, LM.
Adaptation
813 a été très fidèlement adapté pour la télévision en 1980 sous le titre Arsène Lupin joue et perd.
C'est en référence à ce roman que l'association des amis de la littérature policière s'est appelée 813 d'autant qu'elle statutairement limitée à 813 membres.
Catégorie:Roman françaisFrancais
catégorie:littérature française
Maurice LeblancMaurice Leblanc, écrivain, né le 11 novembre 1864 à Rouen (France), mort le 6 novembre 1941, à Perpignan, auteur de romans policiers et d’aventures, créateur du célèbre personnage d’Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur.
On peut visiter la maison de Maurice Leblanc, à Étretat, dans la Seine-Maritime. L’aiguille d’Étretat est d’ailleurs utilisée dans le roman L'Aiguille creuse avec Arsène Lupin.
Le père de Maurice Leblanc était un riche négociant en charbon. Orphelin de mère, il a été mis au monde par le chirurgien Achille Flaubert, frère de Gustave. Il refuse la carrière que son père lui destine dans une fabrique de cardes et « monte à Paris » pour écrire. Il est d’abord journaliste puis romancier et conteur (Des couples ; Une femme ; Voici des ailes). Il éveille l’intérêt de Jules Renard et Alphonse Daudet, sans succès public. En 1901, il publie L’Enthousiasme, roman autobiographique. Il fréquente les grands noms de la littérature à Paris : Stéphane Mallarmé ou Alphonse Allais.
En 1905, Pierre Laffitte, directeur du mensuel Je sais tout, lui commande une nouvelle : L’Arrestation d’Arsène Lupin - nom emprunté au conseiller municipal de Paris Arsène Lopin -. Deux ans plus tard, Arsène Lupin est publié en livre. La sortie d’Arsène Lupin contre Herlock Sholmes, mécontente Conan Doyle, furieux de voir son détective Sherlock Holmes ridiculisé. Maurice Leblanc s’est inspiré de l’anarchiste Marius Jacob, qui commit cent cinquante cambriolages qui lui valurent vingt-trois ans de bagne. Radical-socialiste et libre-penseur, Leblanc s’embourgeoisa avec l’âge et la première guerre mondiale. Il aurait déclaré : « Lupin, ce n’est pas moi ! » Dès 1910, il tentera de tuer son héros dans 813 mais il le ressuscite dans Le Bouchon de cristal, Les Huit Coups de l’horloge, La Comtesse de Cagliostro, ...
Son œuvre inspira Gaston Leroux (Rouletabille), ainsi que Souvestre et Allain (Fantômas). Une Association des amis d’Arsène Lupin a été fondée ; elle est présidée en 2004 par Lydie Dabirand. Les exploits d’Arsène Lupin se déroulaient dans la capitale et dans le pays de Caux, qu’il connaissait bien : collectionneur de cartes postales, il avait recensé quatre cents manoirs entre Le Havre, Rouen et Dieppe. Les lupinophiles arpentent les lieux cités dans les intrigues de Leblanc en Normandie : Étretat et le trésor des rois de France, Tancarville, le passage souterrain de Jumièges devant mener au trésor médiéval des abbayes... La piste des sept abbayes du pays de Caux reliées entre elles dessineraient la Grande Ourse et permet de retrouver l’étoile d’Alcor.
Œuvres
La série Arsène Lupin compte 20 romans et recueils de nouvelles, ainsi que deux pièces de théâtre, tous publiés de 1907 à 1935. Voir Arsène Lupin pour la liste détaillée.
- 1893 : Une femme
- 1897 : Armelle et Claude
- 1898 : Voici des ailes
- 1899 : Les Lèvres jointes
- 1901 : L’Enthousiasme
- 1901 : Un vilain couple
- 1904 : Gueule rouge
- 1904 : 80 chevaux
- 1906 : La Pitié, pièce de théâtre
- 1909 : L’Aiguille creuse
- 1911 : La Frontière
- 1920 : La Robe d’écaille rose
- 1921 : Le Formidable Événement
- 1921 : Les trois yeux
- 1922 : Le Cercle rouge
- 1923 : Dorothée, danseuse de corde
- 1925 : La Vie extravagante de Balthazar
- 1930 : Le Prince de Jéricho
- 1932 : Les Clefs mystérieuses
- 1933 : La Forêt des aventures
- 1934 : Le Chapelet rouge
- 1934 : L’Image de la femme nue
- 1935 : Le Scandale du gazon bleu
- 1937 : De minuit à sept heures
Liens internes
- Étretat
Liens externes
- [http://www.normandy-tourism.org/gb/21SitMo/sitmo14.html Maison de Maurice Leblanc]
- [http://www.communes76.com/celeb1.php3?num=32 Maurice Leblanc]
- [http://www.lemercuredegaillon.net/gaillon27/memoires_t2extr.htm L'oeuvre ésotérique de Maurice Leblanc]
Bibliographie
- François Vicaire (textes) et Jean-François Lange (photographies), la Maison de Maurice Leblanc : le Clos Arsène Lupin. – Darnétal : Petit à petit, coll. « Maisons d'écrivains », 2005. – 47 p., 31 cm. – ISBN 2-84949-030-X.
Leblanc, Maurice
Leblanc, Maurice
Leblanc, Maurice
Leblanc, Maurice
Leblanc, Maurice
ja:モーリス・ルブラン
Arsène LupinArsène Lupin est un personnage imaginaire français créé par Maurice Leblanc au début du , à la profession particulière : gentleman-cambrioleur.
Biographie
Arsène, Raoul Lupin est né à Blois en 1874, fils d’Henriette d’Andrésy et Théophraste Lupin.
Outre des études de droit, de médecine et une spécialisation dermatologique, il fait aussi des études classiques de latin et grec. Il a également étudié la prestidigitation. Son père, professeur de boxe, d’escrime et de gymnastique, l’a initié aux sports de combat et son premier métier sera professeur de Jiu-Jitsu.
Ce Robin des Bois moderne, ou comme dit Sartre, « Cyrano de la pègre », met son intelligence, sa force physique, son sang-froid et sa roublardise au secours de « l’innocence persécutée ». C’est également un homme élégant et séducteur, très apprécié des femmes et qui suit même (en 1910 !) un régime végétarien. Il sait aussi se montrer d’une ironie sans égale à l’égard des forces de l’ordre et de ses rivaux, sans oublier ce côté enfantin (il incarne l’impuissance de la raison face au néant du sens) qui lui a sans doute assuré son succès auprès de nombreux lecteurs.
Il fait montre de ses talents dans de nombreuses aventures qui se suivent chronologiquement et ont pour cadre la France de la Belle Époque. Aucune énigme ne résiste à la perspicacité du héros, même si personne n’a réussi à résoudre celle-ci depuis la chute des Rois de France, comme dans L’Aiguille creuse.
Outre la série des romans et recueils de nouvelles originales de Maurice Leblanc, il a également été souvent représenté au cinéma mais également à la télévision dans des séries.
Sa répulsion à tuer et son respect des femmes le rendent fort sympathique pour un large public jusqu'à aujourd'hui: il restitue certains bijoux volés à de jolie femmes pour peu qu'un sourire l'ait ému. Charmeur, il n'hésite pas à confier avoir été rejeté parfois pour des rivaux moins valables : il n'est pas un séducteur infaillible, ce qui lui donne une dimension plus humaine que nombre d'autres héros de littérature.
Littérature
Romans, nouvelles et pièces de théâtre de Maurice Leblanc concernant Arsène Lupin:
- 1907 : Arsène Lupin gentleman cambrioleur (recueil de 9 nouvelles)
- 1908 : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès
- 1909 : L'Aiguille creuse
- 1909 : Arsène Lupin, pièce de théâtre en 4 actes écrite en collaboration avec Francis de Croisset.
- 1910 : 813
- Publié en 2 volumes en 1917 : 813 ou « La Double Vie d’Arsène Lupin » et « Les Trois Crimes d’Arsène Lupin »
- 1911-1913 : Les confidences d'Arsène Lupin (recueil de 9 nouvelles)
- 1911 : Une aventure d'Arsène Lupin, pièce de théâtre en un acte.
- 1912 : Le Bouchon de cristal
- 1915 : L'Éclat d'obus
- 1917 : Le Triangle d'or
- 1919 : L’Île aux trente cercueils
- 1920 : Les Dents du tigre
- 1920 : Le retour d'Arsène Lupin, pièce de théâtre en un acte.
- 1923 : Les Huit Coups de l'horloge (recueil de 8 nouvelles)
- 1924 : La Comtesse de Cagliostro
- 1927 : La Demoiselle aux yeux verts
- 1927 : L'homme à la peau de bique (nouvelle)
- 1928 : L'Agence Barnett et Cie (recueil de 8 nouvelles)
- 1928 : La Demeure mystérieuse
- 1930 : La Barre y va
- 1930 : Le cabochon d'émeraude (nouvelle)
- 1932 : La Femme aux deux sourires
- 1934 : Victor, de la Brigade mondaine
- 1935 : La Cagliostro se venge
- 1941 : Les Milliards d’Arsène Lupin (posthume et inachevé)
Romans et nouvelles par d’autres auteurs
- Par Boileau-Narcejac
- Le Secret d’Eunerville (roman, paru initialement en feuilleton dans l’hebdomadaire Télé 7 Jours)
- La Poudrière (roman)
- Le Second Visage d’Arsène Lupin (roman)
- La Justice d’Arsène Lupin (roman)
- Le Serment d’Arsène Lupin (roman)
- L’Affaire Oliveira (nouvelle par Thomas Narcejac)
- Par Valère Catogan (pseudonyme de Raymond Lindon)
- Le Secret des rois de France ou la véritable identité d’Arsène Lupin (« essai romancé »)
Bande dessinée
- Manga de Monkey Punch (alias Kazuhiro Katô) : Lupin III Lupin le troisième, descendant d’Arsène Lupin, qui par peur des problèmes de droits portera différents noms : Rupen III au Japon, The Wolf aux États-Unis (du latin « Lupus » !), Vidocq, Edgar de la cambriole ou encore Edgar détective-cambrioleur en France.
- Première série de 129 chapitres de 1967 à 1972
- Deuxième série (Shin Lupin III) de 1977 à 1981
- Manga de Takaguchi (scénario) et Shusay (dessin) Ils ont repris la suite de Monkey Punch pour une troisième série depuis 1997
Liste des pseudonymes d’Arsène Lupin
Liste non exhaustive. Les années proviennent de La vie criminelle d’Arsène Lupin de 1864 à 19..., tentative de biographie rédigée par Francis Lacassin, publiée dans le tome 3 de l’intégrale Arsène Lupin, publié en 1986 en collection « Bouquins » aux éditions Robert Laffont. Seuls sont pris en compte les pseudonymes rapportés par Maurice Leblanc dans ses nouvelles, romans et pièces de théâtre.
- Raoul d’Andrésy, utilisé à partir de 1880 lorsque sa mère reprend son « nom de jeune fille » en même temps qu’elle se fait passer pour veuve
- Vicomte d’Andrésy, lors de son mariage avec Clarisse d’Étigues en 1894 (source : La Comtesse de Cagliostro)
- Maxime Bermond, architecte, de 1895 à 1905 (source : La Dame blonde, dans Arsène Lupin contre Herlock Sholmès)
- Horace Velmont, en 1898 puis en 1900 (nouvelle L’Anneau nuptial), 1903 (nouvelle Herlock Sholmès arrive trop tard) et 1924 (Les Milliards d’Arsène Lupin)
- Bernard d’Andrézy ou d’Andrésy, en 1899 (source : La Comtesse de Cagliostro)
- Jean Daspry, en 1899 (source : nouvelle Le Sept de cœur)
- Comte d’Andrésy en 1900 (source : nouvelle L’Arrestation d’Arsène Lupin)
- Désiré Baudru, en 1902 (source : nouvelle L’Évasion d’Arsène Lupin)
- Chevalier Floriani, en 1903 (source : nouvelle Le Collier de la Reine)
- Capitaine Janniot, en 1903 (source : nouvelle Le Signe de l’ombre)
- Guillaume Berlat, en 1903 (source : nouvelle Le Mystérieux Voyageur)
- Jacques, duc de Charmerace, en 1903-1904 (source : pièce de théâtre Arsène Lupin)
- Michel Beaumont, collectionneur, en 1904-1905 (source : Le Bouchon de cristal)
- M. Nicole, licencié ès-lettres, en 1904-1905 (source : Le Bouchon de cristal)
- Colonel Sparmiento, riche Brésilien, en 1904-1905 (source : nouvelle Édith au cou de cygne) C’est en conclusion de cette nouvelle que Lupin se livre à l’une de ses plus célèbres facéties, décernant un « brevet de bonne conduite » à l’inspecteur Ganimard, commençant par cette phrase : « Je soussigné, Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, ex-colonel, ex-larbin, ex-cadavre, certifie que le nommé Ganimard a fait preuve, durant son séjour dans cet hôtel, des qualités les plus remarquables. (...) »
- Jacques d’Emboise, en 1905 (source : nouvelle Le' Mariage d’Arsène Lupin)
- Paul Daubreuil, en 1905 (source : nouvelle L’Écharpe de soie rouge)
- M. Lenormand, sous-chef puis chef de la Sûreté, de 1906 à 1912 (source : La Double Vie d’Arsène Lupin, dans 813)
- Étienne de Vaudreix, en 1907 (source : L’Aiguille creuse)
- Baron Anfredi, en 1908 (source : L’Aiguille creuse)
- Louis Valméras, en 1908 (source : L’Aiguille creuse)
- Baron Raoul de Limézy, en 1909 (source : La Demoiselle aux yeux verts)
- Prince Paul Sernine (anagramme d’Arsène Lupin) de 1910 à 1912 (source : nouvelle La Dame à la hache et 813)
- Prince Serge Rénine, identité alternative à Paul Sernine, en 1910 (source : Les Huits Coups de l’horloge)
- Don Luis Perenna (anagramme d’Arsène Lupin), Péruvien et Grand d’Espagne, de 1912 à 1919 (sources : Les Dents du Tigre, Le Triangle d’or, L’Île aux trente cercueils) puis en 1925 (source : La Femme aux deux sourires)
- Jim Barnett, détective privé, en 1920-1921 (source : La Demeure mystérieuse et L’Agence Barnett et Cie)
- Baron Jean d’Enneris, en 1921 (source : La Demeure mystérieuse)
- Raoul d’Avenac, « de vieille noblesse périgourdine », en 1923 (source : La Barre-y-va)
- M. Raoul, en 1925 (source : La Femme aux deux sourires)
- Victor Hautin, inspecteur de la Sûreté, en 1925-1926 (source : Victor, de la Brigade mondaine)
- « les quatre Raoul » en 1927, dans La Cagliostro se venge : Raoul de Limésy, Raoul d’Avenac, Raoul d’Enneris et Raoul d’Averny (seul le dernier étant utilisé tout au long du roman).
Cinéma
Films
Il y eut des films dès 1910 (cinéma muet) de toutes nationalités, français mais également américains, allemands, anglais, espagnols et japonais.
Les films les plus connus sont :
- Arsène Lupin, 1932, États-Unis, de Jack Conway avec John Barrymore
- Arsène Lupin détective, 1937, France, de Henri Diamant Berger avec Jules Berry
- Le Retour d'Arsène Lupin, 1938, États-Unis, de George Fitzmaurice avec Melvyn Douglas
- Les Aventures d'Arsène Lupin, 1956, France, de Jacques Becker avec Robert Lamoureux
- Signé Arsène Lupin, 1959, France, de Yves Robert avec Robert Lamoureux
- Arsène Lupin contre Arsène Lupin, 1962, France, Édouard Molinaro avec Jean-Pierre Cassel et Jean-Claude Brialy
- Arsène Lupin, 2004 de Jean-Paul Salomé avec Romain Duris
Séries et films d’animation
Trois séries d’animations, six long métrages d’animations et plusieurs OAV ont été inspirés par le manga de Monkey Punch. Ces films racontent l’histoire de Lupin III qui est le petit-fils d’Arsène Lupin.
Télévision
Séries et feuilletons télévisés
- Arsène Lupin, série télévisée, (1971-1974)
- L’Île aux trente cercueils, feuilleton télévisé (1979)
- Arsène Lupin joue et perd, feuilleton télévisé, (1980), adapté du roman 813, auquel il est très fidèle
- Le Retour d'Arsène Lupin suivi des Nouveaux Exploits d’Arsène Lupin, série télévisée, (1989-1996)
Séries animées
- Le manga de Monkey Punch outre des longs métrages a donné lieu également à des séries télévisées. En France, on connaît 51 épisodes de la 2 série qui sont sortis sous le titre Edgar de la cambriole
- Première série de 26 épisodes (1971-1972), Hayao Miyazaki, Isao Takahata (à qui l’on doit le Tombeau des lucioles) et Yasuo Ôtsuka en ont réalisé 15.
- Deuxième série (Shin Lupin III) de 155 épisodes (1977-1980)
- Troisième série (Lupin III part 3) de 50 épisodes (1984-1985)
- À partir de 1989, il y a eu un téléfilm produit par an
- Les Exploits d’Arsène Lupin, série d’animation en 26 épisodes de 24 minutes (France-Animation, 1994)
Lien externe
- [http://www.coolfrenchcomics.com/arsenelupin.htm Liste de pastiches et films] (en anglais)
- [http://histoire.andresy.free.fr/ Histoire de la ville d'Andrésy]
- [http://www.lemercuredegaillon.net/gaillon27/memoires_t2extr.htm Un voyage hermétique autour des aventures d'Arsène Lupin]
Lupin, Arsène
Lupin, Arsène
Lupin, Arsène
Lupin, Arsène
ja:アルセーヌ・リュパン
ko:아르센 뤼팽
1910Catégorie:1910
Cette page concerne l'année 1910 du calendrier grégorien.
Événements
Europe
- 25 août : Le pape condamne le Sillon.
- 4 octobre : Révolution au Portugal ; le roi Manuel II se réfugie en Grande-Bretagne.
- Début du règne de George V d'Angleterre (fin en 1936).
- Le prix Nobel de la paix est attribué au Bureau International Permanent de la Paix de Berne.
France
- 5 avril : Loi sur les retraites ouvrières (départ à 65 ans) et paysannes. Pour les salariés gagnant moins de 3 000 francs (60 000 francs 2000) l'assurance vieillesse devient obligatoire.
- 3 novembre : Aristide Briand Président du Conseil (2).
- Introduction de droits de succession proportionnels au montant.
- Le premier aérodrome du pays s'ouvre à Dübendorf.
- Inauguration de la voie ferrée de la Bernina (Grisons), la plus élevée d'Europe.
Afrique
- 31 mai : Indépendance de l'Afrique du Sud. Création de l'Union sud-africaine, regroupant les colonies britanniques et les anciens états boers, comprenant les états du Cap, du Natal, d'Orange et du Transvaal, membre du Commonwealth.
- Fondation d' Elisabethville.
Asie & Inde
- Aurobindo s'installe à Pondichéry (Inde française).
- Pour la première fois une armée sino-mandchoue entre à Lhassa au Tibet sans y avoir été invitée. Elle reste un an.
Corée
- 22 août : Le Japon annexe officiellement la Corée, qu'il a conquise, et la renomme Cho-Sen.
- Corée : fin de la Dynastie Chosŏn établie en 1392
Proche-Orient & monde arabe
- 21 février : Assassinat du permier ministre égyptien (copte) Boutros Ghali pacha
Amériques
Amérique du Nord
- 1 novembre : Aux États-Unis, création de la NAACP, association nationale pour la promotion des personnes de couleur.
- Parution du Rapport Flexner sur les écoles de médecine aux USA : réforme moderne de l'enseignement de la médecine dans ce pays selon une norme agréee par l'Administration de la santé et de l'Education nationale.
Amérique Latine
- 29 septembre : Manuel Cuadra est élu Président du Paraguay.
- Début de l'occupation américaine en Haïti (fin en 1934).
- Début de la guerre civile mexicaine
Chronologies thématiques
- Aéronautique : 1910 en aéronautique.
- Chemins de fer : 1910 dans les chemins de fer.
- Sports : 1910 en sport.
- Arts & culture :
- Les Ballets Russes créent à Paris l'Oiseau de Feu d'Igor Stravinsky.
- Le peintre d'origine russe Wassily Kandinsky exécute sa première œuvre abstraite.
- Le site cinématographique d'Hollywood est fondé au États-Unis.
- Sciences & techniques :
- 14 novembre : Premier décollage d'un avion depuis un bateau.
- Premier vol d'un hydravion sur l'étang de Berre.
- La Terre passe dans la queue de la comète de Halley.
- Le biologiste américain Thomas Morgan étudie la génétique sur la mouche drosophile.
Prix Nobel
- Prix Nobel de physique : Johannes Diderik van der Waals
- Prix Nobel de chimie : Otto Wallach
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Albrecht Kossel
- Prix Nobel de littérature : Paul Johann Ludwig Heyse
- Prix Nobel de la paix : Bureau International de la paix
- janvier : Jean Image, réalisateur de films d'animation († 21 octobre 1989)
- 23 janvier : Django Reinhardt, guitariste de jazz manouche († 16 mai 1953)
- 6 février : Irmgard Keun, romancière allemande
- 27 février : Joseph Leo Doob, mathématicien américain († 2004)
- 4 mars : Józef Marcinkiewicz, mathématicien polonais († 1940)
- 19 mars : Jacob Wolfowitz, mathématicien russe († 1981)
- 23 mars : Akira Kurosawa, réalisateur japonais († 6 septembre 1998)
- 22 avril : Norman Earl Steenrod, mathématicien américain († 1971)
- 11 juin : Jacques-Yves Cousteau, océanographe français († 25 juin 1997)
- 23 juin : Jean Anouilh, écrivain français († 1987)
- 27 juin : Pierre Joubert, dessinateur français
- 4 juillet : Robert K. Merton, sociologue américain († 23 février 2003)
- 5 août : Bruno Coquatrix, auteur-compositeur français († 1979)
- 14 août : Pierre Schaeffer, compositeur
- 26 août : Mère Térésa, religieuse
- 3 septembre : Maurice Papon, fonctionnaire, homme politique français
- 10 octobre : Jacques Herold, peintre français d'origine roumaine
- 19 octobre : Subrahmanyan Chandrasekhar, astrophysicien indien († 21 août 1995)
- 19 octobre : Paul Robert, lexicographe et éditeur († 11 août 1980)
- 26 novembre : Jeannette Thorez-Vermeersch, femme politique français
- 19 décembre : Jean Genet, écrivain français († 1986)
- 29 janvier : Edouard Rod, écrivain suisse
- 21 mars : Nadar, (Gaspard-Félix Tournachon) photographe français
- 26 mars : Auguste Charlois, astronome français.
- 2 avril : Boyd Alexander, officier britannique, explorateur et ornithologue (° 1873)
- 21 avril : Mark Twain, écrivain américain
- 6 mai : Édouard VII d'Angleterre
- 18 mai : Pauline Garcia-Viardot, chanteuse d'opéra, compositeur
- 27 mai : Robert Koch, médecin et microbiologiste allemand
- 29 mai : Mili Balakirev, compositeur russe
- 10 juillet : Johann Galle, astronome allemand
- 11 août : Pol Plancon, chanteur d'opéra belge
- 2 septembre : Henri (le Douanier) Rousseau, peintre français
- 7 septembre : William Holman Hunt, peintre anglais
- 30 octobre : Jean Henri Dunant, créateur de la Croix Rouge
- 20 novembre du calendrier grégorien ou 7 novembre du calendrier julien : Léon Tolstoï, écrivain russe (° 1828)
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Première Guerre mondiale
La Première Guerre mondiale dura de 1914 à 1918. Ce fut le premier conflit couvrant plus de la moitié de la Terre, d'où le nom de « guerre mondiale ». Cependant, antérieurement au début de la Seconde Guerre mondiale, on appelait cette guerre « la Grande Guerre », « la Guerre des Guerres » ou la « Der des Ders ».
Causes
Il existe de nombreuses causes au déclenchement de la Première Guerre mondiale et rétrospectivement, elle paraît inévitable. Cependant, à plusieurs reprises, le déclenchement de la guerre aurait pu être évité (épisode de la canonnière d'Agadir, nombreux incidents de frontières franco-allemands, nombreuses Guerres des Balkans sans conséquences sur le reste du monde).
Rivalités économiques et coloniales
À la fin du , l'Europe domine le monde, technologiquement, financièrement, économiquement, et surtout politiquement. Le Royaume-Uni surtout, mais également la France ont un empire immense qui assurait une quasi exclusivité de commerce et d'exploitation des richesses sur un régime colonial. Entre 1914 et 1918, les colonies, les dominions et les protectorats ont participé à l'effort de guerre en envoyant des matières premières, du matériel et des hommes en Europe.
L'Afrique est presque entièrement colonisée (à l'exception du Liberia et de l'Éthiopie) et se trouve au coeur des tensions européennes. Alors que la France contrôle une grande partie de l'Afrique de l'Ouest, les Britanniques sont présents dans l'est du continent. Un conflit entre ces deux métropoles aurait pu éclater avec l'incident de Fachoda. Mais la montée en puissance de l'Allemagne les a rapprochées dans l'Entente cordiale. L'Allemagne, qui ne possédait qu'un empire colonial limité (Cameroun, Namibie, Tanzanie, Togo, îles Carolines et îles Marshall d'aujourd'hui) et réalisant de façon tardive son unité, était arrivée trop tard dans la compétition coloniale et le partage du monde entre Européens. Surtout, elle ne dispose pas de colonies de peuplement. Elle manifeste ses prétentions sur le Maroc au cours de deux crises en 1905 et 1911, qui l'ont opposée à la France.
L'influence européenne en Asie est moins spectaculaire, mais suscite également des problèmes. La Chine littorale tombe sous la domination économique occidentale. Les États-Unis, le Japon et la Russie sont des puissances concurrentes des états européens dans cette région. L'empire turc ottoman est placé sous la tutelle financière et économique allemande. Les Russes souhaitent étendre leur contrôle sur le débouché méditerranéen.
Enfin, c'est la puissance industrielle allemande qui inquiète les états européens : les produits allemands inondent les marchés français et britanniques.
Les questions nationales
A la veille du conflit, l'Europe est en proie aux problèmes des nationalités et des revendications de territoires. Ces difficultés concernent surtout le centre du continent :
- L'Alsace-Lorraine, perdue à la suite de la défaite française de 1870-1871 est intégrée à l'empire allemand. Les Français souhaitent la reprendre et vivent dans un esprit revanchard et germanophobe. Dans les écoles françaises, où allaient tous les enfants depuis les lois de Jules Ferry, on coloriait l'Alsace et la Lorraine en noir sur la carte de France — territoires qu'elle avait dû céder à l'Allemagne par le Traité de Francfort. Cette génération a donc été élevée avec le syndrome du membre amputé. En 1914, il n'y a que 1 % de déserteurs. Ils étaient 30 % en 1870.
;Les Balkans : Les pays des Balkans, libérés de l'Empire ottoman, sont l'objet de rivalités entre les grandes puissances européennes. L'Empire ottoman qui s'émiette peu à peu (guerres balkaniques), ne possède plus en Europe, à la veille de la guerre, qu'Istanbul. Tous les jeunes pays issus de sa décomposition (Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Monténégro, Albanie) s'affrontent. La Serbie veut obtenir un débouché maritime et soutient les revendications des Slaves des Balkans. Elle est alliée à l'empire russe.
De plus, les deux ennemis séculaires de l'Empire ottoman poursuivent leur politique traditionnelle. L'Autriche-Hongrie désire continuer son expansion dans la vallée du Danube, jusqu'à la mer Noire. La Russie, elle, est liée historiquement et culturellement aux Slaves des Balkans, de confession orthodoxe, et leur a déjà souvent prêté son appui dans le passé. Elle dispose donc d'alliés naturels dans sa politique de conquête d'un accès à une mer chaude (Mer Méditerranée). Cette politique passe par le contrôle des Détroits. Évidemment, ces deux politiques entre une puissance catholique et une puissance orthodoxe provoquent des affrontements (les deux empires possèdent d'ailleurs un aigle bicéphale comme emblème).
; Les ambitions italiennes : L'Italie veut prendre des territoires au voisin autrichien, s'étendre en Dalmatie et contrôler la mer Adriatique.
; Les empires multinationaux : Les empires d'Autriche-Hongrie, de Russie et d'Allemagne regroupent différents peuples qui revendiquent plus d'autonomie ou une reconnaissance politique. Ainsi, les Polonais sont privés d'état souverain et se trouvent partagés entre l'Allemagne, la Russie et l'empire d'Autriche-Hongrie.
Système d'alliances et course aux armements
De vastes systèmes d'alliances se créèrent : la France, le Royaume-Uni et la Russie d'un côté (cette alliance se nomme la Triple-Entente), l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie, ennemi de la Russie et de la Serbie (la Triple-Alliance ou Triplice). Dans les deux camps, la course aux armements s'accélère et on assiste à une surenchère dans la préparation de la guerre. Les dépenses consacrées aux armées s'envolent. Le matériel est modernisé et la durée du service militaire allongée dans plusieurs pays.
L'engrenage infernal
L'événement déclencheur fut le double assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par Gabriel Princip. L'Autriche-Hongrie suspectant, dans l'ombre de ce nationaliste, des organisations secrètes ayant leurs bases arrières en Serbie, elle exigea de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposa la Serbie pour des raisons de souveraineté. L'Autriche posa alors un ultimatum le 28 juillet à la Serbie. La Serbie ne céda pas. L'attaque de la Serbie par l'Autriche déclencha les dispositions prévues par les alliances : le 30, les Russes mobilisent leurs troupes et se préparent à entrer en guerre pour aider leurs alliés serbes, le les Allemands vinrent à leur tour prêter main-forte aux Autrichiens en déclarant la guerre à la Russie, puis le 3 à la France. Le 4, le Royaume-Uni déclara la guerre à l'Allemagne, dès l'invasion par celle-ci de la Belgique neutre.
Chronologie
- 25 juillet : L'Autriche-Hongrie adresse un ultimatum à la Serbie dans lequel elle exige de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposera la Serbie pour des raisons de souveraineté. Le temps laissé à la Serbie pour répondre à cet ultimatum est de 48 heures.
- 28 juillet : L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie
- 31 juillet : L'Allemagne adresse un ultimatum à la France lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Russie si cette dernière venait à prendre la défense de la Serbie et un autre à la Russie lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Serbie
- 1 août : L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, suite à la réponse russe
- 2 août : L'Allemagne attaque militairement le Luxembourg neutre
- 2 août : L'Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique
- 3 août : La Belgique, neutre, rejette l'ultimatum allemand
- 3 août : L'Allemagne déclare la guerre à la France qui avait répondu que « la France agirait conformément à ses intérêts »
- 4 août : L'Allemagne attaque militairement la Belgique neutre
- 4 août : Le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l'Allemagne lui demandant de retirer ses troupes de Belgique. Le Gouvernement de Londres ne recevra aucune réponse.
- le 4 août 1914, au soir, l'Allemagne est en guerre contre
- la Russie (1/8)
- le Luxembourg (2/8)
- la France (3/8)
- la Belgique
- le Royaume-Uni (4/8)
Cela pour soutenir un allié, l'Autriche-Hongrie, qui n'est en guerre contre aucun de ces pays.
L'Autriche-Hongrie, elle, est officiellement en guerre contre un pays, la Serbie, qui n'est pas en guerre avec l'Allemagne.
L'Autriche-Hongrie et la Russie n'entreront en guerre que le 6 Août 1914 (Déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Russie du 6 août 1914).
La situation ainsi exposée montre que ce n'est pas le fonctionnement des alliances qui permet de donner une explication au déclenchement du premier conflit mondial. En effet, les gouvernements de bon nombre de pays n'ont même pas eu à se poser la question de savoir s'ils allaient, oui ou non, faire fonctionner leurs alliances (la Russie et la France se sont trouvés dans ce cas). En outre, l'existence des alliances avaient été un frein au déclenchement d'un conflit lors des crises précédentes (crises marocaines, guerres balkaniques, annexion de la Bosnie, etc.). Si ce frein n'a pas fonctionné en juillet 1914, c'est que les Empereurs, les Gouvernements et les Etats-Majors de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie ont tout fait pour que le conflit éclate.
La guerre, une fois commencée, mettra quatorze mois à atteindre la Serbie, c'est-à-dire le point où, "officiellement", elle aurait dû commencer.
Mais, il faut bien se rendre compte que l'atmosphère politique internationale au début du XXè siècle était extrêmement chargée; les vélléités belliqueuses des uns et des autres s'affichaient ouvertement. Le nationalisme exacerbé qui régnait dans tous les pays européens a ainsi joué un rôle. En France, les sentiments revanchards à propos de l'Alsace-Lorraine excitaient la haine à l'égard de l' "Allemand" (les dessins de Hansi en sont une illustration), tandis que Poincaré était entouré de fervents bellicistes. De l'autre côté du Rhin, le plan Schlieffen préconisait que l'Allemagne frappât la première. Ainsi, tous les pays étaient prêts à la guerre, la doctrine militaire de l'époque basée sur la course aux armements n'avait alors qu'une issue : le conflit armé. Une étincelle suffisait à mettre le feu à l'Europe.
Cette étincelle, c'est donc un groupe de moins de 10 personnes (Empereurs, Chancelier, Ministres de la Guerre et Ministres des Affaires Etrangères, chefs d'Etat-Major) qui, en juillet 1914 à Berlin et à Vienne, l'a provoquée.
Cette responsabilité de Guillaume II de Hohenzollern et François-Joseph de Habsbourg-Lorraine - puisque ni l'Allemagne, ni l'Autriche-Hongrie n'étaient des démocraties parlementaires en 1914- est admise aujourd'hui par la très grande majorité des historiens.
En 1919, les Alliés ne pouvaient se satisfaire de la responsabilité pénale de deux individus- l'Empereur d'Allemagne et l'Empereur d'Autriche-Hongrie- pour obtenir réparation des dommages subis dans les territoires occupés pendant 4 ans : ils étendirent donc cette responsabilité à l'ensemble des peuples des ex-Empires centraux, seuls ensembles capables de faire face à pareille dette.
Ces peuples considéreront cette extension de responsabilités comme un "Diktat"
Pourtant, en France et dans d'autres pays européens, certains s'opposent à la guerre comme Jean Jaurès. Son assassinat le 31 juillet ne viendra qu'ajouter plus de confusion au climat délétère à l'aube de la guerre.
Quant à l'Italie, partant du principe que l'alliance qu'elle avait signée avec l'Allemagne et avec l'Autriche-Hongrie était une alliance défensive, elle ne s'engagea pas dans le conflit parce qu'elle fit le constat que l'Autriche-Hongrie qui était l'agresseur de la Serbie et que, dès lors, elle n'avait pas à soutenir les querelles de son allié.
Forces en présence
Parmi les principaux pays européens, seule l'Italie resta neutre (ce pays n'entrera en guerre aux côtés de l'Entente qu'à partir de 1915).
Les deux camps étaient équilibrés : l'Alliance et l'Entente possèdent des effectifs pratiquement identiques.
Front occidental
Les armées en place
Au début des hostilités, le Corps Expéditionnaire Anglais est encore très faible et ne jouera qu'un rôle mineur dans le déroulement des opération en 1914, nous parlerons donc surtout des armées allemandes et françaises.
Les effectifs des deux armées sont comparables.
La France, malgré une population d'environ 39 millions d'habitants, peut disposer immédiatement de près de 800 000 soldats d'active depuis l'adoption de la loi qui fixe la durée du service militaire à trois ans.
La mobilisation qui sera terminée vers le 15 août complètera les effectifs. (chiffre à venir)
L'Allemagne est bien plus peuplée (près de 80 millions d'habitant) mais elle doit conserver une partie de ses forces pour le front de l'est.
L'organisation des effectifs en divisions, armées, et corps d'armée est pratiquement la même dans les deux camps.
La dotation et la répartition en matériel et en armes sont pratiquement identiques.
Bien que le canon de 75 ait largement surclassé le canon allemand de 77 équivalent, les troupes allemandes sont pourvues d'artillerie lourde que ne possèdent pas les Français.
Les troupes françaises en feront la cruelle expérience pendant les premières années de la guerre, le retard ne sera comblé qu'à partir de 1916.
La dotation en mitrailleuses est pratiquement identique mais elle est mieux utilisée par les allemands.
Bien que l'Allemagne ait fait de gros efforts pour combler son retard sur l'aviation française, elle n'est pas encore arrivée au même niveau.
Sur le front de l'ouest, ce sont en fait les deux meilleures armées du monde qui vont s'affronter.
Pour la première fois de l'histoire, les pays en guerre vont mobiliser toutes leurs ressources humaines dans la conduite d'un conflit total.
Guerre de mouvement : les batailles des frontières
En 1914, les Européens pensaient que la guerre serait courte. On disait aux soldats partis en août qu'ils seraient revenus pour les vendanges, les soldats partaient « la fleur au fusil ».
Cette guerre de mouvement, que les deux armées préconisent, va vite se révèler inadaptée et particulièrement meurtrière compte tenu des moyens de destruction dont disposent les belligérants.
Les premiers engagements ont lieu près des frontières et se terminent à chaque fois à l'avantage des troupes allemandes. La stratégie mise en œuvre par le Plan Schlieffen semble efficace. Les armées de Guillaume II passent par la Belgique et les Ardennes.
La bataille de Charleroi se conclut par une défaite des armées Françaises qui les oblige à se replier.
La retraite en bon ordre des armées françaises, très bien orchestrée par Joffre, commandant en chef des forces françaises, cesse lors de la bataille de la Marne au cours de laquelle les Français reprennent l'offensive et stoppent définitivement l'avance allemande (6-7 septembre 1914).
Après la défaite de la Marne, les troupes allemandes reculent et se fortifient en creusant les premières tranchées.
En même temps, les deux armées tentent de se déborder mutuellement sur leur flanc ouest en engageant ce qu'on a appelé improprement la "course à la mer".
Les troupes qui combattent à pied depuis maintenant plusieurs mois, sont épuisées, manquent de munitions et n'aspirent qu'à s'arrêter et consolider les positions si chèrement acquises.
Vers la fin du mois de novembre 1914 le front est pratiquement stabilsé pour plusieurs années sur une ligne continue de tranchées d'environ 750 kilomètres de la Mer du Nord aux Vosges.
Jusqu'en 1918, le front occidental reste pratiquement figé malgré les offensives coûteuses en hommes et en matériel.
Le bilan de ces premiers mois de guerre est catastrophique : les pertes engendrées par ces attaques en rase campagne devant l'artillerie et les mitrailleuses sont énormes surtout du côté Français qui comptent plus d'un million de soldats hors de combat (blessés, tués, disparus ou prisonniers) rien que pour l'année 1914.
Guerre de position
Vosges
Les tranchées
Le premier conflit mondial est caractérisé par une ligne de front continue, fortifiée, qui ne sera jamais rompue par aucune des armées en présence avant 1918. Le front est constitué de plusieurs lignes de défenses creusées dans la terre, les tranchées, reliées entre elles par des boyaux d'accès. Les soldats vivent et meurent là, dans la boue, le corps envahi de vermine, en compagnie des rats et de l'odeur pestilentielle des cadavres en décomposition. Un no man's land rendu infranchissable par des réseaux denses de barbelés, battu par le feu des mitrailleuses sépare les deux premières lignes. Le danger est permanent, même en période de calme quand l'activité du front est faible, la mort survient n'importe quand : au cours d'une patrouille, d'une corvée, d'une relève, ou d'un bombardement d'artillerie qui s'abat sur la position sans raison particulière. L'observation aérienne par les avions et les ballons permet aux armées de connaître avec précision la configuration du terrain ennemi, si bien que les tirs d'artillerie ne tombent jamais au hasard, les obus pleuvent toujours, de jour comme de nuit, en faisant le maximum de dégâts.
Les soldats ne se trouvent en sécurité qu'à une dizaine de kilomètres derrière les lignes quand ils sont hors de portée de l'artillerie lourde.
On a souvent reproché aux chefs militaires du premier conflit mondial d'avoir conduit leurs troupes dans cette guerre de tranchée aussi coûteuse en vies humaines qu'inutile. Pourtant, cette guerre de position n'est pas un choix stratégique, elle est due au fait que malheureusement, en ce début de l'ère industrielle, alors que les nations occidentales sont déjà capables de produire en masse, les progrès techniques ont surtout concerné le matériel de destruction plutôt que les moyens de s'en protéger.
Les avancées techniques qui permettront à un blindé de déborder le front, à un avion d'emporter une charge de bombe suffisante pour influer sur le cours de la bataille ne sont pas encore réalisées, si bien qu'à la puissance de destruction considérable que représente ces armes modernes, on ne peut opposer que des fantassins vulnérables et faiblement armés.
Les offensives
Les offensives lancées en 1915 en Champagne et en Artois, puis en 1916 à Verdun et dans la Somme, enfin en 1917 le Chemin des Dames se heurteront à des défenses infranchissables et les pertes seront toujours hors de proportion avec les gains de terrain réalisés.
Les réactions des États
Pour vaincre l'adversaire, chaque alliance cherche de nouveaux alliés : l'Italie change de camp en 1915 et se bat désormais du côté de l'Entente. La même année, l'Empire ottoman se rallie aux empires centraux. La guerre devient progressivement mondiale
Face à la durée de la guerre, les États en guerre doivent mobiliser la main d'œuvre féminine pour pallier l'absence des hommes partis au front.
Les pays de l'Entente font aussi appel aux ressources humaines et matérielles de leurs empires coloniaux.
Les enfants, les vieillards et les étrangers sont aussi embauchés et contribuent à l'effort de guerre.
La vie des civils devient de plus en plus difficile à cause des pénuries, de l'inflation et des réquisitions dans les zones occupées.
Pour galvaniser les populations restées à l'arrière, les États utilisent la propagande et la censure de la presse et du courrier des soldats.
Le bourrage de crâne touche aussi l'enseignement.
Les rumeurs xénophobes circulent rapidement : on raconte que les Allemands coupent les mains des enfants. Inversement, pour justifier l'agression contre la Belgique, on raconte en Allemagne que les civils belges s'amusent à crever les yeux des Allemands blessés.
Les gouvernements doivent financer les dépenses d'armement en ayant recours à la planche à billets mais aussi à l'emprunt.
Les impôts augmentent et on s'oriente vers le dirigisme économique. Devant les commandes d'État, certains industriels s'enrichissent tels Walther Rathenau ou Louis Renault.
Front oriental
La stratégie allemande de guerre de mouvement qui avait échoué en France fonctionna à merveille contre la Russie. Les armées russes étaient énormes et la France comptait beaucoup dessus pour diviser l'armée allemande. Mais ce nombre impressionnant de soldats (8 millions en 1914) masquait le fait qu'il ne s'agissait le plus souvent que de paysans sans aucune formation militaire, mal armés et mal équipés. Le commandement russe se révéla lui-même médiocre. Les deux armées s'affrontèrent à Tannenberg (en Prusse orientale) du 26 au 30 août 1914 puis aux lacs Mazure du 6 au 15 septembre 1914. Dans les deux cas, les Russes subirent une cinglante défaite et furent obligés de se replier. Hindenburg, le commandant allemand de cette campagne, fut envoyé sur le front ouest pour appliquer les même méthodes. Il échoua car le front s'était déjà stabilisé et les Français étaient préparés (mines, barbelés, tranchées). Il ne put empêcher la guerre d'usure.
Autres fronts
Les deux camps tentèrent des manœuvres de diversion ou de contournement, mais aucune n'eut autant d'importance que ces deux fronts principaux :
- les Alliés déclenchèrent la bataille des Dardanelles en 1915. Le contrôle des Détroits aurait permis à la France et à l'Angleterre de ravitailler la Russie et d'encercler les Empires centraux. Cette idée, défendue notamment par Winston Churchill, déboucha sur un débarquement à Gallipoli mais les Alliés ne parvinrent pas à pénétrer par surprise dans l'Empire ottoman, et échouèrent dans leurs offensives successives. L'opération fut un échec, le corps expéditionnaire constitua l'armée d'Orient, stationnée ensuite au camp de Salonique. Cette armée soutiendra ensuite les Serbes et participera à l'effondrement de l'empire austro-hongrois en 1918.
- Colonel Lawrence dit Lawrence d'Arabie : les Anglais fomentèrent le soulèvement des tribus arabes pour gêner les Ottomans.
- Le ministre des Affaires étrangères anglais, Lord Arthur Balfour promit l'établissement d'un état juif en Palestine pour obtenir la méthode de fabrication de l'acétone et motiver les Juifs étasuniens à soutenir l'entrée en guerre des États-Unis. La même année, les Anglais attaquèrent la Palestine (dont ils garderont le contrôle jusqu'en 1947). De nombreux Juifs s'y installèrent après les épreuves de la Seconde Guerre mondiale.
- La première bataille de l'Atlantique : elle fut mise en œuvre par les sous-marins allemands, les U-Boots qui tentèrent d'imposer un blocus complet à l'Angleterre et à la France, notamment pour intercepter le soutien de leurs colonies et rompre les routes d'approvisionnement entre l'Amérique (bœuf argentin, matériel américain) et l'Europe. Cette guerre maritime ne plut pas aux Américains. Le torpillage du Lusitania qui avait à son bord cent vingt-trois Américains provoqua une vive émotion aux États-Unis, qui se préparèrent à entrer en guerre aux côtés des Alliés.
1917, le tournant de la guerre
torpillage du Lusitania
- Lassitude
Sur tous les fronts, les soldats sont épuisés par les attaques inutiles et les conditions de vie difficiles. Dans les rangs français, allemands et italiens, des mutineries éclatent au printemps 1917. À l'arrière, les pénuries et les cadences de travail provoquent des troubles et des grèves. Les socialistes français quittent le gouvernement et rompent l'union sacrée. Dans le Reich allemand, pour faire face à la crise politique et sociale, l'état-major prend le pouvoir.
- Stratégie allemande
Pour répondre au blocus naval britannique, les sous-marins allemands détruisent tout navire transitant dans un port ennemi. Cette guerre navale frappe les navires de commerce américains. En mars 1917, l’état major impérial allemand prit la décision stratégique de reculer le front plus au nord, sur la ligne dite « Hindenburg », et fit évacuer toutes ses armées des positions occupées depuis 1914 dans le secteur de l’Aisne. Ils dynamitèrent systématiquement les édifices emblématiques des villes et villages auparavant occupés. Ainsi disparurent notamment les forteresses de Ham (Somme), située non loin de là, et de Coucy (27 mars 1917).
- Entrée en guerre des États-Unis
Les États-Unis étaient restés neutres jusque là, mais apportaient un apport matériel et financier aux pays de l'Entente dès 1914. Le 7 mai 1915, le torpillage du paquebot britannique Lusitania avait provoqué la mort de 128 ressortissants américains. En avril 1917, face à la guerre sous-marine à outrance, le congrès américain décide l'entrée en guerre contre les empires centraux. Cette décision compense la défection russe. Le président Woodrow Wilson fixe dès janvier 1918 ses objectifs de paix. Plusieurs pays d'Amérique latine s'engagent aussi dans le conflit aux côtés de l'Entente.
- Retrait russe
Plus tard les deux révolutions russes de mars et d'octobre 1917 permirent aux Allemands des avancées considérables en Russie. Les Bolcheviks signèrent un armistice avec les Empires Centraux dès le mois de décembre, puis la paix de Brest-Litovsk (négociée par Léon Trotsky) en mars 1918. Pour obtenir cette paix séparée, ils consentirent à d'énormes sacrifices, dont un train d'or (le contenu de celui-ci fut confisqué à l'Allemagne par le traité de Versailles). L'Allemagne occupa de plus la Pologne, l'Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie. Les Allemands profitèrent aussi de cette défection pour envoyer d'importants renforts sur le front ouest et tenter d'obtenir une victoire rapide avant l'arrivée effective des Américains. C'est le retour de la guerre de mouvement.
1918, la fin de la guerre
En janvier 1918, alors que la première guerre mondiale n'est pas terminée, le président américain Woodrow Wilson adresse un message au congrès américain, qui doit garantir la paix. Ce discours des 14 points (« The world must be made safe for democracy ») réclame notamment la création d'une « League of Nations » (SDN)). Les autres points serviront de base au traité de Versailles de 1919. Wilson demande :
- la fin de la diplomatie secrète,
- la liberté de navigation et de commerce,
- la réduction des armements,
- le règlement des rivalités coloniales,
- l'évacuation de la Russie,
- l'évacuation de la Belgique,
- la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France,
- la rectification des frontières italiennes,
- l'autonomie des peuples d'Autriche-Hongrie,
- l'évacuation de la Roumanie, de la Serbie et du Monténégro,
- l'autonomie des peuples non turcs de l'empire ottoman (après le génocide des Arméniens),
- la refondation d'une Pologne indépendante,
- la création d'une association des nations.
Les principes wilsoniens peuvent être résumés en trois mots : autodétermination des peuples, liberté et paix.
Renforcés par les troupes venant du front est, et souhaitant forcer la décision avant l'arrivée des troupes américaines, les Allemands mettent toutes leurs forces dans d'ultimes offensives à l'ouest, à partir de mars 1918, sur la Somme, en Flandre, au Chemin des Dames et en Champagne (l'Offensive Michael). Mais mal nourries, mal relevées et épuisées, les troupes allemandes ne peuvent résister aux armées alliées maintenant coordonnées par le général Foch. Ces dernières sont renforcées chaque jour davantage par le matériel et les soldats américains, les premiers chars (Char Renault FT-17) et par une supériorité sous-marine et aérienne. Après une révolution ouvrière à Berlin, le gouvernement de la nouvelle République allemande signe l'armistice de Rethondes le 11 novembre 1918 dans le wagon de l'armistice.
Le bilan catastrophique d'une Europe et d'un monde bouleversés
Pertes humaines et matérielles : 8 millions de morts, 6 millions d'invalides. La France a été le pays le plus touché, proportionnellement : 1,4 million de tués et de disparus, soit 10% de la population active masculine. Cette saignée s'accompagne d'un déficit des naissances. La stagnation démographique française se prolonge, avec un vieillissement de la population qui ne continue de croître qu'avec le recours à l'immigration. Cette dernière participe à la reconstruction d'un pays dont le nord est en ruines : maisons, ponts, routes, usines…
Perte de prestige des Européens dans les colonies et dans le monde : la guerre a été mondiale, elle s'est étendue en Afrique où les franco-britanniques se sont emparés des colonies allemandes, en Extrême-Orient où les Japonais ont fait de même dans les îles Mariannes et en Nouvelle-Guinée. Les colonies ont fourni des vivres, des matières premières, « tirailleurs sénégalais » et « zouaves marocains », souvent engagés dans les combats de première ligne, comme en témoignent les cimetières militaires de l'Ourcq. Au lendemain de la guerre, les peuples colonisés ne croient plus à ce qu'on leur inculquait – la supériorité naturelle de la métropole – et réclament une amélioration de leur sort. À ce premier déclin de l'influence européenne dans les colonies s'ajoute l'expansion des États-Unis, les plus grands bénéficiaires de la guerre, et du Japon, dont les capitaux se placent désormais à Londres et à Paris.
maroc
Bouleversements sociaux : les clivages sociaux s'accentuent avec l'enrichissement des « marchands de canons » et l'appauvrissement des petits rentiers, des retraités et des salariés touchés par l'inflation. Les femmes ont acquis une place nouvelle dans la société, en s'étant rendues indispensables pendant toute la guerre, dans les champs, dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles (pour compenser la perte de très nombreux instituteurs)… Le féminisme progresse, la mode évolue (la « garçonne » en cheveux courts), le droit de vote est accordé en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux États-Unis, en Russie, mais pas en France.
L'apparente victoire de la démocratie… Quatre empires autoritaires se sont écroulés, ce qui transforme profondément la carte de l'Europe, redessinée par les traités de paix de 1919 : l'empire du tsar - devenu la Russie communiste -, l'empire ottoman réduit à l'actuelle Turquie, l'empire austro-hongrois démantelé - avec la naissance d'une minuscule Autriche et d'une Hongrie, d'une Tchécoslovaquie, d'une Yougoslavie indépendantes -, enfin le Reich allemand, que le traité de Versailles diminue sur le plan territorial, coupe en deux par le « couloir de Dantzig », démilitarise, confisque les colonies, surveille, condamne à de lourdes réparations et rend seul responsable du conflit. L'Allemagne, rendue responsable de la guerre par ce traité, est contrainte de verser des réparations, dont le montant n'est fixé qu'en 1921 et qui s'élève à 132 milliards de marks-or, à verser en trente annuités.
Tous ces États adoptent des régimes parlementaires, mais la démocratie ne résiste pas à l'installation rapide de régimes autoritaires dans toute l'Europe centrale et orientale (à l'exception de la Tchécoslovaquie), ainsi qu'en Russie communiste. En Allemagne, elle est contestée à la fois par l'extrême gauche communiste et par l'extrême droite, dont le parti national-socialiste de l'ancien combattant Adolf Hitler, qui tente de prendre le pouvoir en Bavière par un putsch, en 1923. En prison, il rédige Mein Kampf, dans lequel il promet le rejet du traité de Versailles, la naissance d'un nouveau Reich pourvu d'un « espace vital » à l'est et débarrassé des « races inférieures », à commencer par les Juifs, les Slaves, les Tziganes, les homosexuels et les handicapés.
Finalement, la pire des conséquences de la Première Guerre mondiale fut tout simplement la Seconde Guerre mondiale.
Batailles importantes
- Bataille de la Marne
- Bataille de la Somme
- Front de l'Yser
- Bataille de Verdun
- Bataille de la crête de Vimy
- Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin
Personnages clés
Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin
Nouvelles armes et nouvelles tactiques
Cette guerre a été l'occasion pour l'industrie de l'armement de lancer de nouveaux matériaux qui aident à la maturation des
techniques et des méthodes.
Aviation
- Reconnaissance aérienne.
- Bombardement et mitraillage de position.
- Combat aérien.
Blindé automobile
- Attaque de position avec blindés, couvrant les fantassins.
- Construction des premiers chars d'assaut (Renault, Schneider)
Armes chimiques, 1917]]
- Obus et bombes contenant des gaz toxiques.
- Des gaz très volatils sont lachés, le phosgène, le moutarde...
Certains étaient quasi indétectables et n'agissaient que 3 jours après
inhalation... Il était ainsi impossible de savoir si l'on est contaminé ou pas...
Le front intérieur
- Les hommes étant mobilisés au front, les femmes les ont remplacés aux champs, dans les usines, les écoles. Cela a joué un rôle dans l'émancipation féminine, les femmes obtiennent d'ailleurs le droit de vote à la fin de la guerre, dans de nombreux pays d'Europe (pas en France...)
- Les emprunts de guerre : en France, des campagnes de collecte d'or sont menées auprès des civils, pour financer la guerre. Mais la principale source de financement est située aux États-Unis, soit en numéraire, soit par l'achat à crédit de matériel. Les nations d'Europe s'endettent considérablement.
- En France, tout les partis politiques s'allient dans L'Union Sacrée, pour faire face à la guerre.
- Les industries et les chercheurs sont mobilisés (voir nouvelles armes).
- Pour soutenir le moral des combattants, des « marraines » écrivent aux célibataires.
Conséquences humaines
Union Sacrée]
:
- L’Empire britannique inclut le Canada, l’Australie, et l’Inde.
- Terre-Neuve ne faisait pas partie du Canada à cette époque.
Voir aussi
Articles connexes
- Accords de Sykes-Picot
- Chronologie du conflit
- Cimetières militaires de la Première Guerre mondiale
- Gueules cassées
- Films sur la Première Guerre mondiale
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande) (bien que l'armée de l'air allemande s'appelle la Luftstreitkräfte à cette époque-là, l'article contient une section qui s'occupe de l'aviation militaire allemande pendant la Première Guerre mondiale)
- Traité de Versailles
- camps de concentration allemands 14-18
Bibliographie
Ouvrages tous publics
- Les Croix de bois de Roland Dorgelès, adapté au cinéma en 1932 par Raymond Bernard ;
- La Main coupée de Blaise Cendrars ;
- Le Feu d'Henri Barbusse ;
- À l'Ouest, rien de nouveau (Im Westen nichts neues) d'Erich Maria Remarque, 1928, adapté au cinéma en 1930 par Lewis Milestone (All Quiet on the Western Front).
- Paroles de poilus est un recueil de lettres envoyées par des soldats à leur famille compilé par Jean-Pierre Guéno, Yves Laplume et Jérôme Pecnard en 1998, éd. Tallandier et Biblio.
- Orages d'Acier de Ernst Jünger, récits d'un jeune officier allemand sur la guerre et les combats dans les tranchées.
- Les champs d'honneur de Jean Rouaud ; éd. Les éditions de minuit.
- Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot ; Folio éd. Gallimard, roman français éd. Denoël prix Interallié 1991, adapté au cinéma en 2004 par Jean-Pierre Jeunet (fiche du film) ;
- Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918; éd La Découverte. Le journal d'un poilu ayant connu les principales batailles du conflit.
- Récits des tranchées est un recueil de récits de poilus ; éd. Les 3 Orangers.
- Paroles de poilus Lettre et carnets du front 1914-1918 sont des lettres écritent par des poilus ; éd. Librio
- Le Gachis des Généraux, Pierre Miquel, Éditeur : Pocket, 2003, ISBN 2266124382
- Les Poilus, Pierre Miquel
Historiographie
- Audoin-Rouzeau (Stéphane), Becker (Jean-Jacques), dirs.:Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918, Paris, Bayard, 2004, ISBN: 2.227.13945.5.
Liens externes
- [http://perso.wanadoo.fr/chtimiste/ Le détails du parcours de tous les régiments français de la grande guerre]
- [http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr Base de données de documents de l'armée française]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index2.htm Ernest Gabard, Carnet de guerre - 1915-1916]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index.htm Les monuments aux morts d'Ernest Gabard dans le sud-ouest de la France]
- [http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/Europe1914.html Cartes des alliances en 1914]
- [http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/clefs/circuits/GE_P3_1_FR.html Circuit thématique : Recherchés! 500 000 Canadiens pour la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/sites_activites/chemin_dames/index.php Le Chemin des Dames : un parcours pour la mémoire de la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/visites_virtuelles/fr/caverne_dragon.php La Caverne du Dragon, un musée qui évoque le quotidien des poilus.]
- [http://www.freewebs.com/omorika3/Le%20epope/index.htm Henry Barby : L'Épopée Serbe (L'agonie d'un peuple, Paris 1916)]
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ja:第一次世界大戦
ko:제1차 세계 대전
ms:Perang Dunia I
simple:World War I
th:สงครามโลกครั้งที่หนึ่ง
Arsène Lupin joue et perd
Arsène Lupin joue et perd est un feuilleton télévisé français en 6 épisodes de 52 minutes, adapté par Alexandre Astruc et Roland Laudenbach du roman 813 de Maurice Leblanc et diffusé à partir du 12 décembre 1980 sur Antenne 2.
Synopsis
[à compléter]
Distribution
- Jean-Claude Brialy : Arsène Lupin
- Christiane Kruger : Dolorès Kesselbach
- Maurice Biraud : Weber
- François Maistre : le président Valenglay
- Marco Perrin : Gourel
- François Perrot : le baron Altenheim
- Sacha Briquet : Doudeville
- Hubert Deschamps : Steinweg
Épisodes
[à compléter]
Voir aussi
Lien interne
- Arsène Lupin : personnage de fiction
Catégorie:Feuilleton télévisé français des années 1980
Catégorie:Feuilleton télévisé policier
Catégorie:Feuilleton télévisé en A Faucon gerfaut
Catégorie:Oiseau (noms vernaculaires) Catégorie:Rapace
Catégorie:CITES annexe I
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Powiat kluczborski
Powiat kluczborski położony jest w północnej części województwa opolskiego. Powierzchnia powiatu wynosi 851,59 km², zamieszkuje go 70.935 mieszkańców. Gęstość zaludnienia wynosi 83 mieszkańców na 1 km² (2004).
Podział administracyjny
W skład powiatu wchodzą cztery gminy.
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Gm
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Stanisław Ziemecki
Stanisław Ziemecki (11 kwietnia 1881 w Warszawie - 19 stycznia 1956), fizyk polski, w latach 1953-1956 rektor Wieczorowej Szkoły Inżynierskiej w Lublinie.
Pochodził z rodziny inteligenckiej, był synem i wnukiem znanych lekarzy. W
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