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L'Éclat D'obus

L'Éclat d'obus

L'Éclat d'obus est un roman de Maurice Leblanc, dont l'action se déroule durant la Première Guerre mondiale. L'intrigue du roman suit les pérégrinations d'un personnage à la fois en quête de son épouse et de son passé. Arsène Lupin n'apparaît que très brièvement dans ce livre (sur une dizaine de lignes), mais son intervention donne au héros la clef d'une énigme et permet à l'intrigue de ne pas rester bloquée.

Premières publications

Supposé écrit durant le 2 semestre de 1914, l'Éclat d'obus fut initialement publié en 47 feuilletons quotidiens, du 21 septembre au 7 novembre 1915, dans les colonnes du Journal. Dans cette première version, Arsène Lupin n'apparaissait pas, même de façon fugitive. La première édition en volume, chez son éditeur habituel Pierre Lafitte, en novembre 1916, resta conforme aux feuilletons en maintenant cette absence. Ce n'est qu'à l'occasion de la deuxième édition, chez le même éditeur, en 1923, que Maurice Leblanc remania le roman pour y inclure l'intervention de son personnage favori. Éclat d'obus, L'

Roman (littérature)

On dit couramment qu'un roman est une fiction en prose d'une certaine étendue. Il peut être d'action ou d'aventures, policier ou à l'eau de rose, il peut présenter une valeur psychologique ou d'étude sociale. Comme le disait Raymond Queneau, « n'importe qui peut pousser devant lui comme un troupeau d'oies un nombre indéterminé de personnages apparemment réels à travers une lande longue d'un nombre indéterminé de pages ou de chapitres. Le résultat sera toujours un roman.» Un auteur de roman est un romancier.

Les origines du roman

D’une langue à un genre

Toute tentative de définition satisfaisante du roman est étroitement liée à l’identification de ses origines. Ainsi, nombreux sont les théoriciens du roman qui ont cherché à appuyer leurs théories génériques sur des théories génétiques. Voilà pourquoi une entrée satisfaisante pour tenter de définir le terme de roman peut se trouver dans l'origine même de ce mot. Ce terme sert originellement à désigner une langue utilisée au Moyen Âge, la langue romane, issue de la langue utilisée au nord de la France, la langue d'Oïl, qui prévaudra sur la langue d'Oc (Sud de la France). Cette langue, née de l'évolution progressive du latin, remplace ce dernier dans l'usage et dans les pratiques orales du nord de la France. Romanus (latin) > romanice (latin vulgaire) > romanz ou romans (ancien français). Au Moyen Âge, l'usage du latin se restreint aux textes écrits tandis que les communications orales se font en langue romane. Le latin n'étant connu que d'une infime minorité de la population, constituée essentiellement de religieux et de lettrés, il faut alors transcrire ou écrire en langue romane certains textes afin de les rendre accessibles à un public plus large. Le terme « roman » est donc appliqué à tous les textes écrits en langue romane dans ce but, qu'ils soient en prose ou en vers, qu'ils soient narratifs ou non. Les romans s'opposent alors aux textes écrits en latin, notamment les textes officiels et sacrés. L’expression « mettre en roman », apparue vers 1150, signifie donc « traduire en langue vulgaire ». Pour désigner les textes qui appartiennent au genre narratif, les termes estoire et conte sont le plus souvent utilisés. Ainsi, Chrétien de Troyes écrit-il : « ore commencerai estoire ». À l’origine dévolue à la traduction de textes hagiographiques, cette langue vulgaire - le roman - est vite utilisée par la littérature narrative. Le terme se met à désigner progressivement un genre littéraire à part entière. Ainsi, dans Le Chevalier de la Charrette, Chrétien de Troyes écrit-il : « puisque ma dame de Champagne veut que j’entreprenne un roman, je l’entreprendrai très volontiers ». Le terme commence alors à se rapprocher de son sens moderne, celui de récit fictif à épisodes centré autour d’un ou de plusieurs personnages. Après avoir rappelé l’évolution sémantique du terme « roman », il nous faut maintenant s’intéresser au genre littéraire que ce terme se met à recouvrir. Jusqu’au , la chanson de geste et la poésie lyrique dominent le paysage littéraire et narratif mais, progressivement, un genre nouveau fait son apparition : le roman. Bien que novateur et original, il puise pourtant de nombreux motifs dans les genres littéraires qui l’ont précédé.

Les sources du roman médiéval

La poésie lyrique

La rupture littéraire amorcée par l’apparition de ce nouveau genre ne doit pas pour autant masquer une large continuité dans les thèmes et les motifs évoqués par le roman. Il hérite en premier lieu des personnages stylisés de la poésie lyrique : la dame y est une femme mariée de condition supérieure à celle de son prétendant ; l’homme vassal est obéissant à la dame, il est timide et emprunté devant elle et le losengiers est un personnage fourbe, un traître en puissance. Il reprend également le thème de la fine amor, cet amour secret, sacré et adultère dans lequel la femme est divinisée, sacralisée. Il hérite aussi de la Reverdie. La Reverdie est un retour cyclique au printemps qui entraîne la contemplation de la dame par l’amant ainsi que son portrait élogieux fait d’associations entre la beauté de la nature et celle de la femme. Cependant, le romancier ne reprend pas ces thèmes à l’identique, très souvent il les réactualise, les modifie et les dramatise. Mais surtout, il substitue une nouvelle figure à celle du poète amoureux. Le modus operandi de la séduction évolue : la femme ne se séduit plus par des paroles et des chansons mais par des actions. Le personnage du poète est remplacé par le chevalier hérité des chansons de geste.

La chanson de geste

Ce nouveau héros de roman tient ses traits du héros épique. Il est vaillant, brave, il sait manier les armes, il allie la franchise à la loyauté et à la générosité. Par-dessus tout, il sait préserver son honneur. Parmi les nombreux motifs hérités de la chanson de geste, notons celui de la description des armes du chevalier, de ses acolytes ou de ses ennemis, celui des combats et des batailles qui s’en suivent ou bien encore ceux des embuscades, poursuites et autres pièges qui jalonnent le chemin du héros. On trouve également les scènes d’ambassade chères à la chanson de geste, les scènes de conseil entre un seigneur et ses barons ou encore le regret funèbre (lamentations sur un héros, un compagnon perdu) et la prière du plus grand péril. Cependant, le roman s’éloigne sur plusieurs points de la chanson de geste : ; par sa forme tout d’abord: La chanson de geste est une suite de laisses assonancées psalmodiées par des jongleurs accompagnés de vielle. Le roman est bien écrit en vers mais ceux-ci sont organisés en couplets d’octosyllabes à rimes plates ; ; par l’auditoire ensuite: La chanson de geste est écoutée par des hommes installés dans la grande pièce du château alors que le roman est écouté dans la chambre des dames par des personnes plus raffinées et plus cultivées ; ; l’espace de la diégèse se restreint: On passe des immenses champs de bataille à des vergers ou à des champs, voire à de petites pièces ou des locus amoenus (= lieu intime et paradisiaque où règne la dame). Les thèmes et les motifs que l’on peut rencontrer dans le roman ne naissent donc pas ab nihilo, le nouveau genre s’inspire largement de ceux qui l’ont précédé tout en procédant à de larges modifications et innovations.

La matière de Bretagne

Au-delà des thèmes et des motifs exploités, les sujets traités par le roman se caractérisent par leur originalité et leur diversité. Il est toutefois possible de les rassembler en trois grands sujets (dits matières) : #la matière de Rome, ou antique a inspiré le roman de Thèbes, le roman d’Enéas, le roman de Troie et le roman d’Alexandrie ; #la matière orientale et byzantine a donné le roman de Cligès de Chrétien de Troyes ; #la matière de Bretagne, la plus féconde a inspiré tous les romans dits « arthuriens ». Cette matière de Bretagne se développe à la cour d’Henri II Plantagenêt et de sa femme Aliénor d'Aquitaine ainsi qu’à la cour de la fille d’Aliénor, Marie de France, en Champagne. La matière de Bretagne est imprégnée des traditions et des légendes celtiques transmises oralement par les conteurs bretons et gallois. Bien que de nombreuses imprécisions demeurent sur son existence, Chrétien de Troyes apparaît comme l’auteur le plus représentatif et le plus innovant de cette matière de Bretagne. Son écriture se caractérise notamment par une attention particulière portée aux effets de structure (miroirs, parallèles, échos divers, correspondances entre des personnages ou des épisodes, etc.). Il innove également par le tour qu’il donne aux aventures de ses héros. Il les orne d’évènements imprévus et surprenants qui apparaissent souvent comme les signes du destin du chevalier. De plus, il lie étroitement ces aventures à la notion de quête. Celle-ci peut avoir pour objet un personnage disparu, un amour, une identité, une gloire ou une fin spirituelle. Ces quêtes prennent place dans un univers romanesque qui allie des éléments surnaturels et merveilleux à des effets de réel.

Le roman en prose au

Avant le , peu de textes étaient écrits en prose. Il s’agissait essentiellement de textes juridiques. C’est pourquoi, dans les mentalités de l’époque, les textes en prose pouvaient facilement être associés à une garantie de véracité. Mais à la fin du et au début du , probablement afin d’augmenter la crédibilité des aventures racontées et afin de réduire l’artificialité liée à la versification, la prose prend de plus en plus d’importance dans les textes narratifs. Ce passage à la prose permet également le développement de la lecture individuelle tandis que jusqu’alors la lecture collective était privilégiée. Ces romans en prose s’inspirent du modèle de la Passion du Christ et se rapportent massivement au mythe du saint Graal (le Saint Calice qui aurait été utilisé par le Christ lors de la Cène).

Les romans réalistes

Ces romans apparaissent conjointement au développement de la bourgeoisie et d’un esprit progressivement plus matérialiste. La redécouverte des textes d’Aristote accompagne ce renforcement du rationalisme au détriment d’une part de spiritualité et de merveilleux. Le Roman de la rose et Jehan et Blonde illustrent cette nouvelle orientation du genre. Les auteurs de ces romans choisissent de rester dans les limites du vraisemblable et rejettent le merveilleux arthurien. La géographie des lieux devient de plus en plus familière aux lecteurs, les personnages fictifs y rencontrent des personnages historiques (réel) et les héros choisis sont de plus en plus issus de milieux modestes et sont de moins en moins légendaires. Cependant, ce genre est marqué par un fort paradoxe : alors que la prose semble être la forme la plus adaptée à transcrire le réel avec crédibilité et alors que la majorité des romans sont désormais écrits en prose, ces romans réalistes continuent à être écrits en vers (couplets octosyllabiques). Conséquence ou non de ce paradoxe, ils disparaîtront progressivement devant le succès croissant des romans en prose.

Des mouvements romanesques

;Les romans réalistes: Ils font l'objet de ce qu'on pourrait appeler un contrat, implicite, avec le lecteur : ce qui est dit est vrai, pourtant, c'est une œuvre d'imagination et tout est inventé. Voilà qui peut sembler paradoxal, mais c'est là l'essence du roman réaliste : ce que je lis aurait pu se passer. Cela permet une identification très forte du lecteur au personnage principal, pour peu qu'il y retrouve de ses propres émotions. C'est pour cela que le roman réaliste est très précis sur les termes, le contexte historique et social, les descriptions et portraits qui servent même à porter l'histoire par la métaphore. Littérature du XIX siècle. Émile Zola, Gustave Flaubert. ;Les romans surréalistes : Ce mouvement souhaite que soit accordé à ses productions, tant linguistiques que plastiques, le statut d'expérimentation scientifique : tentative pour explorer en profondeur à la fois le monde (notamment sa réalité cachée) et la pensée (notamment l'inconscient), et pour donner de l'un et de l'autre une connaissance totale.Ces œuvres appartiennent au domaine de l'impossible et jouent avec la poésie, les images et les situations, le décalage par rapport à notre monde pour mieux le comprendre et mieux le critiquer. Les romans de Boris Vian en sont un exemple, comme L'arrache-cœur. Littérature du début du XX siècle. ;Les romans fantastiques: Ils touchent les sujets comme la mort, l'au-delà et les peurs. Le fantastique commence par un glissement de la réalité qui décale l'histoire du réalisme au fantastique. Tzvetan Todorov place le phénomène du doute à la base de la littérature fantastique. Selon lui, le fantastique naît de ce moment où le personnage, le narrateur ou le lecteur doute de la réalité de l'évènement raconté. L'impossibilité de décider si l'évènement narré appartient au monde connu, rationnel et rassurant ou bien à un monde dans lequel des forces inconnues et mystérieuses régnent détermine selon ce théoricien l'appartenance au genre fantastique. H.-P. Lovecraft, quant à lui, estime que l'effroi et l'horreur suscités par la narration sont les piliers fondamentaux du genre. A la vue de ces deux définition, il devient évident que l'apogée du genre se situe au XIXème siècle avec des auteurs tels que Goethe, Villiers de L'Isle Adam, Maupassant, Poe ou Hoffmann. Il est à noter que le genre réapparaît au début et à a fin du XXème siècle avec, notamment, H.-P. Lovecraft et Stephen King. ;Les romans de science-fiction : Ils utilisent la technologie scientifique comme contexte primordial pour dérouler une histoire qui souvent anticipe le temps d'écriture. Isaac Asimov. ;Les romans d'anticipation: Le récit anticipe le temps d'écriture sans faire de la technologie un sujet primordial. (1984 de George Orwell). ;Le nouveau roman : Ce terme regroupe des œuvres publiées à partir des années 1950, qui ont en commun un refus du genre romanesque classique : les intrigues et la psychologie des personnages passent au second plan. Le contrat passé avec le lecteur est plutôt : le roman est écriture, l'histoire n'a pas autant d'importance que la forme. C'est l'aventure de l'écriture qui est couchée sur le papier. Littérature du milieu du XX siècle. Marguerite Duras, Alain Robbe-Grillet.

Types d'écriture

On peut distinguer plusieurs type d'écriture du roman.
- Fiction, quand le narrateur est dissocié de l'auteur. Le narrateur peut s'exprimer à la première personne (L'Étranger d'Albert Camus), deuxième personne (La modification de Michel Butor), troisième personne (Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline).
- Autobiographique quand le narrateur est l'auteur, et parle de sa vie vécue. (Les Confessions de Jean-Jacques Rousseau)
- Biographique quand l'auteur raconte la vie d'un personnage ayant existé. :
- Biographie romancée, où des évènements réels sont mis en reliefs par une reconstitution sous forme de récit (Napoléon de Max Gallo), :
- Biographie factuelle, où il n'y a qu'un récit d'évènements et une analyse de l'auteur de la biographie sur la vie et l'œuvre de l'auteur dont il rapporte la vie. (Romain Gary, le caméléon de Myriam Anissimov)
- Autofictionnel quand l'auteur prétend être le narrateur, tout en racontant des faits majoritairement non réels ou romancés à l'excès, en fait probablement plus « librement inspirés ». (Catherine Millet) Un roman peut bien sûr être historique (contexte réel) et fictif (personnage fictif et réel dans des situations imaginées par l'auteur : Mémoires de Mike Mc Quay). Les catégories de roman sont discutables et discutées, le roman étant lui même une catégorie de livre difficilement définissable. Les quatre types présentés ci-dessus sont déjà bien arbitraires, le quatrième pouvant s'assimiler au premier, ainsi qu'à une sous-partie du nouveau roman puisqu'il « joue » avec le lecteur sur le fait qu'un texte dit à la fois la vérité et son contraire. De même que la remarque sur la personne à laquelle s'exprime le narrateur n'a rien de spécialement propre à la fiction. On peut aussi se poser la question suivante : un roman qui serait écrit uniquement en alexandrins est-il un roman ou un poème ? C'est le cas de L'Iliade d'Homère. Un roman peut être (bien souvent c'est le cas) une série d'actions mettant en situation des personnages. Jean Guenot définit les romans climaxiques et les romans non-climaxiques. Les premiers, par analogie avec l'orgasme masculin, comportent le temps fort (de climax, point le plus élevé) du dénouement comme clef de voûte de la charpente du roman. Les seconds, par analogie avec l'orgasme féminin, comportent plusieurs temps forts, entre lesquels s'intercalent des temps de repos. Une définition par opposition du roman, serait qu'un roman n'est pas un essai car il ne démontre pas. N'est pas une nouvelle car il ne s'articule pas autour d'un point de basculement de l'action et de peu de personnage. Ni un poème car il n'évoque pas des images par un phrasé rythmé, rimé, assonnancé. Bien qu'un roman puisse être soit une compilation de tous ces styles, soit une exclusion de tous ces styles. Pour Milan Kundera, le roman ne doit pas juger, la morale du roman est son absence de morale : les faits sont présentés au libre jugement du lecteur.

Types de romans

Marthe Robert fait la psychanalyse du roman dans son essai Roman des origines, origine du roman (ISBN 2-85181-191-6), où elle part de la théorie du « roman familial » de Freud et du complexe d'Œdipe pour définir deux grandes catégories de roman :
- le roman du « bâtard réaliste, qui seconde le monde tout en l'attaquant de front »
- le roman de « l'enfant trouvé, qui faute de connaissances et de moyens d'action, esquive le combat par la fuite ou la bouderie. » [http://www.e-litterature.net/rabat/messages/penv_mrobert_Marthe_Robert_Roman%20des%20origines,%20origine%20du%20roman.html Présentation de la théorie de Marthe Robert]

Voir aussi

Liens internes


- Littérature
- Roman noir
- Nouveau roman
- Genres et formes littéraires
- Modèle ou schéma actantiel
- roman grec

Liens externes


- [http://gallica.bnf.fr/themes/LitMAi.htm Gallica]

Bibliographie


- Marthe Robert Roman des origines, origine du roman (ISBN 2-85181-191-6) ( [http://www.e-litterature.net/rabat/messages/penv_mrobert_Marthe_Robert_Roman%20des%20origines,%20origine%20du%20roman.html Présentation de la théorie de M.R.])
- Pierre Chartier, Introduction aux grandes théories du roman (ISBN 2-10-003245-3)
- Milan Kundera, L'art du roman (ISBN 2-07032-801-5), Les testaments trahis (ISBN 2-07075-871-0)
- Jean Guenot, Ecrire, guide pratique de l'écrivain, avec des exercices (ISBN 2-85405-079-7)
- Maurice Wilmotte, Origines du roman en France. L’évolution du sentiment romanesque jusqu’en 1240, Paris, Boivin
- Langlois Ch-V., La vie en France au moyen âge de la fin du 12e au milieu du 14e d’après des romans mondains du temps, Paris, Hachette, 1926
- Emmanuelle Baumgartner, Histoire de la littérature française : moyen âge (1050-1486), Paris, Bordas, 1987
-
ko:소설 ja:小説 th:วรรณกรรม zh-cn:小说

Maurice Leblanc

Maurice Leblanc, écrivain, né le 11 novembre 1864 à Rouen (France), mort le 6 novembre 1941, à Perpignan, auteur de romans policiers et d’aventures, créateur du célèbre personnage d’Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur. On peut visiter la maison de Maurice Leblanc, à Étretat, dans la Seine-Maritime. L’aiguille d’Étretat est d’ailleurs utilisée dans le roman L'Aiguille creuse avec Arsène Lupin. Le père de Maurice Leblanc était un riche négociant en charbon. Orphelin de mère, il a été mis au monde par le chirurgien Achille Flaubert, frère de Gustave. Il refuse la carrière que son père lui destine dans une fabrique de cardes et « monte à Paris » pour écrire. Il est d’abord journaliste puis romancier et conteur (Des couples ; Une femme ; Voici des ailes). Il éveille l’intérêt de Jules Renard et Alphonse Daudet, sans succès public. En 1901, il publie L’Enthousiasme, roman autobiographique. Il fréquente les grands noms de la littérature à Paris : Stéphane Mallarmé ou Alphonse Allais. En 1905, Pierre Laffitte, directeur du mensuel Je sais tout, lui commande une nouvelle : L’Arrestation d’Arsène Lupin - nom emprunté au conseiller municipal de Paris Arsène Lopin -. Deux ans plus tard, Arsène Lupin est publié en livre. La sortie d’Arsène Lupin contre Herlock Sholmes, mécontente Conan Doyle, furieux de voir son détective Sherlock Holmes ridiculisé. Maurice Leblanc s’est inspiré de l’anarchiste Marius Jacob, qui commit cent cinquante cambriolages qui lui valurent vingt-trois ans de bagne. Radical-socialiste et libre-penseur, Leblanc s’embourgeoisa avec l’âge et la première guerre mondiale. Il aurait déclaré : « Lupin, ce n’est pas moi ! » Dès 1910, il tentera de tuer son héros dans 813 mais il le ressuscite dans Le Bouchon de cristal, Les Huit Coups de l’horloge, La Comtesse de Cagliostro, ... Son œuvre inspira Gaston Leroux (Rouletabille), ainsi que Souvestre et Allain (Fantômas). Une Association des amis d’Arsène Lupin a été fondée ; elle est présidée en 2004 par Lydie Dabirand. Les exploits d’Arsène Lupin se déroulaient dans la capitale et dans le pays de Caux, qu’il connaissait bien : collectionneur de cartes postales, il avait recensé quatre cents manoirs entre Le Havre, Rouen et Dieppe. Les lupinophiles arpentent les lieux cités dans les intrigues de Leblanc en Normandie : Étretat et le trésor des rois de France, Tancarville, le passage souterrain de Jumièges devant mener au trésor médiéval des abbayes... La piste des sept abbayes du pays de Caux reliées entre elles dessineraient la Grande Ourse et permet de retrouver l’étoile d’Alcor.

Œuvres

La série Arsène Lupin compte 20 romans et recueils de nouvelles, ainsi que deux pièces de théâtre, tous publiés de 1907 à 1935. Voir Arsène Lupin pour la liste détaillée.
- 1893 : Une femme
- 1897 : Armelle et Claude
- 1898 : Voici des ailes
- 1899 : Les Lèvres jointes
- 1901 : L’Enthousiasme
- 1901 : Un vilain couple
- 1904 : Gueule rouge
- 1904 : 80 chevaux
- 1906 : La Pitié, pièce de théâtre
- 1909 : L’Aiguille creuse
- 1911 : La Frontière
- 1920 : La Robe d’écaille rose
- 1921 : Le Formidable Événement
- 1921 : Les trois yeux
- 1922 : Le Cercle rouge
- 1923 : Dorothée, danseuse de corde
- 1925 : La Vie extravagante de Balthazar
- 1930 : Le Prince de Jéricho
- 1932 : Les Clefs mystérieuses
- 1933 : La Forêt des aventures
- 1934 : Le Chapelet rouge
- 1934 : L’Image de la femme nue
- 1935 : Le Scandale du gazon bleu
- 1937 : De minuit à sept heures

Liens internes


- Étretat

Liens externes


- [http://www.normandy-tourism.org/gb/21SitMo/sitmo14.html Maison de Maurice Leblanc]
- [http://www.communes76.com/celeb1.php3?num=32 Maurice Leblanc]
- [http://www.lemercuredegaillon.net/gaillon27/memoires_t2extr.htm L'oeuvre ésotérique de Maurice Leblanc]

Bibliographie


- François Vicaire (textes) et Jean-François Lange (photographies), la Maison de Maurice Leblanc : le Clos Arsène Lupin. – Darnétal : Petit à petit, coll. « Maisons d'écrivains », 2005. – 47 p., 31 cm. – ISBN 2-84949-030-X. Leblanc, Maurice Leblanc, Maurice Leblanc, Maurice Leblanc, Maurice Leblanc, Maurice ja:モーリス・ルブラン

Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale dura de 1914 à 1918. Ce fut le premier conflit couvrant plus de la moitié de la Terre, d'où le nom de « guerre mondiale ». Cependant, antérieurement au début de la Seconde Guerre mondiale, on appelait cette guerre « la Grande Guerre », « la Guerre des Guerres » ou la « Der des Ders ».

Causes

Il existe de nombreuses causes au déclenchement de la Première Guerre mondiale et rétrospectivement, elle paraît inévitable. Cependant, à plusieurs reprises, le déclenchement de la guerre aurait pu être évité (épisode de la canonnière d'Agadir, nombreux incidents de frontières franco-allemands, nombreuses Guerres des Balkans sans conséquences sur le reste du monde).

Rivalités économiques et coloniales

À la fin du , l'Europe domine le monde, technologiquement, financièrement, économiquement, et surtout politiquement. Le Royaume-Uni surtout, mais également la France ont un empire immense qui assurait une quasi exclusivité de commerce et d'exploitation des richesses sur un régime colonial. Entre 1914 et 1918, les colonies, les dominions et les protectorats ont participé à l'effort de guerre en envoyant des matières premières, du matériel et des hommes en Europe. L'Afrique est presque entièrement colonisée (à l'exception du Liberia et de l'Éthiopie) et se trouve au coeur des tensions européennes. Alors que la France contrôle une grande partie de l'Afrique de l'Ouest, les Britanniques sont présents dans l'est du continent. Un conflit entre ces deux métropoles aurait pu éclater avec l'incident de Fachoda. Mais la montée en puissance de l'Allemagne les a rapprochées dans l'Entente cordiale. L'Allemagne, qui ne possédait qu'un empire colonial limité (Cameroun, Namibie, Tanzanie, Togo, îles Carolines et îles Marshall d'aujourd'hui) et réalisant de façon tardive son unité, était arrivée trop tard dans la compétition coloniale et le partage du monde entre Européens. Surtout, elle ne dispose pas de colonies de peuplement. Elle manifeste ses prétentions sur le Maroc au cours de deux crises en 1905 et 1911, qui l'ont opposée à la France. L'influence européenne en Asie est moins spectaculaire, mais suscite également des problèmes. La Chine littorale tombe sous la domination économique occidentale. Les États-Unis, le Japon et la Russie sont des puissances concurrentes des états européens dans cette région. L'empire turc ottoman est placé sous la tutelle financière et économique allemande. Les Russes souhaitent étendre leur contrôle sur le débouché méditerranéen. Enfin, c'est la puissance industrielle allemande qui inquiète les états européens : les produits allemands inondent les marchés français et britanniques.

Les questions nationales

A la veille du conflit, l'Europe est en proie aux problèmes des nationalités et des revendications de territoires. Ces difficultés concernent surtout le centre du continent :
- L'Alsace-Lorraine, perdue à la suite de la défaite française de 1870-1871 est intégrée à l'empire allemand. Les Français souhaitent la reprendre et vivent dans un esprit revanchard et germanophobe. Dans les écoles françaises, où allaient tous les enfants depuis les lois de Jules Ferry, on coloriait l'Alsace et la Lorraine en noir sur la carte de France — territoires qu'elle avait dû céder à l'Allemagne par le Traité de Francfort. Cette génération a donc été élevée avec le syndrome du membre amputé. En 1914, il n'y a que 1 % de déserteurs. Ils étaient 30 % en 1870. ;Les Balkans : Les pays des Balkans, libérés de l'Empire ottoman, sont l'objet de rivalités entre les grandes puissances européennes. L'Empire ottoman qui s'émiette peu à peu (guerres balkaniques), ne possède plus en Europe, à la veille de la guerre, qu'Istanbul. Tous les jeunes pays issus de sa décomposition (Grèce, Bulgarie, Roumanie, Serbie, Monténégro, Albanie) s'affrontent. La Serbie veut obtenir un débouché maritime et soutient les revendications des Slaves des Balkans. Elle est alliée à l'empire russe. De plus, les deux ennemis séculaires de l'Empire ottoman poursuivent leur politique traditionnelle. L'Autriche-Hongrie désire continuer son expansion dans la vallée du Danube, jusqu'à la mer Noire. La Russie, elle, est liée historiquement et culturellement aux Slaves des Balkans, de confession orthodoxe, et leur a déjà souvent prêté son appui dans le passé. Elle dispose donc d'alliés naturels dans sa politique de conquête d'un accès à une mer chaude (Mer Méditerranée). Cette politique passe par le contrôle des Détroits. Évidemment, ces deux politiques entre une puissance catholique et une puissance orthodoxe provoquent des affrontements (les deux empires possèdent d'ailleurs un aigle bicéphale comme emblème). ; Les ambitions italiennes : L'Italie veut prendre des territoires au voisin autrichien, s'étendre en Dalmatie et contrôler la mer Adriatique. ; Les empires multinationaux : Les empires d'Autriche-Hongrie, de Russie et d'Allemagne regroupent différents peuples qui revendiquent plus d'autonomie ou une reconnaissance politique. Ainsi, les Polonais sont privés d'état souverain et se trouvent partagés entre l'Allemagne, la Russie et l'empire d'Autriche-Hongrie.

Système d'alliances et course aux armements

De vastes systèmes d'alliances se créèrent : la France, le Royaume-Uni et la Russie d'un côté (cette alliance se nomme la Triple-Entente), l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie, ennemi de la Russie et de la Serbie (la Triple-Alliance ou Triplice). Dans les deux camps, la course aux armements s'accélère et on assiste à une surenchère dans la préparation de la guerre. Les dépenses consacrées aux armées s'envolent. Le matériel est modernisé et la durée du service militaire allongée dans plusieurs pays.

L'engrenage infernal

L'événement déclencheur fut le double assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par Gabriel Princip. L'Autriche-Hongrie suspectant, dans l'ombre de ce nationaliste, des organisations secrètes ayant leurs bases arrières en Serbie, elle exigea de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposa la Serbie pour des raisons de souveraineté. L'Autriche posa alors un ultimatum le 28 juillet à la Serbie. La Serbie ne céda pas. L'attaque de la Serbie par l'Autriche déclencha les dispositions prévues par les alliances : le 30, les Russes mobilisent leurs troupes et se préparent à entrer en guerre pour aider leurs alliés serbes, le les Allemands vinrent à leur tour prêter main-forte aux Autrichiens en déclarant la guerre à la Russie, puis le 3 à la France. Le 4, le Royaume-Uni déclara la guerre à l'Allemagne, dès l'invasion par celle-ci de la Belgique neutre.

Chronologie


- 25 juillet : L'Autriche-Hongrie adresse un ultimatum à la Serbie dans lequel elle exige de pouvoir mener une enquête sur place, ce à quoi s'opposera la Serbie pour des raisons de souveraineté. Le temps laissé à la Serbie pour répondre à cet ultimatum est de 48 heures.
- 28 juillet : L'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie
- 31 juillet : L'Allemagne adresse un ultimatum à la France lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Russie si cette dernière venait à prendre la défense de la Serbie et un autre à la Russie lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Serbie
- 1 août : L'Allemagne déclare la guerre à la Russie, suite à la réponse russe
- 2 août : L'Allemagne attaque militairement le Luxembourg neutre
- 2 août : L'Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique
- 3 août : La Belgique, neutre, rejette l'ultimatum allemand
- 3 août : L'Allemagne déclare la guerre à la France qui avait répondu que « la France agirait conformément à ses intérêts »
- 4 août : L'Allemagne attaque militairement la Belgique neutre
- 4 août : Le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l'Allemagne lui demandant de retirer ses troupes de Belgique. Le Gouvernement de Londres ne recevra aucune réponse.
- le 4 août 1914, au soir, l'Allemagne est en guerre contre
  - la Russie (1/8)
  - le Luxembourg (2/8)
  - la France (3/8)
  - la Belgique
  - le Royaume-Uni (4/8) Cela pour soutenir un allié, l'Autriche-Hongrie, qui n'est en guerre contre aucun de ces pays. L'Autriche-Hongrie, elle, est officiellement en guerre contre un pays, la Serbie, qui n'est pas en guerre avec l'Allemagne. L'Autriche-Hongrie et la Russie n'entreront en guerre que le 6 Août 1914 (Déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Russie du 6 août 1914). La situation ainsi exposée montre que ce n'est pas le fonctionnement des alliances qui permet de donner une explication au déclenchement du premier conflit mondial. En effet, les gouvernements de bon nombre de pays n'ont même pas eu à se poser la question de savoir s'ils allaient, oui ou non, faire fonctionner leurs alliances (la Russie et la France se sont trouvés dans ce cas). En outre, l'existence des alliances avaient été un frein au déclenchement d'un conflit lors des crises précédentes (crises marocaines, guerres balkaniques, annexion de la Bosnie, etc.). Si ce frein n'a pas fonctionné en juillet 1914, c'est que les Empereurs, les Gouvernements et les Etats-Majors de l'Allemagne et de l'Autriche-Hongrie ont tout fait pour que le conflit éclate. La guerre, une fois commencée, mettra quatorze mois à atteindre la Serbie, c'est-à-dire le point où, "officiellement", elle aurait dû commencer. Mais, il faut bien se rendre compte que l'atmosphère politique internationale au début du XXè siècle était extrêmement chargée; les vélléités belliqueuses des uns et des autres s'affichaient ouvertement. Le nationalisme exacerbé qui régnait dans tous les pays européens a ainsi joué un rôle. En France, les sentiments revanchards à propos de l'Alsace-Lorraine excitaient la haine à l'égard de l' "Allemand" (les dessins de Hansi en sont une illustration), tandis que Poincaré était entouré de fervents bellicistes. De l'autre côté du Rhin, le plan Schlieffen préconisait que l'Allemagne frappât la première. Ainsi, tous les pays étaient prêts à la guerre, la doctrine militaire de l'époque basée sur la course aux armements n'avait alors qu'une issue : le conflit armé. Une étincelle suffisait à mettre le feu à l'Europe. Cette étincelle, c'est donc un groupe de moins de 10 personnes (Empereurs, Chancelier, Ministres de la Guerre et Ministres des Affaires Etrangères, chefs d'Etat-Major) qui, en juillet 1914 à Berlin et à Vienne, l'a provoquée. Cette responsabilité de Guillaume II de Hohenzollern et François-Joseph de Habsbourg-Lorraine - puisque ni l'Allemagne, ni l'Autriche-Hongrie n'étaient des démocraties parlementaires en 1914- est admise aujourd'hui par la très grande majorité des historiens. En 1919, les Alliés ne pouvaient se satisfaire de la responsabilité pénale de deux individus- l'Empereur d'Allemagne et l'Empereur d'Autriche-Hongrie- pour obtenir réparation des dommages subis dans les territoires occupés pendant 4 ans : ils étendirent donc cette responsabilité à l'ensemble des peuples des ex-Empires centraux, seuls ensembles capables de faire face à pareille dette. Ces peuples considéreront cette extension de responsabilités comme un "Diktat" Pourtant, en France et dans d'autres pays européens, certains s'opposent à la guerre comme Jean Jaurès. Son assassinat le 31 juillet ne viendra qu'ajouter plus de confusion au climat délétère à l'aube de la guerre. Quant à l'Italie, partant du principe que l'alliance qu'elle avait signée avec l'Allemagne et avec l'Autriche-Hongrie était une alliance défensive, elle ne s'engagea pas dans le conflit parce qu'elle fit le constat que l'Autriche-Hongrie qui était l'agresseur de la Serbie et que, dès lors, elle n'avait pas à soutenir les querelles de son allié.

Forces en présence

Parmi les principaux pays européens, seule l'Italie resta neutre (ce pays n'entrera en guerre aux côtés de l'Entente qu'à partir de 1915). Les deux camps étaient équilibrés : l'Alliance et l'Entente possèdent des effectifs pratiquement identiques.

Front occidental

Les armées en place

Au début des hostilités, le Corps Expéditionnaire Anglais est encore très faible et ne jouera qu'un rôle mineur dans le déroulement des opération en 1914, nous parlerons donc surtout des armées allemandes et françaises. Les effectifs des deux armées sont comparables. La France, malgré une population d'environ 39 millions d'habitants, peut disposer immédiatement de près de 800 000 soldats d'active depuis l'adoption de la loi qui fixe la durée du service militaire à trois ans. La mobilisation qui sera terminée vers le 15 août complètera les effectifs. (chiffre à venir) L'Allemagne est bien plus peuplée (près de 80 millions d'habitant) mais elle doit conserver une partie de ses forces pour le front de l'est. L'organisation des effectifs en divisions, armées, et corps d'armée est pratiquement la même dans les deux camps. La dotation et la répartition en matériel et en armes sont pratiquement identiques. Bien que le canon de 75 ait largement surclassé le canon allemand de 77 équivalent, les troupes allemandes sont pourvues d'artillerie lourde que ne possèdent pas les Français. Les troupes françaises en feront la cruelle expérience pendant les premières années de la guerre, le retard ne sera comblé qu'à partir de 1916. La dotation en mitrailleuses est pratiquement identique mais elle est mieux utilisée par les allemands. Bien que l'Allemagne ait fait de gros efforts pour combler son retard sur l'aviation française, elle n'est pas encore arrivée au même niveau. Sur le front de l'ouest, ce sont en fait les deux meilleures armées du monde qui vont s'affronter. Pour la première fois de l'histoire, les pays en guerre vont mobiliser toutes leurs ressources humaines dans la conduite d'un conflit total.

Guerre de mouvement : les batailles des frontières

En 1914, les Européens pensaient que la guerre serait courte. On disait aux soldats partis en août qu'ils seraient revenus pour les vendanges, les soldats partaient « la fleur au fusil ». Cette guerre de mouvement, que les deux armées préconisent, va vite se révèler inadaptée et particulièrement meurtrière compte tenu des moyens de destruction dont disposent les belligérants. Les premiers engagements ont lieu près des frontières et se terminent à chaque fois à l'avantage des troupes allemandes. La stratégie mise en œuvre par le Plan Schlieffen semble efficace. Les armées de Guillaume II passent par la Belgique et les Ardennes. La bataille de Charleroi se conclut par une défaite des armées Françaises qui les oblige à se replier. La retraite en bon ordre des armées françaises, très bien orchestrée par Joffre, commandant en chef des forces françaises, cesse lors de la bataille de la Marne au cours de laquelle les Français reprennent l'offensive et stoppent définitivement l'avance allemande (6-7 septembre 1914). Après la défaite de la Marne, les troupes allemandes reculent et se fortifient en creusant les premières tranchées. En même temps, les deux armées tentent de se déborder mutuellement sur leur flanc ouest en engageant ce qu'on a appelé improprement la "course à la mer". Les troupes qui combattent à pied depuis maintenant plusieurs mois, sont épuisées, manquent de munitions et n'aspirent qu'à s'arrêter et consolider les positions si chèrement acquises. Vers la fin du mois de novembre 1914 le front est pratiquement stabilsé pour plusieurs années sur une ligne continue de tranchées d'environ 750 kilomètres de la Mer du Nord aux Vosges. Jusqu'en 1918, le front occidental reste pratiquement figé malgré les offensives coûteuses en hommes et en matériel. Le bilan de ces premiers mois de guerre est catastrophique : les pertes engendrées par ces attaques en rase campagne devant l'artillerie et les mitrailleuses sont énormes surtout du côté Français qui comptent plus d'un million de soldats hors de combat (blessés, tués, disparus ou prisonniers) rien que pour l'année 1914.

Guerre de position

Vosges

Les tranchées

Le premier conflit mondial est caractérisé par une ligne de front continue, fortifiée, qui ne sera jamais rompue par aucune des armées en présence avant 1918. Le front est constitué de plusieurs lignes de défenses creusées dans la terre, les tranchées, reliées entre elles par des boyaux d'accès. Les soldats vivent et meurent là, dans la boue, le corps envahi de vermine, en compagnie des rats et de l'odeur pestilentielle des cadavres en décomposition. Un no man's land rendu infranchissable par des réseaux denses de barbelés, battu par le feu des mitrailleuses sépare les deux premières lignes. Le danger est permanent, même en période de calme quand l'activité du front est faible, la mort survient n'importe quand : au cours d'une patrouille, d'une corvée, d'une relève, ou d'un bombardement d'artillerie qui s'abat sur la position sans raison particulière. L'observation aérienne par les avions et les ballons permet aux armées de connaître avec précision la configuration du terrain ennemi, si bien que les tirs d'artillerie ne tombent jamais au hasard, les obus pleuvent toujours, de jour comme de nuit, en faisant le maximum de dégâts. Les soldats ne se trouvent en sécurité qu'à une dizaine de kilomètres derrière les lignes quand ils sont hors de portée de l'artillerie lourde. On a souvent reproché aux chefs militaires du premier conflit mondial d'avoir conduit leurs troupes dans cette guerre de tranchée aussi coûteuse en vies humaines qu'inutile. Pourtant, cette guerre de position n'est pas un choix stratégique, elle est due au fait que malheureusement, en ce début de l'ère industrielle, alors que les nations occidentales sont déjà capables de produire en masse, les progrès techniques ont surtout concerné le matériel de destruction plutôt que les moyens de s'en protéger. Les avancées techniques qui permettront à un blindé de déborder le front, à un avion d'emporter une charge de bombe suffisante pour influer sur le cours de la bataille ne sont pas encore réalisées, si bien qu'à la puissance de destruction considérable que représente ces armes modernes, on ne peut opposer que des fantassins vulnérables et faiblement armés.

Les offensives

Les offensives lancées en 1915 en Champagne et en Artois, puis en 1916 à Verdun et dans la Somme, enfin en 1917 le Chemin des Dames se heurteront à des défenses infranchissables et les pertes seront toujours hors de proportion avec les gains de terrain réalisés.

Les réactions des États

Pour vaincre l'adversaire, chaque alliance cherche de nouveaux alliés : l'Italie change de camp en 1915 et se bat désormais du côté de l'Entente. La même année, l'Empire ottoman se rallie aux empires centraux. La guerre devient progressivement mondiale Face à la durée de la guerre, les États en guerre doivent mobiliser la main d'œuvre féminine pour pallier l'absence des hommes partis au front. Les pays de l'Entente font aussi appel aux ressources humaines et matérielles de leurs empires coloniaux. Les enfants, les vieillards et les étrangers sont aussi embauchés et contribuent à l'effort de guerre. La vie des civils devient de plus en plus difficile à cause des pénuries, de l'inflation et des réquisitions dans les zones occupées. Pour galvaniser les populations restées à l'arrière, les États utilisent la propagande et la censure de la presse et du courrier des soldats. Le bourrage de crâne touche aussi l'enseignement. Les rumeurs xénophobes circulent rapidement : on raconte que les Allemands coupent les mains des enfants. Inversement, pour justifier l'agression contre la Belgique, on raconte en Allemagne que les civils belges s'amusent à crever les yeux des Allemands blessés. Les gouvernements doivent financer les dépenses d'armement en ayant recours à la planche à billets mais aussi à l'emprunt. Les impôts augmentent et on s'oriente vers le dirigisme économique. Devant les commandes d'État, certains industriels s'enrichissent tels Walther Rathenau ou Louis Renault.

Front oriental

La stratégie allemande de guerre de mouvement qui avait échoué en France fonctionna à merveille contre la Russie. Les armées russes étaient énormes et la France comptait beaucoup dessus pour diviser l'armée allemande. Mais ce nombre impressionnant de soldats (8 millions en 1914) masquait le fait qu'il ne s'agissait le plus souvent que de paysans sans aucune formation militaire, mal armés et mal équipés. Le commandement russe se révéla lui-même médiocre. Les deux armées s'affrontèrent à Tannenberg (en Prusse orientale) du 26 au 30 août 1914 puis aux lacs Mazure du 6 au 15 septembre 1914. Dans les deux cas, les Russes subirent une cinglante défaite et furent obligés de se replier. Hindenburg, le commandant allemand de cette campagne, fut envoyé sur le front ouest pour appliquer les même méthodes. Il échoua car le front s'était déjà stabilisé et les Français étaient préparés (mines, barbelés, tranchées). Il ne put empêcher la guerre d'usure.

Autres fronts

Les deux camps tentèrent des manœuvres de diversion ou de contournement, mais aucune n'eut autant d'importance que ces deux fronts principaux :
- les Alliés déclenchèrent la bataille des Dardanelles en 1915. Le contrôle des Détroits aurait permis à la France et à l'Angleterre de ravitailler la Russie et d'encercler les Empires centraux. Cette idée, défendue notamment par Winston Churchill, déboucha sur un débarquement à Gallipoli mais les Alliés ne parvinrent pas à pénétrer par surprise dans l'Empire ottoman, et échouèrent dans leurs offensives successives. L'opération fut un échec, le corps expéditionnaire constitua l'armée d'Orient, stationnée ensuite au camp de Salonique. Cette armée soutiendra ensuite les Serbes et participera à l'effondrement de l'empire austro-hongrois en 1918.
- Colonel Lawrence dit Lawrence d'Arabie : les Anglais fomentèrent le soulèvement des tribus arabes pour gêner les Ottomans.
- Le ministre des Affaires étrangères anglais, Lord Arthur Balfour promit l'établissement d'un état juif en Palestine pour obtenir la méthode de fabrication de l'acétone et motiver les Juifs étasuniens à soutenir l'entrée en guerre des États-Unis. La même année, les Anglais attaquèrent la Palestine (dont ils garderont le contrôle jusqu'en 1947). De nombreux Juifs s'y installèrent après les épreuves de la Seconde Guerre mondiale.
- La première bataille de l'Atlantique : elle fut mise en œuvre par les sous-marins allemands, les U-Boots qui tentèrent d'imposer un blocus complet à l'Angleterre et à la France, notamment pour intercepter le soutien de leurs colonies et rompre les routes d'approvisionnement entre l'Amérique (bœuf argentin, matériel américain) et l'Europe. Cette guerre maritime ne plut pas aux Américains. Le torpillage du Lusitania qui avait à son bord cent vingt-trois Américains provoqua une vive émotion aux États-Unis, qui se préparèrent à entrer en guerre aux côtés des Alliés.

1917, le tournant de la guerre

torpillage du Lusitania
- Lassitude Sur tous les fronts, les soldats sont épuisés par les attaques inutiles et les conditions de vie difficiles. Dans les rangs français, allemands et italiens, des mutineries éclatent au printemps 1917. À l'arrière, les pénuries et les cadences de travail provoquent des troubles et des grèves. Les socialistes français quittent le gouvernement et rompent l'union sacrée. Dans le Reich allemand, pour faire face à la crise politique et sociale, l'état-major prend le pouvoir.
- Stratégie allemande Pour répondre au blocus naval britannique, les sous-marins allemands détruisent tout navire transitant dans un port ennemi. Cette guerre navale frappe les navires de commerce américains. En mars 1917, l’état major impérial allemand prit la décision stratégique de reculer le front plus au nord, sur la ligne dite « Hindenburg », et fit évacuer toutes ses armées des positions occupées depuis 1914 dans le secteur de l’Aisne. Ils dynamitèrent systématiquement les édifices emblématiques des villes et villages auparavant occupés. Ainsi disparurent notamment les forteresses de Ham (Somme), située non loin de là, et de Coucy (27 mars 1917).
- Entrée en guerre des États-Unis Les États-Unis étaient restés neutres jusque là, mais apportaient un apport matériel et financier aux pays de l'Entente dès 1914. Le 7 mai 1915, le torpillage du paquebot britannique Lusitania avait provoqué la mort de 128 ressortissants américains. En avril 1917, face à la guerre sous-marine à outrance, le congrès américain décide l'entrée en guerre contre les empires centraux. Cette décision compense la défection russe. Le président Woodrow Wilson fixe dès janvier 1918 ses objectifs de paix. Plusieurs pays d'Amérique latine s'engagent aussi dans le conflit aux côtés de l'Entente.
- Retrait russe Plus tard les deux révolutions russes de mars et d'octobre 1917 permirent aux Allemands des avancées considérables en Russie. Les Bolcheviks signèrent un armistice avec les Empires Centraux dès le mois de décembre, puis la paix de Brest-Litovsk (négociée par Léon Trotsky) en mars 1918. Pour obtenir cette paix séparée, ils consentirent à d'énormes sacrifices, dont un train d'or (le contenu de celui-ci fut confisqué à l'Allemagne par le traité de Versailles). L'Allemagne occupa de plus la Pologne, l'Ukraine, la Finlande, les Pays baltes et une partie de la Biélorussie. Les Allemands profitèrent aussi de cette défection pour envoyer d'importants renforts sur le front ouest et tenter d'obtenir une victoire rapide avant l'arrivée effective des Américains. C'est le retour de la guerre de mouvement.

1918, la fin de la guerre

En janvier 1918, alors que la première guerre mondiale n'est pas terminée, le président américain Woodrow Wilson adresse un message au congrès américain, qui doit garantir la paix. Ce discours des 14 points (« The world must be made safe for democracy ») réclame notamment la création d'une « League of Nations » (SDN)). Les autres points serviront de base au traité de Versailles de 1919. Wilson demande :
- la fin de la diplomatie secrète,
- la liberté de navigation et de commerce,
- la réduction des armements,
- le règlement des rivalités coloniales,
- l'évacuation de la Russie,
- l'évacuation de la Belgique,
- la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France,
- la rectification des frontières italiennes,
- l'autonomie des peuples d'Autriche-Hongrie,
- l'évacuation de la Roumanie, de la Serbie et du Monténégro,
- l'autonomie des peuples non turcs de l'empire ottoman (après le génocide des Arméniens),
- la refondation d'une Pologne indépendante,
- la création d'une association des nations. Les principes wilsoniens peuvent être résumés en trois mots : autodétermination des peuples, liberté et paix. Renforcés par les troupes venant du front est, et souhaitant forcer la décision avant l'arrivée des troupes américaines, les Allemands mettent toutes leurs forces dans d'ultimes offensives à l'ouest, à partir de mars 1918, sur la Somme, en Flandre, au Chemin des Dames et en Champagne (l'Offensive Michael). Mais mal nourries, mal relevées et épuisées, les troupes allemandes ne peuvent résister aux armées alliées maintenant coordonnées par le général Foch. Ces dernières sont renforcées chaque jour davantage par le matériel et les soldats américains, les premiers chars (Char Renault FT-17) et par une supériorité sous-marine et aérienne. Après une révolution ouvrière à Berlin, le gouvernement de la nouvelle République allemande signe l'armistice de Rethondes le 11 novembre 1918 dans le wagon de l'armistice.

Le bilan catastrophique d'une Europe et d'un monde bouleversés

Pertes humaines et matérielles : 8 millions de morts, 6 millions d'invalides. La France a été le pays le plus touché, proportionnellement : 1,4 million de tués et de disparus, soit 10% de la population active masculine. Cette saignée s'accompagne d'un déficit des naissances. La stagnation démographique française se prolonge, avec un vieillissement de la population qui ne continue de croître qu'avec le recours à l'immigration. Cette dernière participe à la reconstruction d'un pays dont le nord est en ruines : maisons, ponts, routes, usines… Perte de prestige des Européens dans les colonies et dans le monde : la guerre a été mondiale, elle s'est étendue en Afrique où les franco-britanniques se sont emparés des colonies allemandes, en Extrême-Orient où les Japonais ont fait de même dans les îles Mariannes et en Nouvelle-Guinée. Les colonies ont fourni des vivres, des matières premières, « tirailleurs sénégalais » et « zouaves marocains », souvent engagés dans les combats de première ligne, comme en témoignent les cimetières militaires de l'Ourcq. Au lendemain de la guerre, les peuples colonisés ne croient plus à ce qu'on leur inculquait – la supériorité naturelle de la métropole – et réclament une amélioration de leur sort. À ce premier déclin de l'influence européenne dans les colonies s'ajoute l'expansion des États-Unis, les plus grands bénéficiaires de la guerre, et du Japon, dont les capitaux se placent désormais à Londres et à Paris. maroc Bouleversements sociaux : les clivages sociaux s'accentuent avec l'enrichissement des « marchands de canons » et l'appauvrissement des petits rentiers, des retraités et des salariés touchés par l'inflation. Les femmes ont acquis une place nouvelle dans la société, en s'étant rendues indispensables pendant toute la guerre, dans les champs, dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles (pour compenser la perte de très nombreux instituteurs)… Le féminisme progresse, la mode évolue (la « garçonne » en cheveux courts), le droit de vote est accordé en Grande-Bretagne, en Allemagne, aux États-Unis, en Russie, mais pas en France. L'apparente victoire de la démocratie… Quatre empires autoritaires se sont écroulés, ce qui transforme profondément la carte de l'Europe, redessinée par les traités de paix de 1919 : l'empire du tsar - devenu la Russie communiste -, l'empire ottoman réduit à l'actuelle Turquie, l'empire austro-hongrois démantelé - avec la naissance d'une minuscule Autriche et d'une Hongrie, d'une Tchécoslovaquie, d'une Yougoslavie indépendantes -, enfin le Reich allemand, que le traité de Versailles diminue sur le plan territorial, coupe en deux par le « couloir de Dantzig », démilitarise, confisque les colonies, surveille, condamne à de lourdes réparations et rend seul responsable du conflit. L'Allemagne, rendue responsable de la guerre par ce traité, est contrainte de verser des réparations, dont le montant n'est fixé qu'en 1921 et qui s'élève à 132 milliards de marks-or, à verser en trente annuités. Tous ces États adoptent des régimes parlementaires, mais la démocratie ne résiste pas à l'installation rapide de régimes autoritaires dans toute l'Europe centrale et orientale (à l'exception de la Tchécoslovaquie), ainsi qu'en Russie communiste. En Allemagne, elle est contestée à la fois par l'extrême gauche communiste et par l'extrême droite, dont le parti national-socialiste de l'ancien combattant Adolf Hitler, qui tente de prendre le pouvoir en Bavière par un putsch, en 1923. En prison, il rédige Mein Kampf, dans lequel il promet le rejet du traité de Versailles, la naissance d'un nouveau Reich pourvu d'un « espace vital » à l'est et débarrassé des « races inférieures », à commencer par les Juifs, les Slaves, les Tziganes, les homosexuels et les handicapés. Finalement, la pire des conséquences de la Première Guerre mondiale fut tout simplement la Seconde Guerre mondiale.

Batailles importantes


- Bataille de la Marne
- Bataille de la Somme
- Front de l'Yser
- Bataille de Verdun
- Bataille de la crête de Vimy
- Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin

Personnages clés

Bataille du Vieil Armand Haut-Rhin

Nouvelles armes et nouvelles tactiques

Cette guerre a été l'occasion pour l'industrie de l'armement de lancer de nouveaux matériaux qui aident à la maturation des techniques et des méthodes.

Aviation


- Reconnaissance aérienne.
- Bombardement et mitraillage de position.
- Combat aérien.

Blindé automobile


- Attaque de position avec blindés, couvrant les fantassins.
- Construction des premiers chars d'assaut (Renault, Schneider)

Armes chimiques

Armes chimiques, 1917]]
- Obus et bombes contenant des gaz toxiques.
- Des gaz très volatils sont lachés, le phosgène, le moutarde... Certains étaient quasi indétectables et n'agissaient que 3 jours après inhalation... Il était ainsi impossible de savoir si l'on est contaminé ou pas...

Le front intérieur


- Les hommes étant mobilisés au front, les femmes les ont remplacés aux champs, dans les usines, les écoles. Cela a joué un rôle dans l'émancipation féminine, les femmes obtiennent d'ailleurs le droit de vote à la fin de la guerre, dans de nombreux pays d'Europe (pas en France...)
- Les emprunts de guerre : en France, des campagnes de collecte d'or sont menées auprès des civils, pour financer la guerre. Mais la principale source de financement est située aux États-Unis, soit en numéraire, soit par l'achat à crédit de matériel. Les nations d'Europe s'endettent considérablement.
- En France, tout les partis politiques s'allient dans L'Union Sacrée, pour faire face à la guerre.
- Les industries et les chercheurs sont mobilisés (voir nouvelles armes).
- Pour soutenir le moral des combattants, des « marraines » écrivent aux célibataires.

Conséquences humaines

Union Sacrée] :
- L’Empire britannique inclut le Canada, l’Australie, et l’Inde.

  - Terre-Neuve ne faisait pas partie du Canada à cette époque.

Voir aussi

Articles connexes


- Accords de Sykes-Picot
- Chronologie du conflit
- Cimetières militaires de la Première Guerre mondiale
- Gueules cassées
- Films sur la Première Guerre mondiale
- Luftwaffe (Aviation militaire allemande) (bien que l'armée de l'air allemande s'appelle la Luftstreitkräfte à cette époque-là, l'article contient une section qui s'occupe de l'aviation militaire allemande pendant la Première Guerre mondiale)
- Traité de Versailles
- camps de concentration allemands 14-18

Bibliographie

Ouvrages tous publics


- Les Croix de bois de Roland Dorgelès, adapté au cinéma en 1932 par Raymond Bernard ;
- La Main coupée de Blaise Cendrars ;
- Le Feu d'Henri Barbusse ;
- À l'Ouest, rien de nouveau (Im Westen nichts neues) d'Erich Maria Remarque, 1928, adapté au cinéma en 1930 par Lewis Milestone (All Quiet on the Western Front).
- Paroles de poilus est un recueil de lettres envoyées par des soldats à leur famille compilé par Jean-Pierre Guéno, Yves Laplume et Jérôme Pecnard en 1998, éd. Tallandier et Biblio.
- Orages d'Acier de Ernst Jünger, récits d'un jeune officier allemand sur la guerre et les combats dans les tranchées.
- Les champs d'honneur de Jean Rouaud ; éd. Les éditions de minuit.
- Un long dimanche de fiançailles de Sébastien Japrisot ; Folio éd. Gallimard, roman français éd. Denoël prix Interallié 1991, adapté au cinéma en 2004 par Jean-Pierre Jeunet (fiche du film) ;
- Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier, 1914-1918; éd La Découverte. Le journal d'un poilu ayant connu les principales batailles du conflit.
- Récits des tranchées est un recueil de récits de poilus ; éd. Les 3 Orangers.
- Paroles de poilus Lettre et carnets du front 1914-1918 sont des lettres écritent par des poilus ; éd. Librio
-
Le Gachis des Généraux, Pierre Miquel, Éditeur : Pocket, 2003, ISBN 2266124382
-
Les Poilus, Pierre Miquel

Historiographie


- Audoin-Rouzeau (Stéphane), Becker (Jean-Jacques), dirs.:
Encyclopédie de la Grande Guerre 1914-1918, Paris, Bayard, 2004, ISBN: 2.227.13945.5.

Liens externes


- [http://perso.wanadoo.fr/chtimiste/ Le détails du parcours de tous les régiments français de la grande guerre]
- [http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr Base de données de documents de l'armée française]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index2.htm Ernest Gabard, Carnet de guerre - 1915-1916]
- [http://crdp.ac-bordeaux.fr/cddp64/Gabard/index.htm Les monuments aux morts d'Ernest Gabard dans le sud-ouest de la France]
- [http://www.atlas-historique.net/1815-1914/cartes/Europe1914.html Cartes des alliances en 1914]
- [http://www.musee-mccord.qc.ca/fr/clefs/circuits/GE_P3_1_FR.html Circuit thématique : Recherchés! 500 000 Canadiens pour la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/sites_activites/chemin_dames/index.php Le Chemin des Dames : un parcours pour la mémoire de la Grande Guerre]
- [http://www.evasion-aisne.com/visites_virtuelles/fr/caverne_dragon.php La Caverne du Dragon, un musée qui évoque le quotidien des poilus.]
- [http://www.freewebs.com/omorika3/Le%20epope/index.htm Henry Barby : L'Épopée Serbe (L'agonie d'un peuple, Paris 1916)]
-
ja:第一次世界大戦 ko:제1차 세계 대전 ms:Perang Dunia I simple:World War I th:สงครามโลกครั้งที่หนึ่ง


Arsène Lupin

Arsène Lupin est un personnage imaginaire français créé par Maurice Leblanc au début du , à la profession particulière : gentleman-cambrioleur.

Biographie

Arsène, Raoul Lupin est né à Blois en 1874, fils d’Henriette d’Andrésy et Théophraste Lupin. Outre des études de droit, de médecine et une spécialisation dermatologique, il fait aussi des études classiques de latin et grec. Il a également étudié la prestidigitation. Son père, professeur de boxe, d’escrime et de gymnastique, l’a initié aux sports de combat et son premier métier sera professeur de Jiu-Jitsu. Ce Robin des Bois moderne, ou comme dit Sartre, « Cyrano de la pègre », met son intelligence, sa force physique, son sang-froid et sa roublardise au secours de « l’innocence persécutée ». C’est également un homme élégant et séducteur, très apprécié des femmes et qui suit même (en 1910 !) un régime végétarien. Il sait aussi se montrer d’une ironie sans égale à l’égard des forces de l’ordre et de ses rivaux, sans oublier ce côté enfantin (il incarne l’impuissance de la raison face au néant du sens) qui lui a sans doute assuré son succès auprès de nombreux lecteurs. Il fait montre de ses talents dans de nombreuses aventures qui se suivent chronologiquement et ont pour cadre la France de la Belle Époque. Aucune énigme ne résiste à la perspicacité du héros, même si personne n’a réussi à résoudre celle-ci depuis la chute des Rois de France, comme dans L’Aiguille creuse. Outre la série des romans et recueils de nouvelles originales de Maurice Leblanc, il a également été souvent représenté au cinéma mais également à la télévision dans des séries. Sa répulsion à tuer et son respect des femmes le rendent fort sympathique pour un large public jusqu'à aujourd'hui: il restitue certains bijoux volés à de jolie femmes pour peu qu'un sourire l'ait ému. Charmeur, il n'hésite pas à confier avoir été rejeté parfois pour des rivaux moins valables : il n'est pas un séducteur infaillible, ce qui lui donne une dimension plus humaine que nombre d'autres héros de littérature.

Littérature

Romans, nouvelles et pièces de théâtre de Maurice Leblanc concernant Arsène Lupin:
- 1907 : Arsène Lupin gentleman cambrioleur (recueil de 9 nouvelles)
- 1908 : Arsène Lupin contre Herlock Sholmès
- 1909 : L'Aiguille creuse
- 1909 : Arsène Lupin, pièce de théâtre en 4 actes écrite en collaboration avec Francis de Croisset.
- 1910 : 813
  - Publié en 2 volumes en 1917 : 813 ou « La Double Vie d’Arsène Lupin » et « Les Trois Crimes d’Arsène Lupin »
- 1911-1913 : Les confidences d'Arsène Lupin (recueil de 9 nouvelles)
- 1911 : Une aventure d'Arsène Lupin, pièce de théâtre en un acte.
- 1912 : Le Bouchon de cristal
- 1915 : L'Éclat d'obus
- 1917 : Le Triangle d'or
- 1919 : L’Île aux trente cercueils
- 1920 : Les Dents du tigre
- 1920 : Le retour d'Arsène Lupin, pièce de théâtre en un acte.
- 1923 : Les Huit Coups de l'horloge (recueil de 8 nouvelles)
- 1924 : La Comtesse de Cagliostro
- 1927 : La Demoiselle aux yeux verts
- 1927 : L'homme à la peau de bique (nouvelle)
- 1928 : L'Agence Barnett et Cie (recueil de 8 nouvelles)
- 1928 : La Demeure mystérieuse
- 1930 : La Barre y va
- 1930 : Le cabochon d'émeraude (nouvelle)
- 1932 : La Femme aux deux sourires
- 1934 : Victor, de la Brigade mondaine
- 1935 : La Cagliostro se venge
- 1941 : Les Milliards d’Arsène Lupin (posthume et inachevé)

Romans et nouvelles par d’autres auteurs


- Par Boileau-Narcejac
  - Le Secret d’Eunerville (roman, paru initialement en feuilleton dans l’hebdomadaire Télé 7 Jours)
  - La Poudrière (roman)
  - Le Second Visage d’Arsène Lupin (roman)
  - La Justice d’Arsène Lupin (roman)
  - Le Serment d’Arsène Lupin (roman)
  - L’Affaire Oliveira (nouvelle par Thomas Narcejac)
- Par Valère Catogan (pseudonyme de Raymond Lindon)
  - Le Secret des rois de France ou la véritable identité d’Arsène Lupin (« essai romancé »)

Bande dessinée


- Manga de Monkey Punch (alias Kazuhiro Katô) : Lupin III
Lupin le troisième, descendant d’Arsène Lupin, qui par peur des problèmes de droits portera différents noms : Rupen III au Japon, The Wolf aux États-Unis (du latin « Lupus » !), Vidocq, Edgar de la cambriole ou encore Edgar détective-cambrioleur en France.
  - Première série de 129 chapitres de 1967 à 1972
  - Deuxième série (Shin Lupin III) de 1977 à 1981
- Manga de Takaguchi (scénario) et Shusay (dessin)
Ils ont repris la suite de Monkey Punch pour une troisième série depuis 1997

Liste des pseudonymes d’Arsène Lupin

Liste non exhaustive. Les années proviennent de La vie criminelle d’Arsène Lupin de 1864 à 19..., tentative de biographie rédigée par Francis Lacassin, publiée dans le tome 3 de l’intégrale Arsène Lupin, publié en 1986 en collection « Bouquins » aux éditions Robert Laffont. Seuls sont pris en compte les pseudonymes rapportés par Maurice Leblanc dans ses nouvelles, romans et pièces de théâtre.
- Raoul d’Andrésy, utilisé à partir de 1880 lorsque sa mère reprend son « nom de jeune fille » en même temps qu’elle se fait passer pour veuve
- Vicomte d’Andrésy, lors de son mariage avec Clarisse d’Étigues en 1894 (source : La Comtesse de Cagliostro)
- Maxime Bermond, architecte, de 1895 à 1905 (source : La Dame blonde, dans Arsène Lupin contre Herlock Sholmès)
- Horace Velmont, en 1898 puis en 1900 (nouvelle L’Anneau nuptial), 1903 (nouvelle Herlock Sholmès arrive trop tard) et 1924 (Les Milliards d’Arsène Lupin)
- Bernard d’Andrézy ou d’Andrésy, en 1899 (source : La Comtesse de Cagliostro)
- Jean Daspry, en 1899 (source : nouvelle Le Sept de cœur)
- Comte d’Andrésy en 1900 (source : nouvelle L’Arrestation d’Arsène Lupin)
- Désiré Baudru, en 1902 (source : nouvelle L’Évasion d’Arsène Lupin)
- Chevalier Floriani, en 1903 (source : nouvelle Le Collier de la Reine)
- Capitaine Janniot, en 1903 (source : nouvelle Le Signe de l’ombre)
- Guillaume Berlat, en 1903 (source : nouvelle Le Mystérieux Voyageur)
- Jacques, duc de Charmerace, en 1903-1904 (source : pièce de théâtre Arsène Lupin)
- Michel Beaumont, collectionneur, en 1904-1905 (source : Le Bouchon de cristal)
- M. Nicole, licencié ès-lettres, en 1904-1905 (source : Le Bouchon de cristal)
- Colonel Sparmiento, riche Brésilien, en 1904-1905 (source : nouvelle Édith au cou de cygne)
C’est en conclusion de cette nouvelle que Lupin se livre à l’une de ses plus célèbres facéties, décernant un « brevet de bonne conduite » à l’inspecteur Ganimard, commençant par cette phrase : « Je soussigné, Arsène Lupin, gentleman-cambrioleur, ex-colonel, ex-larbin, ex-cadavre, certifie que le nommé Ganimard a fait preuve, durant son séjour dans cet hôtel, des qualités les plus remarquables. (...) »
- Jacques d’Emboise, en 1905 (source : nouvelle Le' Mariage d’Arsène Lupin)
- Paul Daubreuil, en 1905 (source : nouvelle L’Écharpe de soie rouge)
- M. Lenormand, sous-chef puis chef de la Sûreté, de 1906 à 1912 (source : La Double Vie d’Arsène Lupin, dans 813)
- Étienne de Vaudreix, en 1907 (source : L’Aiguille creuse)
- Baron Anfredi, en 1908 (source : L’Aiguille creuse)
- Louis Valméras, en 1908 (source : L’Aiguille creuse)
- Baron Raoul de Limézy, en 1909 (source : La Demoiselle aux yeux verts)
- Prince Paul Sernine (anagramme d’Arsène Lupin) de 1910 à 1912 (source : nouvelle La Dame à la hache et 813)
- Prince Serge Rénine, identité alternative à Paul Sernine, en 1910 (source : Les Huits Coups de l’horloge)
- Don Luis Perenna (anagramme d’Arsène Lupin), Péruvien et Grand d’Espagne, de 1912 à 1919 (sources : Les Dents du Tigre, Le Triangle d’or, L’Île aux trente cercueils) puis en 1925 (source : La Femme aux deux sourires)
- Jim Barnett, détective privé, en 1920-1921 (source : La Demeure mystérieuse et L’Agence Barnett et Cie)
- Baron Jean d’Enneris, en 1921 (source : La Demeure mystérieuse)
- Raoul d’Avenac, « de vieille noblesse périgourdine », en 1923 (source : La Barre-y-va)
- M. Raoul, en 1925 (source : La Femme aux deux sourires)
- Victor Hautin, inspecteur de la Sûreté, en 1925-1926 (source : Victor, de la Brigade mondaine)
- « les quatre Raoul » en 1927, dans La Cagliostro se venge : Raoul de Limésy, Raoul d’Avenac, Raoul d’Enneris et Raoul d’Averny (seul le dernier étant utilisé tout au long du roman).

Cinéma

Films

Il y eut des films dès 1910 (cinéma muet) de toutes nationalités, français mais également américains, allemands, anglais, espagnols et japonais. Les films les plus connus sont :
- Arsène Lupin, 1932, États-Unis, de Jack Conway avec John Barrymore
- Arsène Lupin détective, 1937, France, de Henri Diamant Berger avec Jules Berry
- Le Retour d'Arsène Lupin, 1938, États-Unis, de George Fitzmaurice avec Melvyn Douglas
- Les Aventures d'Arsène Lupin, 1956, France, de Jacques Becker avec Robert Lamoureux
- Signé Arsène Lupin, 1959, France, de Yves Robert avec Robert Lamoureux
- Arsène Lupin contre Arsène Lupin, 1962, France, Édouard Molinaro avec Jean-Pierre Cassel et Jean-Claude Brialy
- Arsène Lupin, 2004 de Jean-Paul Salomé avec Romain Duris

Séries et films d’animation

Trois séries d’animations, six long métrages d’animations et plusieurs OAV ont été inspirés par le manga de Monkey Punch. Ces films racontent l’histoire de Lupin III qui est le petit-fils d’Arsène Lupin.

Télévision

Séries et feuilletons télévisés


- Arsène Lupin, série télévisée, (1971-1974)
- L’Île aux trente cercueils, feuilleton télévisé (1979)
- Arsène Lupin joue et perd, feuilleton télévisé, (1980), adapté du roman 813, auquel il est très fidèle
- Le Retour d'Arsène Lupin suivi des Nouveaux Exploits d’Arsène Lupin, série télévisée, (1989-1996)

Séries animées


- Le manga de Monkey Punch outre des longs métrages a donné lieu également à des séries télévisées. En France, on connaît 51 épisodes de la 2 série qui sont sortis sous le titre Edgar de la cambriole
  - Première série de 26 épisodes (1971-1972), Hayao Miyazaki, Isao Takahata (à qui l’on doit le Tombeau des lucioles) et Yasuo Ôtsuka en ont réalisé 15.
  - Deuxième série (Shin Lupin III) de 155 épisodes (1977-1980)
  - Troisième série (Lupin III part 3) de 50 épisodes (1984-1985)
  - À partir de 1989, il y a eu un téléfilm produit par an
- Les Exploits d’Arsène Lupin, série d’animation en 26 épisodes de 24 minutes (France-Animation, 1994)

Lien externe


- [http://www.coolfrenchcomics.com/arsenelupin.htm Liste de pastiches et films] (en anglais)
- [http://histoire.andresy.free.fr/ Histoire de la ville d'Andrésy]
- [http://www.lemercuredegaillon.net/gaillon27/memoires_t2extr.htm Un voyage hermétique autour des aventures d'Arsène Lupin] Lupin, Arsène Lupin, Arsène Lupin, Arsène Lupin, Arsène ja:アルセーヌ・リュパン ko:아르센 뤼팽

1914

Catégorie:1914 Cette page concerne l'année 1914 du calendrier grégorien.

Événements

Première Guerre mondiale

Début de la Première Guerre mondiale d'août 1914 à novembre 1918
- 28 juin : Assassinat à Sarajevo de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trone de l'Autriche-Hongrie et de sa femme Sophie par Gabriel Princip. C'est l'événement déclencheur de la Première Guerre mondiale.
- 15 juillet : Visite du président de la république française Raymond Poincaré et du président du conseil René Viviani en Russie. Retour en France le 29 juillet.
- 17 juillet : L'ultimatum autrichien à la Serbie est mis au point avec les Allemands.
- 23 juillet : L'ultimatum autrichien est lancé à la Serbie.
- 27 juillet : France : les syndicats organisent des manifestations contre la guerre.
- 28 juillet :
  - Déclaration de guerre de l'Autriche à la Serbie.
  - Le gouvernement serbe accepte partiellement l'ultimatum autrichien.
- 29 juillet : Le Bureau international socialiste se réunit à Bruxelles pour définir la position de la Deuxième Internationale face à la crise.
- 30 juillet :
  - Mobilisation générale en Russie.
  - Mobilisation générale en Autriche dans la nuit du 30 au 31.
- 31 juillet : Le dirigeant socialiste français Jean Jaurès, favorable à la paix, est assassiné.
- :
  - L'Allemagne déclare la guerre à la Russie.
  - Mobilisation générale en France et en Allemagne.
- 2 août : Ultimatum allemand à la Belgique, invasion de la Belgique et du Luxembourg.
- 3 août : L'Allemagne déclare la guerre à la France.
- 4 août :
  - L'Angleterre déclare la guerre à l'Allemagne.
  - Le président français Raymond Poincaré appelle à l'Union Sacrée
- 19 août :
  - Échec de la percée française en Lorraine (19-20 août).
  - Le président Woodrow Wilson proclame la neutralité des États-Unis dans le conflit.
- 21 août : La France perd la bataille des frontières (21-23 août).
- 26 août :
  - À Tannenberg, les Allemands stoppent les offensives russes (26-29 août).
  - L'Union Sacrée se concrétise en France, les socialistes entrent au gouvernement
- 29 août : Le gouvernement français quitte Paris menacée par l'avancée allemande et s'installe à Bordeaux.
- 4 septembre : L'armée allemande occupe Reims.
- 6 septembre : Première bataille de la Marne, les Français contiennent l'avancée allemande (6-9 septembre).
- 8 septembre : Victoire allemande des lacs Mazures, qui confirme Tannenberg.
- En octobre, « Course à la mer » entre les armées allemande, française et britannique (oct.-nov.).
- 2 novembre : La Serbie déclare la guerre à l'Empire ottoman qui rejoint les Allemands et les Autrichiens.
- 5 novembre : Les Britanniques annexent Chypre, qu'ils administraient jusque là sous souveraineté ottomane.
- Le Japon rejoint les alliés et prend la base allemande de Tsingtao en Chine.
- Les sous-marins allemands (U-Boote) font de grands ravages dans la flotte alliée.
- Une flotte allemande défait les Anglais à Coronel, puis est quasiment détruite aux Malouines.

Afrique

Amériques


- Le canal de Panama est terminé.
- 29 avril : Le naufrage de lEmpress of Ireland dans l'estuaire du fleuve Saint-Laurent fait 1012 morts.
- 6 décembre Pancho Villa et Emiliano Zapata entrent ensemble à Mexico au terme de quatre ans de luttes révolutionnaires

États-Unis


- Elijah Muhammad fonde la Nation de l'Islam (
Black Muslims) aux États-Unis.
- Le Tennessee interdit l'enseignement de la théorie de l'évolution de Charles Darwin ce qui conduit au procès du singe entre science et christianisme.

Asie & monde indien


- Gandhi part d'Afrique du Sud et rentre en Inde.

Europe


- Début du pontificat de Benoît XV (fin en 1922).
- Charles, un petit neveu de l'empereur François-Joseph Ier d'Autriche, devient premier dans le rang de succession, après l'assassinat à Sarajevo de l'archiduc François-Ferdinand d'Autriche.
- Septembre, signature du Home Rule par le roi d'Angleterre George V

Albanie


- Règne éphémère de Guillaume de Wied en Albanie.
- Début de l'occupation de l'Albanie par l'Italie (fin en 1919).

France


- 17 mars : À Paris, Henriette Caillaux assassine Gaston Calmette, le directeur du
Figaro, son époux Joseph Caillaux, ministre des Finances, démissionne.
- 26 avril : Victoire de la gauche aux élections législatives en France (26 avr-10 mai).
- 9 juin : Alexandre Ribot président du Conseil.
- 13 juin : René Viviani président du Conseil.
- 15 juillet : en France, vote de la loi de finances instaurant l'impôt sur le revenu, préparée par Joseph Caillaux

Suisse


- L’Exposition nationale ouvre ses portes à Berne.
- La Suisse décrète la mobilisation générale ().
- Ouverture du Parc national suisse.

Chronologies thématiques


- Aéronautique : 1914 en aéronautique.
- Chemins de fer : 1914 dans les chemins de fer.
- Sports : 1914 en sport.
- Arts & culture :
  - Edition populaire du
Rameau d'Or de Sir James Frazer, longue étude sur la magie et la religion.
  - La couturière Coco Chanel commence à produire ses vêtements à Paris.
  - Charles Chaplin met en place son personnage de Charlot dans une série de cours-métrages.
  - Projection du premier long métrage en couleurs
Le monde, la chair et le diable est présenté à Londres.
- Sciences & techniques :
  - 1 novembre : Première commercialisation de l'aspirine.
  - Le médecin viennois Sigmund Freud publie
Le malaise dans la civilisation.
  - Le physiologiste russe Ivan Petrovich Pavlov travaille sur les réflexes conditionnés.

Prix Nobel


- Prix Nobel de physique : Max von Laue
- Prix Nobel de chimie : Theodore William Richards
- Prix Nobel de physiologie ou médecine : Robert Bárány
- Prix Nobel de littérature :
non attribué
- Prix Nobel de la paix :
non attribué

Naissances en 1914


- 5 janvier : Nicolas de Staël, peintre français († 16 mars 1955)
- 18 janvier : Arno Schmidt, écrivain allemand
- 4 avril : Marguerite Duras, romancière française († 3 mars 1996)
- 8 avril : Maria Felix, actrice mexicaine
- 11 avril : Norman McLaren, réalisateur écossais de films d'animation († 1987)
- 8 mai : Romain Gary, écrivain français († 1980)
- 11 mai : Haroun Tazieff, géologue et volcanologue français († 1998)
- 9 juin :